Je ne sais pas si j’ai une maladie au sens où vous l’entender mais j’ai quand même envie d’en parler. C’est maladie que j’ai toujours du mal à accepter, ce n’est pas une maladie mortelle mais qui peut le devenir si on ne ses soigne pas suffisament vite. On parle presque toujours des maladies physique mais jamais des troubles psychiatriques. Cela fait maintenant 4 ans que je suis anorexique boulimique et que je me fais vomir à presque tout les repas ou alors que j’abuse des laxatifs. Au début je ne voulais pas admettre que j’avais un énorme problème avec la nouriture puisque depuis toute petite je suis difficile. Mais lorsque j’ai commencé à me faire vomir j’ai vu que ce n’étais pas normal. J’ai déjà été hospitalisée 4 fois dans des cliniques psychiatriques. C’est très long, en ce moment je suis hospitalisée depuis le mois d’avril et c’est très dur. Je commence seulement à comprendre que les problèmes alimentaire ne sont que l’arbre qui cache la forêt et que derrière il y a une grave dépression qui apparait dès que je lache mon symptome et qui me pousse à faire des betises (3 TS en 3 ans !). Souvent on pense que si on règle nos problèmes de bouffe on sera guérie mais c’est faux puisque le symptome nous protège de cette dépression que l’on refuse. Et pourtant il faut en passer par là pour guérir ! Cette maladie est horrible à vivre parce que l’on se sent coupable de se comporter ainsi. Depuis le début j’ai honte de se que je vis au quotidien, il m’a fallu plus d’un an pour en parler, pour briser mon tabou et encore je suis incapable de tout dire à ma psy. J’aurais aimé que l’on m’aide plus tôt, que l’on me laisse pas m’enfoncer dans ce cercle vicieux qui nous fait perdre la tête ! Ce qui m’a rassuré ça été de voir que je n’étais pas seule à me comporter ainsi. Les groupes de paroles sont aussi un soutien énorme. Je suis loin d’être guérie mais j’ai fait quelques progrès ! J’ai honte d’être ce que je suis et pourtant c’est une vrai maladie quoiqu’en dise certaine personne ! Pour toutes celles qui sont dans le même cas que moi et qui n’ont rien dit, faites le : une fois qu’on a commencé à en parler c’est plus facile à vivre. C’est du ourage qu’il faut surtout pour ne plus avoir peur de nous même ni des autres ! COURAGE à tous les malades. Anne