Coloration des cheveux : de plus en plus d’allergies
Les allergies aux colorants capillaires sont dues à un ingrédient qui est à ce jour incontournable : la paraphénylènediamine. Malgré les recherches dans ce domaine pour développer des molécules de remplacement, dénuées de risque allergique, cet ingrédient reste indispensable dans la composition des teintures capillaires. Celui-ci est le seul disponible actuellement qui permette d’obtenir une couleur uniforme ne s’éliminant pas au shampoing. Ces réactions allergiques sont actuellement en très forte progression. Cette hausse s’explique par le fait que depuis quelques années, le nombre d’utilisateurs de teintures capillaires s’est envolé en flèche. En France, plus d’un million de personnes seraient concernées par l’intolérance à ce produit !
Quels sont les symptômes ?
Lorsque la réaction est sévère, il n’y a pas à se poser de questions, un traitement d’urgence s’impose, voire une hospitalisation : réaction cutanée s’accompagnant d’un œdème muqueux. Dans les cas moins extrêmes, on observe l’apparition immédiate d’un eczéma sur le visage et le cuir chevelu, accentué au niveau de la frontière entre les cheveux et le front. Une telle réaction nécessite une consultation. Attention aux jeunes qui utilisent un traitement anti-acnéique à l’isotrétinoïne car ce traitement agit notamment en réduisant l’activité des glandes sébacées. Les teintures sont à éviter ou alors on choisit les plus naturelles.
Un effet de mode ?
Cette mode de vouloir colorer ses cheveux touche toutes les tranches d’âges. Par exemple, au Japon, pays très friand de coloration capillaire, 41% des lycéennes se colorent très régulièrement les cheveux aujourd’hui alors qu’en 1992 elles n’étaient que 13%.
Le délai entre deux colorations est devenu très court et le choix de la couleur varie très fortement d’une fois à une autre. La tendance est aujourd’hui à la multiplication des couleurs, et des couleurs des plus incongrues ! Trois possibilités existent : les colorants temporaires se contentent de recouvrir la fibre capillaire jusqu’au shampooing suivant ; les colorations ton sur ton ou semi-permanentes, coloration plus durable, qui pénètrent juste sous la cuticule du cheveu ; enfin, la technique la plus employée, la plus couvrante et de plus grande longévité est la coloration permanente.
Comment ça marche ?
La coloration permanente implique l’utilisation d’un actif alcalin, comme l’ammoniaque (pour écarter les écailles du cheveu), d’agents oxydants (pour décolorer la mélanine, pigment naturel) et de colorants artificiels. L’opération exige quelques précautions car le cheveu, devenu poreux, est fragilisé (cassant, fourchu) et plus exposé aux agressions du soleil (altération de la coloration). Si vous avez les cheveux fins ou fragiles, choisissez une coloration semi-permanente avec des actifs naturels (camomille, noyer, indigo, henné). Mais le choix de tons et la durée de l’effet seront assez limités. Si vous choisissez la permanente, associez systématiquement un soin hydratant nutritif, contenant de préférence un filtre solaire. Utilisez un shampooing doux (légèrement acide) et n’oubliez pas d’effectuer le dernier rinçage à l’eau froide pour resserrer les écailles du cheveu.
Quelles précautions ?
Un seul moyen de savoir si vous serez allergique : le test. La coloration permanente étant une transformation chimique de la fibre capillaire, il faut pratiquer d’abord des essais à l’aide des colorants temporaires. Une fois la couleur choisie, une dernière précaution sera de réaliser un test d’allergie en mélangeant une petite quantité de produit et en se l’appliquant au creux du coude. Résultat après 48 heures. Si réaction allergique, il faudra vous contenter de votre couleur naturelle, c’est sur la coupe de cheveu que vous devrez reporter votre originalité. En revanche, si pas de réaction allergique, en avant pour la couleur ! Il faudra juste faire face à la réaction de vos parents…..