A nous les vacances sans les parents !
Ah, là, là, ça sent bon la liberté tout ça. Et oui, les premières vacances sans les parents, c’est une sacrée étape qui se franchit et qui témoigne que vous êtes désormais considérés comme des individus responsables. Alors, mieux vaut s’assurer que l’on a bien pensé au minimum vital pour ne pas avoir de mauvaises surprises.
Tout d’abord, on s’assure d’établir au préalable une estimation chiffrée de nos besoins d’argent pendant les vacances (prix d’un emplacement camping ou d’une location, budget nourriture, détente, sorties, frais de déplacement pour aller en ville, à la plage ... ). Parce que là, c’est sûr, le « stop » est rigoureusement contre-indiqué. Il est donc préférable d’évaluer un budget transport pour être tranquille. L’office du tourisme de notre lieu de vacances pourra en plus nous renseigner sur les prix pratiqués, nous indiquer les trajets et horaires des bus ou navettes qui sillonnent le coin. Ainsi, on évitera l’expérience forcée de la nuit à la belle étoile parce qu’il n’y avait pas de moyens de transport pour rentrer dans notre duvet abandonné.
On n’oublie pas que la location de matériel de détente type vélos ou pédalos rend obligatoire la mise à disposition d’une somme bloquée dite de caution... On s’assure donc que notre compte en banque pourra s’en remettre et que nous pourrons continuer à utiliser notre carte bancaire pour les besoins courants. En effet, mieux vaut prévoir de multiples retraits plutôt que d’avoir une grosse somme d’argent sur soi.
Bien sûr les papiers d’identité font partie du voyage car les contrôles de police ne s’arrêtent pas avec la venue des vacances et il serait dommage de passer une nuit au poste sous prétexte que nous ne sommes pas « en règle ». On n’oublie surtout pas notre précieuse carte vitale, sa copine l’attestation vitale ainsi qu’une attestation de mutuelle car le moindre bobo qui nous conduirait jusque chez le médecin rendrait la note plus salée que la dernière tasse qu’on a prise dans la mer. De même, on s’arrange pour être à jour pour nos vaccins et on emporte la photocopie de notre carnet de vaccination.
Ensuite et même si l’on a déjà un portable, on se munit obligatoirement d’une carte téléphonique et de la liste des numéros essentiels (parents, adulte de référence sur notre lieu de vacances, pompiers, etc...). En effet, même si tous les opérateurs de téléphonie couvrent l’ensemble du territoire, on n’est jamais à l’abri de se retrouver dans une zone qui ne capte pas le réseau, ou pire, d’avoir oublié sa batterie ou pire, d’emmener notre petit appareil électronique en baignade. Et là, c’est fatal, les outils de technologie n’aiment ni l’eau ni le sel ... Bon, on va pas se porter la poisse mais on dit bien qu’il vaut mieux prévenir que guérir, non ?
Évidemment, on a suivi les campagnes de prévention et quand-même un peu écouté les instructions des parents. Du coup, on emmène une trousse d’urgence contenant la citronnelle pour faire fuir les moustiques, une crème apaisante (si les moustiques ont joué les kamikazes), les incontournables aspirine et paracétamol pour éventuels maux de tête, de ventre, un aspirateur de venin ... des compresses, pansements, sparadrap, bande de gaze et les fameuses crèmes solaires et après-soleil.
Puisqu’on en est aux recommandations face au soleil, la casquette et les lunettes de soleil sont les accessoires indispensables pour snober les méchantes insolations.
Et même si personne n’est là pour nous le rappeler, on s’hydrate, on s’équipe de petites bouteilles d’EAU qui bien plus que tout autre soda ou jus de fruit apporte l’hydratation dont le corps a besoin. Si on prend un traitement, on n’oublie ni les médicaments, ni les ordonnances de renouvellement éventuel.
Valable pour tous : les produits d’hygiène classiques (savon, dentifrice, brosse à dents) et une boite de préservatifs vaut mieux qu’une abstinence non souhaitée ou pire, une prise de risques de grossesse ou d’infection sexuellement transmissible.
Quand on est sous contraception orale mesdemoiselles, on n’oublie surtout pas de prendre notre plaquette contraceptive + la suivante + serviettes hygiéniques/tampons si les règles tombent pendant les vacances (+/- l’ordonnance car même si les pharmaciens sont nos amis, on n’est jamais à l’abri de rencontrer celui qui refusera de nous dépanner sans voir la prescription !!)
On s’imagine pas non plus qu’on va être plus courageux pendant les vacances que pendant l’année : donc on prend suffisamment de vêtements de rechange, de préférence peu salissants et qui ne nécessitent pas de repassage ... Ça évitera la dégaine peu agréable du laisser-aller...
Enfin, on prévoit un petit budget timbres/cartes postales parce que ça fait toujours plaisir de dire aux autres combien on se la coule douce en vacances et un signe de vie, ça peut aussi rassurer les parents et en tous cas, leur faire grand plaisir.