Pour quoi aller voir un psy ?
Pour parler, s’exprimer, quelque que soit le sujet, simplement parce qu’on ne va pas bien ou parce qu’on en ressent le besoin. Le psy est là pour écouter les inquiétudes, les doutes, les questionnements. Il n’est pas un ami, il n’a pas la même écoute : avec plus de distance, il peut entendre de manière plus objective.
Pour trouver des réponses aux questions qui restent en suspens, pour essayer de mieux se comprendre, prendre conscience des raisons d’une angoisse, d’un malaise...
Pour se sentir entouré, soutenu, rassuré lorsqu’on vit une situation difficile.
Pour trouver des moyens d’aller mieux, peu à peu, grâce à ce lien qui s’instaure.
Toutes ces raisons sont bien la preuve que les « psy », c’est pas que pour « les fous » !
Quel « psy » allez voir ?
Entre le psychologue, le psychiatre, le psychothérapeute, le psychanalyste ... on ne sait plus où donner de la tête !
Le psychiatre : Médecin, il a choisi à la fin de ses études la psychiatrie. Il s’intéresse au fonctionnement psychique de l’être humain. Il prend en charge les maladies psychiatrique lourdes comme les troubles liés au mal être en général. Il peut prescrire des traitements médicamenteux et est, à ce titre, remboursé par la Sécurité Sociale.
Le psychologue : Après 5 ans passés sur les bancs de la fac et le diplôme de psychologue en poche, il a la possibilité de s’orienter vers des secteurs très divers. Le psychologue qu’on appelle clinicien est là pour soigner et aider ses patients à résoudre leurs troubles de la personnalité ou du comportement au cours d’entretiens individuels. Il propose ainsi un espace d’écoute et de parole.
Le psychothérapeute : Souvent psychiatre ou psychologue de formation, il s’est spécialisé ensuite dans une méthode thérapeutique particulière.
Le psychanalyste : C’est un psychothérapeute spécialisé en psychanalyse. Il a lui-même entrepris un travail psychanalytique personnel et appartient à une école de psychanalyse (il existe différents courants).
Où puis-je les trouver ?
En libéral : en cabinet, c’est payant.
Dans un établissement public : à l’hôpital, dans les Centres Médico-Psychologiques (lieux de thérapies avec différents professionnels de la santé) par exemple.
Dans une association : un Point Accueil Ecoute Jeunes (anonymes et gratuits pour les jeunes), un Centre Médico-Psycho-Pédagogique (pour les enfants et adolescents jusqu’à 20 ans) ...
Le psychologue du collège/lyçée est aussi une ressource importante quand on ne sait pas vers qui se tourner.
Les psy quand on est étudiant : dans les BAPU et les SIUMPPS (ils sont en lien avec chaque université, les consultations y sont gratuites pour les étudiants).
Comment cela va-t-il se passer ?
Le numéro en poche, vous appelez pour prendre rendez-vous. Souvent, et surtout lorsqu’il s’agit d’une structure avec plusieurs professionnels, la personne qui répond n’est pas celle qui vous recevra : il s’agit d’une secrétaire, infirmière ... Elle vous pose quelques questions sur vous et le motif de votre venue. Mais vous n’êtes pas obligés de lui détailler le pourquoi du comment.
Quand on ne l’a pas choisi
Il n’est pas facile d’aller chez le psy quand ce sont les parents, l’école, ou le médecin de famille qui l’ont décidé...
Vous pouvez ne pas comprendre pourquoi on vous « inflige » d’aller parler à quelqu’un que vous ne connaissez pas et surtout à qui vous n’avez justement pas envie de parler. Et vous vous dîtes peut-être aussi que « ça ne sert à rien » ...
Mais si les personnes qui vous entourent et qui vous aiment vous le demandent, c’est peut-être parce qu’ils s’inquiètent pour vous.
Pour que cela fonctionne, il vous faut y croire un minimum. Si vous ne laissez pas la possibilité à celui qui est en face de vous de vous aider, il ne pourra effectivement pas le faire.
Lors des premiers entretiens, le but est l’installation d’une relation de confiance... Mais il est aussi possible que celle-ci ne se crée pas, pour diverses raisons. Vous avez le droit de ne pas vous sentir à l’aise avec un psy, et cela ne veut pas dire que ce sentiment se reproduira avec un autre. Il s’agit d’une rencontre entre deux personnes, cela ne peut pas « coller » à chaque fois. Dans ce cas-là, vous avez le droit de le dire au psy, il est aussi là pour entendre ce genre de choses. Il pourra ainsi vous orienter vers quelqu’un d’autre.
Si vous avez besoin d’adresses, vous pouvez appeler Fil santé Jeunes, au 0800 235 236.