Cinémag : sur les pas de nos anciens

Certains évoquent le terme de cellule familiale, une prison intime où les repères sont de moins en moins définis. Pour tous, il est des choix à faire qui impliquent parfois des ruptures ou des retrouvailles, et en mettant un pied hors de la cellule, en posant un pied dans l’âge adulte, un regard en arrière nous amène à voir ce que pourrait être demain...

Portraits crachés d’une famille modèle de Ron Howard (1984) : trois frères et soeurs tentent de monter chacun à leur manière une famille modèle...
Le cercle des poètes de Disparus de Peter Weir (1989) : l’arrivée d’un professeur extraordinaire au sein d’une académie conformiste va bouleverser la vie des élèves.
La baule les pins de Diane Kurys (1990) : un été de la fin des années 50 sur la côte atlantique, deux soeurs subissent la mésentente de leurs parents, jusqu’à ce que le divorce se produise enfin...
Little Odessa de James Gray (1994) : un jeune tueur est chargé d’effectuer un contrat dans son quartier natal. Jadis il a été banni par son père, et la mafia ukrainienne lui en veut ; mais il pourra retrouver sa mère et son jeune frère qui suit ses traces...
L’âme des guerriers de Lee Tamahori (1994) : la vie d’une famille maori aux prises avec la réalité actuelle, entre douleurs, et rites ancestraux...
Ne pas avaler de Gary Oldman (1997) : une famille à la dérive dans l’Angleterre actuelle, au sein de laquelle se confrontent la violence et la résignation des hommes, la rigueur et l’esprit de conservation des femmes.
La classe de neige de Claude Miller (1998) : un enfant fragilisé par le comportement d’un père déséquilibré, se retrouve avec un copain en classe de neige. Commence alors pour lui une étrange aventure durant laquelle la réalité se trouve envahie par ses souvenirs et ses peurs. Jusqu’au jour où la réalité devient plus effrayante que son imaginaire...
Magnolias de Paul Thomas Anderson (1999) : les destins liés de plusieurs personnages désirant reprendre le contrôle de leur vie, avec un petit surdoué lassé de participer à un quizz télévisé, un charmeur professionnel (Tom Cruise) reprenant contact avec son père, un ancien surdoué devenu abruti, un présentateur télé rejeté par sa fille junkie, un flic en quête de l’âme soeur et des grenouilles comme s’il en pleuvait...
Tout sur ma mère de Pedro Almodovar (1999) : Manuela a promis à son fils de lui parler enfin de son père pour son 17ème anniversaire ; il meurt renversé après avoir vu la pièce de théâtre dans laquelle elle a joué avec lui 20ans plus tôt. Elle se promet alors d’exaucer son voeu, de le retrouver, de refaire le chemin qui l’a mené à son présent.
Elisa de Jean Becker (1994) : à la mort de sa mère, suicidée, Marie (Vanessa Paradis) part en quête d’un père qu’elle rend responsable de la tragédie. Son but : le retrouver et le tuer. Mais ce qu’elle trouve ne correspond en rien à ce qu’elle attendait...

Littérature

La promesse de l’aube de Romain Gary : le parcours d’un auteur ayant vécu en Russie, en Pologne, puis en France avant de finir sa vie aux Etats-unis, et le portrait d’une mère omniprésente.
L’hôtel New Hampshire de John Irving : Une famille entrainée d’un continent à un autre aux travers d’aventures tragi-comiques, avec en points d’orgue le rêve d’un père désirant acquérir un hôtel, l’empaillage du chien de famille, le nanisme d’une des filles, le viol de la seconde, l’homosexualité du fils taxidermiste...

Ce n’est jamais simple, le parcours est sinueux, éprouvant, un combat sans fin pour certains, une ligne droite pour d’autres, aucun parcours n’est semblable, aucune généralité possible ; seule certitude : pour aller de l’avant, pour tracer son chemin, il faut avoir fait la paix avec son passé, avoir trouvé un mode de communication approprié avec ses parents.

  • Mise en ligne le 25 mai 2005
  • Dernière modification le 20 juin 2020