En ce qui concerne le cannabis, il est expérimenté par un adolescent sur deux, ce qui est resté stable depuis 2003. Après les années 90 où de plus en plus de jeunes s’adonnaient aux plaisirs interdits de la fumette, il semble que le phénomène s’essouffle (forcément, quand on fume beaucoup...). Les usages réguliers seraient également stables (15% pour les garçons, 6% pour les filles), et ces consommations seraient plus facilement solitaires que celles de l’alcool. La fumette serait-elle en train de passer de mode ? La chose est loin d’être nouvelle, mais après l’explosion du phénomène cannabis, l’alcool reste un problème.
Depuis 2003, on constate un hausse de 7 à 10 % du nombre d’ivresses régulières (la cuite du samedi soir ... qui peut mener au coma éthylique), qui concernent surtout les garçons. Les fabriquants d’alcool réussissent cependant à toucher de plus en plus la cible jeune avec les prémix... cela fait plus « mode » de boire dans des bouteilles en couleur... Un risque à terme : une porte d’entrée vers l’alcoolisme ? (On en reparle dans un prochain dossier)
Toujours est-il qu’aujourd’hui, les jeunes ne boivent pas plus qu’avant, ils boivent moins souvent mais dans de plus grandes quantités (c’est le « binge drinking », déjà présent chez les anglo-saxons). Cette pratique leur fait prendre différents risques, notamment sur la route... On sait par exemple qu’environ 5,8% des garçons conduisent parfois leur deux-roues après avoir bu et fumé un joint ... Mélange à haut-risque pour conséquences dramatiques.
En résumé : moins de tabac en général, autant de fumette et de boisson...