Buffy massacre à tout va sur petit écran tandis que Beyoncé envahit le grand, toutes deux emblèmes d’une certaine manière de voir la mode, mi lolita/mi pin-up. Nous portons des plateformes, des tennis colorés et des tenues acidulées portant la griffe des plus grands couturiers. Entre revival Disco et streetwear, nos fringues s’affichent, tatouées de symboles, de caractères. Et parfois aussi, nos yeux regardent au travers de la banane à Ray ou du clin d’oeil de Calvin...Nous sommes tous des "... victimes de la mode, tel est son nom de code..."...Merci l’MC, tu l’as dit bien avant nous, alors ensoleille-nous que l’on oublie nos marques !
Zoolander de Ben Stiller : Un combat de bouffons dans l’univers de la mode, où l’on épingle gentiment les modèles plus débiles que nature, et les créateurs mégalos que chacun reconnaîtra dans leur accoutrement...
Prêt à porter de Robert Altman : Le monde de la mode décrit au scalpel par Altman, un monde de strass et de paillettes où chacun parade, du reporter au photographe de mode en passant par les créateurs et rédacteurs de magazines hypes...Tout est dans la pose, dans le paraître !
Star 80 de Bob Fosse : Ou comment passer d’un job de serveuse au statut de playmate et se crasher à la vitesse de la lumière, déshabillée sur papier glacé...La lumière est dans le regard du spectateur et non dans celui du photographe...
Boogie nights de Paul Thomas Anderson : Fin des années 70, le porno prend ses marques à quelques mètres des merveilles d’Hollywood. Pattes d’Eph et cols pelles à tartes pour tous avant d’avoir le pantalon aux chevilles et la machinerie à l’air...
Clueless d’Amy Heckerling : branchés, friqués, reines et rois du shopping gravitent autour d’un canon de beauté nommé Cher (Alicia Silverstone). Elle se fait larguer, rate son examen au permis, et se fait voler la vedette par un summum de nullité : et ses neurones dans l’ensemble, s’en sortent-ils ?
Bimboland d’Ariel Zeitoun : Une ethnologue intello se transforme pour le besoin d’une thèse en amazone urbaine. Sa mission ? Se transformer en bimbo : belle et tapageuse, bête à pleurer, et aussi charmante qu’une poupée barbie siliconée à 95D.
Belles à mourir de Michael Patrick Jann : Les vaches à lait et les usines de saucisses du Minnesotta ne suffisent plus aux habitantes de Mount Rose. Une chance est offerte chaque année aux belles adolescentes : le concours de beauté annuel. Deux manières de s’en sortir : un grand sourire sur la face et les cheveux légèrement défaits ou les pieds devant dans une boîte en chêne ! Quelles seront celles qui s’en "sortiront" ?
Les jolies choses de Gilles Paquet-brenner : "Nous sommes deux soeurs jumelles..." fredonnaient il y a quelques années les héroïnes des Demoiselles de Rochefort. Nos deux soeurs dans ce film ne fredonnent pas : entre ombre et gloriole, l’une se suicide et l’autre la remplace afin de vivre jusqu’au bout d’illusions et de mensonges, afin de se découvrir enfin...