Dopage où es tu ?

Le revers de la médaille

Lorsqu’un grand cycliste, déchu par un contrôle antidopage positif meurt d’overdose dans une chambre d’hôtel, c’est le double engrenage du dopage qui est mis en lumière. Celui de la dépendance physique, et celui de la dépendance psychique. Sans la dope, on n’est plus capable d’être performant, on n’est plus un sportif reconnu, on n’est plus rien. Qu’y a t’il après le dopage pour un sportif ? Souvent un avenir sombre, dépression, drogue, et dans les cas extrêmes, une mort prématurée.

" Crise cardiaque en plein match "

Le drame du sport amateur, ce sont ces " morts sur le stade " comme le titrent les journaux. Des jeunes foudroyés pendant les matchs, les courses, les compétitions de toute sorte et pas seulement sur les pistes d’athlétisme ou de cyclisme. Tous les sports sont touchés, et surtout les sports collectifs, et à tous les niveaux. De l’inter-quartier au meeting national, des jeunes se détruisent pour un moment de gloire bien court par rapport à ce qui leur resterait encore à vivre.

Un dopage sournois

La majorité des sportifs amateurs qui se droguent n’utilise pas directement de l’EPO ou ce type de substance hors de prix... Les produits dopants utilisés sont beaucoup plus " discrets ". Comprimés de caféine avant un match, vitamine C à forte dose, alcool, cannabis, sont des pratiques extrêmement fréquentes qui font pourtant encourir des risques réels au jeune sportif. De plus, à force de prendre des " cocktails " de ce genre, on finit par ne plus vraiment savoir ce qu’on prend et là les choses peuvent s’emballer très vite. Surtout si on a l’impression que sans rien prendre, on ne sera pas performant...

Pourquoi on se dope ?

Le dopage n’aurait pas autant d’adeptes s’il ne permettait pas réellement de pousser les performances au delà de ce que le corps peut faire de manière naturelle. Les substances vont en fait permettre de passer au travers des signaux d’alarme du corps comme par exemple la fatigue. Comme pour un conducteur qui roulerait à 150km/heure dans un village, le risque d’accidents est alors démultiplié. Blessures, fractures, élongations, claquages sont donc les premiers désagréments du dopage chez le sportif amateur.

Négation de Soi

Si repousser les limites de son corps est l’une des valeurs du sport, les nier totalement est une chose très différente. Car cela revient à nier une partie de soi-même de sa propre identité. Quand l’entraîneur propose à un jeune de prendre un produit illicite pour améliorer ses résultats, il ne s’adresse pas au jeune en tant que personne, mais en tant que machine. Une machine qui n’aurait ni douleurs, ni sentiments, ni vie privée, ni fierté et qu’on peut jeter à la casse lorsqu’elle est hors d’usage...

Le dopage est bien sûr strictement interdit dans le sport amateur mais malgré l’organisation de contrôles, de nombreux jeunes sportifs y sont encore exposés. Afin d’éviter d’entrer dans ce cercle vicieux, il existe un numéro vert, Ecoute Dopage 0800152000 où des professionnels répondent à toutes vos questions. Parce que se doper, c’est tricher bien entendu... mais c’est surtout se mettre gravement en danger.

  • Mise en ligne le 25 mai 2005
  • Dernière modification le 9 novembre 2005