Bon p’tit goûter ou goinfrage ?
Quelques indices pour différencier (chacun pour soi) le bon p’tit goûter, du « picorage anti-ennui »... Pas facile de trouver la juste mesure : entre quantité, fréquence et contenu, j’en suis où moi ? Je mange 2-3 gâteaux ou le paquet entier, une fois ou toutes les cinq minutes, une pomme ou des chips ? Je prend le temps de disposer la nourriture dans une assiette et de m’asseoir ou je me jette dessus ? Bref vous aurez compris l’idée !
Des douceurs qui réconfortent
Elles portent bien leur nom ces « douceurs » car c’est bien de cela dont il s’agit, adoucir un moment d’ennui qui va parfois avec d’autres sentiments : la tristesse, la lassitude, la déception. La nourriture et le réconfort c’est une longue histoire. Souvenez-vous des goûters que votre maman vous préparait enfant, comme cela apaisait toutes vos inquiétudes.
Trop pour le ventre
Et puis lorsque les papilles se réveillent au moins il se passe quelque chose. Si rien n’arrive d’intéressant autour de soi, voilà souvent un moyen de se provoquer des sensations à l’intérieur. A ce moment là la bouche demande mais pas le ventre, si si écoutez bien !
« Encore une bouchée et je m’y met »
Manger peut aussi être utilisé comme moyen de repousser ce qu’on a à faire. Le pain au chocolat est savouré pour ne pas ouvrir son livre de math. Ca vous arrive ?
Après ça ?
Entre l’avant tablette de chocolat et l’après, peu de temps s’est écoulé mais il arrive qu’on ne se sente pas dans le même état, physique et moral. On regrette, on aurait pas dû … . En plus de continuer à s’ennuyer, on se met à culpabiliser. Alors pour se faire du bien …
… quelques pistes
Se surprendre soi-même en train de se diriger vers la cuisine. Ce moment est le bon pour revenir à soi et se souvenir qu’on peut faire autre chose que de manger pour se changer les idées.
Quand cette envie arrive, on peut aller écouter plus particulièrement son ventre, est-ce lui qui crie famine ou est-ce d’un autre besoin dont il s’agit ?
Bientôt, si on mange trop, ce sera la faute du paquet de gâteau qui est « trop bon » ! C’est tout bête mais quand il n’y a rien à grignoter dans la maison, on ne grignote pas. Parlez-en avec la personne qui fait les courses dans la maison. Qu’il n’y ait pas en permanence un stock de chips, ça peut aider.
Attention aux trop grandes privations, qui font qu’à un moment on craque carrément et on mange deux fois plus.
Enfin et surtout, un petit rappel : manger n’est pas interdit, pourvu que cela reste un plaisir !
A prendre au sérieux
Se retrouver parfois à manger juste parce qu’on s’ennuie peut arriver à tout le monde. Le tout est de ne pas trop exagérer, et surtout de se faire plaisir.. Ce n’est pas très bon pour soi mais on ne met pas sa santé en danger. Nous ne sommes pas tous à égalité face à cette tendance qui peut devenir un véritable problème voire une maladie. Lorsque la nourriture devient une obsession et prend beaucoup de place dans sa vie, c’est le reflet d’une souffrance et c’est important de se faire aider, d’en parler à quelqu’un. Dans les établissements scolaires, les infirmières sont là pour ça par exemple. Quand on sent qu’entre la nourriture et soi cela devient compliqué, il ne faut pas hésiter à en parler.