L’Interruption Volontaire de Grossesse est une pratique médicale ou chirurgicale permettant à la femme qui en fait la demande d’interrompre une grossesse non souhaitée. Cette pratique est réglementée et limitée en France par une loi (modifiée le 4/07/2001).
Une IVG peut être une expérience traumatisante sur le plan psychologique, il ne faut donc pas hésiter à se faire aider. Si vous souhaitez (ou hésitez à) avoir recours à l’IVG il ne faut pas perdre de temps et prendre rapidement rendez-vous auprès de votre gynécologue, de votre médecin ou dans un centre de planification.
L’IVG doit être pratiquée : par un médecin, dans un établissement agrée.
Deux entretiens médicaux sont obligatoires ainsi qu’un entretien social obligatoire uniquement pour les mineures.
Une semaine de réflexion est obligatoire entre la première consultation et la prise de décision finale. Cette décision est prise par la femme enceinte elle-même quel que soit son âge. Si la jeune fille est mineure elle doit apporter l’autorisation d’un de ses parents (ou tuteur légal). Mais si cette autorisation, bien que préférable, ne peut être obtenue ou si la mineure préfère garder secrète l’IVG, elle peut être conseillée au cours de l’entretien social sur le choix d’une personne majeure susceptible de l’accompagner et de la soutenir dans cette démarche (à la place de ses parents).
Deux méthodes sont ensuite possibles, en voilà un bref descriptif :
- Méthode Médicamenteuse : possible jusqu’à la fin de la cinquième semaine de grossesse. Elle se pratique, sans anesthésie, dans un centre d’IVG en 3 consultations et utilise le RU 486 et les prostaglandines.
- Méthode Chirurgicale : possible jusqu’à la fin du délai légal (douzième semaine de grossesse), se pratique dans un centre d’IVG. Il s’agit de l’aspiration de l’oeuf sous anesthésie locale ou générale après une préparation médicamenteuse. Cette méthode nécessite une hospitalisation de quelques heures.
Le médecin vous informera sur le déroulement d’une IVG, n’hésitez pas à lui poser toutes les questions qui vous viennent à l’esprit. Vous avez aussi la possibilité de discuter avec une conseillère conjugale ou un psychologue, cela peut vous aider, pensez-y.
Une consultation médicale après l’IVG est obligatoire, pour vérifier que la grossesse est bien arrêtée et mettre en place une contraception efficace (une pilule le plus souvent), afin d’éviter un nouveau recours à l’IVG.
Combien ça coûte ? L’IVG est remboursé à 80% par le régime de base de la sécurité sociale et à 100% par certaines mutuelles ou par la CMU. Le coût se situe aux alentours de 200 euros. Pour les mineures réalisant une IVG sans autorisation parentale, l’Etat prend en charge les frais à 100%.