L’asthme d’effort est très fréquent, il peut survenir après l’arrêt de l’effort : il peut être soit la seule manifestation d’asthme, soit une des circonstances déclenchantes de la maladie asthmatique. Il n’empêche pas un asthmatique à participer à des activités physiques et sportives.
Les symptômes :
Toux
Sifflement respiratoire
Essoufflement
Crise d’asthme : elle correspond à une difficulté à respirer, et plus particulièrement à expirer l’air contenu dans les poumons. Cette gêne respiratoire s’accompagne d’un sifflement qui témoigne d’un rétrécissement des bronches. L’air est emprisonné dans la poitrine et le thorax est bloqué, d’où cette sensation d’oppression qui peut s’accompagner d’une toux irritante et d’un sentiment d’anxiété.
Simple gêne
Les facteurs favorisants sont :
Le facteur génétique : le risque est de 40 à 45% si l’enfant a un parent allergique. Il est de 80 à 90% si les 2 parents sont allergiques.
Le stress psychologique : émotions, contrariétés, tensions peuvent être à l’origine du déclenchement d’une crise d’asthme.
La pollution atmosphérique.
Les infections respiratoires.
Le tabagisme et le tabagisme « passif » : tabagisme et asthme ne font pas bon ménage !
Les acariens, responsables majeurs de l’allergie à la poussière de maison.
Les animaux domestiques : les chats sont les plus allergisants des animaux de compagnie.
Quels sports peut-on pratiquer quand on est asthmatique ?
Les asthmatiques peuvent pratiquer la quasi-totalité des sports, à condition de respecter certaines règles : les conditions atmosphériques d’exercice et la durée d’exercice. Le risque d’asthme d’effort augmente si l’air est plus froid, plus sec et si la durée d’exercice est longue. Les sports à déconseiller sont les sports d’endurance, certains sports de ballon (rugby, basket-ball), ou encore l’équitation (potentiellement allergisant). La plongée sous-marine avec bouteille ou en scaphandre est interdite.
Les précautions à prendre :
avant la pratique du sport :
Pratiquer seulement si vous vous sentez bien sur le plan respiratoire.
Eviter de pratiquer lors de pics de pollution atmosphérique.
Ne pas oublier l’échauffement musculaire.
Eviter les débuts et les arrêts brutaux.
Favoriser la respiration par le nez.
Etre capable d’écouter ce que dit son corps et de s’arrêter au bon moment.
en général :
Eviter tant que possible les situations favorisantes !
A la maison par exemple, veiller à une bonne aération et au nettoyage régulier des couvertures et autres textiles...
Garder impérativement sur soi le traitement anti-asthmatique de la crise.
Un bilan respiratoire s’impose pour réévaluer la capacité fonctionnelle et les capacités à l’effort (tests cutanés et peut être un bilan sanguin, exploration fonctionnelle respiratoire qui consiste à souffler dans des appareils).
L’asthme, maladie du souffle, ne doit plus être un obstacle à la pratique du sport. L’activité physique permet d’acquérir une maîtrise physique et psychologique indispensables à la stabilité d’un asthme. A long terme, l’asthmatique qui ne fume pas conserve au mieux son capital respiratoire. Une bonne prise en charge de l’asthme permet la restauration d’une fonction respiratoire.