Le diagnostic de l’autisme est basé sur l’observation des comportements, la capacité à communiquer et sur le développement de l’enfant. Tous les groupes ethniques ou sociaux peuvent être touchés. La maladie est liée à une anomalie du développement neurologique pendant la période de maturation du cerveau et peut apparaître rapidement après la naissance, toujours avant l’âge de 3 ans. La fréquence des personnes touchées aurait tendance à augmenter.
La sévérité et la forme des troubles varient grandement d’une personne à l’autre. La plupart des enfants autistes ont des difficultés dans leur relation avec les autres (fuir du regard...), dans le domaine de la parole et de la communication non verbale, des comportements stéréotypés (se balancer, battre des bras...), des intérêts limités et répétitifs et vivent le changement avec beaucoup de difficulté. Selon les idées reçues, ces personnes restent toujours sans rien dire ni bouger, sont bornées, ne savent pas parler. Mais leur indifférence n’est qu’apparente : elle résulte en réalité de leur grande difficulté à comprendre et à se conformer aux interactions sociales, d’où peut-être le besoin de s’accrocher à des comportements répétitifs et donc rassurants. Même s’ils ont des limites au niveau des apprentissages, certains enfants autistes montrent d’extraordinaires talents dans des activités spécifiques comme la musique, les arts ou les mathématiques.
Pendant longtemps, l’autisme était considéré comme relevant de la folie aussi traiter un individu d’autiste correspondrait à une version moderne de « il est fou celui la ! ». Dans notre société moderne, l’autisme permettrait de qualifier tout ce qui est étrange. On peut supposer que ceux qui emploient le mot autisme de manière erronée sont en fait très mal à l’aise avec les personnes handicapées car il les connaissent mal. Actuellement, on ignore les causes de la maladie, plusieurs facteurs semblent intervenir. La communauté scientifique dans sa majorité considère que l’autisme serait dû à une anomalie génétique avec laquelle peuvent interagir divers facteurs environnementaux d’ordre physiologique (infections, produits toxiques...) et psychologique qui affectent le cerveau dans son développement et son fonctionnement.
Des études ont montré qu’une intervention précoce et bien ciblée pouvait largement réduire le handicap et favoriser le développement de l’enfant. La capacité d’apprendre étant différente, c’est sur ce point précis que la prise en charge se concentre avec l’objectif de développer la communication et les interactions, réduire la dépendance et les troubles du comportement, favoriser l’insertion scolaire et sociale... Les méthodes éducatives globales structurées et adaptées à l’enfant, à l’adolescent ou à l’adulte autiste permettent une véritable possibilité d’évolution.
Les personnes autistes, aussi étranges soit leur comportement, ne sont pas des êtres bizarres mais des enfants, des adolescents et des adultes gravement en difficulté parce que leur cerveau fonctionne mal. Mieux connu, utilisons le terme autisme à bon escient sans risque de les blesser ou d’être mal compris.