Cela fait 50 ans en France que des femmes militent dans le cadre du Mouvement Français du Planning Familial pour que toutes les femmes jeunes et moins jeunes soient respectées dans leur sexualité, dans leur choix d’enfant, et dans leur dignité d’être humain.
Ces luttes ont abouti à la légalisation de la pilule contraceptive d’abord (en 1967, la loi Neuwirth autorise la contraception) et de l’avortement (en 1975, la loi Weil) ensuite. De nos jours, le combat du MFPF continue dans d’autres secteurs d’action comme la lutte contre l’homophobie et les mariages forcés. Le planning compte 70 associations départementales et 500 000 personnes ont été reçues dans les centres en 2004.
Aujourd’hui grâce à la ténacité des militantes du MFPF et à leur lutte, l’avortement et la contraception sont remboursés par la sécurité sociale, les mineures peuvent se passer de l’autorisation de leurs parents pour consulter un gynécologue et avoir accés à la pilule, et la pilule du lendemain est en vente libre dans les pharmacies et disponible dans les infirmeries scolaires.
Vos mères et vos grand mères pourraient vous raconter comment avec le temps leur vie de femme a changé, comment des angoisses perpétuelles les taraudaient avant l’arrivée des règles, comment leur sexualité n’avait qu’un goût de « coït interrompu » , comment elles apprenaient la mort d’une copine qui était allée voir une « faiseuse d’anges » (les avorteuses à l’époque) ou avait tenté de se faire avorter elle même. En 2004, l’OMS dénombrait encore 70 000 décés de femmes de par le monde suite à des avortements mal faits (par des non professionnels).
En France, si on observe de fait une certaine « libération » de la femme quand à sa sexualité et à son rôle sur le « contrôle des naissances », le chemin à parcourir est encore long dans le combat des stéréotypes sexistes et homophobes. Il semble important aussi d’améliorer l’accés aux soins en diminuant les listes d’attente encore trop longues pour une IVG.