Il ne se voit pas, on n’en parle pas car dans les esprits, c’est encore une maladie honteuse, mais il est là, personne n’est à l’abri, il a même gagné du terrain chez les hétérosexuels qu’on a longtemps cru à l’abri... Il n’en est rien, ils représentent 61% des contaminations en 2002-2003 en Ile de France, contre 39% entre 1996 et 2001. Ce chiffre continue à monter, même si le nombre global de cas est en baisse. Pour autant, cela ne veut pas dire que les homosexuels ne sont pas aussi touchés qu’avant, ainsi que les populations africaines...
En cas de risque de transmission CE QU’IL FAUT SAVOIR : il faut aller immédiatement aux urgences, on a 48h, mais les heures les plus importantes sont les 5 premières. Là, après un entretien, on entame si besoin un "traitement prophylactique". C’est une prise en charge d’urgence qui permet de "tuer le virus dans l’oeuf". Ainsi, avant que les cellules se soient développées en grand nombre, il y a encore une chance pour ne pas tomber malade. Ce n’est pas une raison pour se moquer du virus bien sûr, mais surtout, au moindre doute, l’hôpital le plus proche est la meilleure solution.
On ne sait pas si le ou la partenaire dit la vérité quand il ou elle dit : "je suis clean, je suis séronégatif, je n’ai pas le sida", pour la simple et bonne raison que tout le monde ne connait pas son statut sérologique (en fait, trop peu de gens font les tests). Par ailleurs, une personne porteuse du virus ne le sait pas forcément puisqu’il n’y a aucun signe pour le dire... Quand on est infecté, rien ne change. C’est seulement à un stade avancé, quand la maladie s’est déclarée, qu’on n’est plus simplement porteur, que le corps commence à se détériorer, qu’on perd du poids, et que d’autres manifestations apparaissent.
On entend souvent que untel "est mort du sida", en fait, c’est à cause des "maladies opportunistes" que l’on meurt, une simple grippe peut être fatale, le sida est une déficience du systeme immunitaire, le corps n’est donc plus protégé, il attrape tous les microbes qui passent, toutes les maladies qui sont banales pour la plupart d’entre nous sont très dangereuses pour un malade du sida, même un rhume... les défenses naturelles du corps qui éliminent bien des maladies toutes seules sont absentes, et la barrière de protection habituelle ne fait plus sont travail, pour dire les choses autrement.
Se rappeler que : toutes les pratiques sont à risque, dès l’instant où il y a contact entre le sperme, le sang ou entre les muqueuses... (bouche, vagin, anus etc). La fellation, la sodomie, et les pénétrations vaginales sont des pratiques à risque, dans tous les cas sans préservatif. Donc, pas de confiance a priori, et dépistage obligatoire avant de se passer des préservatifs s’il n’y a pas eu de rapports non protégés dans les trois derniers mois.
Vous trouverez des informations supplémentaires sur les sites suivants :
www.lecrips.net (quelques chiffres)