Le chewing-gum

Qui a eu cette idée folle un jour d’inventer le chewing-gum ?

C’est en s’inspirant de la culture Maya du Mexique, qu’un américain, Thomas Adams, en 1876 a eu l’idée de mélanger le latex du sapotier, le chicle, (arbre dont la sève très particulière servait aux Mayas à se muscler la mâchoire) à de la résine et un sirop. C’est au lendemain de la Seconde Guerre Mondiale que les Américains popularisent cette confiserie en France. Aujourd’hui la fabrication est moins artisanale, on emploie des ingrédients artificiels, c’est ce qui rend le chewing-gum élastique, non collant et durable.

Chewing-gum et bubble-gum, même combat ?

Le bubble-gum est une pâte à mâcher dont la consistance a pour mission première de permettre de faire des bulles. Proposé dans des emballages ludiques, avec des parfums des plus surprenants et chimiques, offrant en récompense tatouages et autres divertissements, le bubble-gum concerne clairement les 6-10 ans. Le chewing-gum, lui, vise un autre type de population : aux fruits pour les jeunes ados de 10-14 ans, en particulier les filles, à la chlorophylle pour les plus âgés de 14-18 ans et à la menthe forte ou menthol pour les adultes.

Bon ou mauvais pour la santé ?

Dernièrement, on a observé que certaines personnes présentaient des troubles digestifs sévères non identifiés(source : Le Quotidien du médecin, Décembre 2007). Après examens et interrogatoires, les médecins ont trouvé qu’ils consommaient de très grandes quantités de chewing-gum sans sucre. Or l’édulcorant utilisé est le sorbitol. Cet édulcorant de synthèse est utilisé en cosmétique, dans les dentifrices par exemple mais pas seulement. Il aussi utilisé pour traiter des constipations passagères. En cas de surconsommation, des diarrhées aiguës avec perte de poids et ballonnements peuvent apparaître. C’est là que le danger pour la santé est majeur. En dehors de cette situation, le chewing-gum serait coupable d’augmenter l’acidité de la bouche, de solliciter les muscles de la mâchoire de façon excessive, de provoquer de l’aérophagie (estomac gonflé d’air), de favoriser les ulcères, de s’emmêler dans les appareils dentaires… Mais par ailleurs, il serait aussi capable d’améliorer l’humeur, de tuer les bactéries responsables des caries (du fait de l’acidité de la salive), d’éliminer la plaque dentaire grâce au frottement, de reminéraliser les dents, de les blanchir même ! d’améliorer la mémoire en oxygénant davantage le cerveau, de favoriser la circulation sanguine, de faciliter la digestion après le repas car il favorise la sécrétion salivaire et le travail de l’estomac… Difficile de se faire une opinion…

Qu’est-ce qu’on décide alors ?

Et si le maître-mot était la modération, et le discernement ? Mâcher du chewing-gum oui, mais attention, en consommer sans sucre incite à en consommer plus car on se dit que c’est moins mauvais pour la santé. De plus, dans certaines circonstances avoir la bouche vide pour parler fait gagner des points ! En moyenne, les Français de 10 à 50 ans en mâchent 5 par semaine, peut-être pouvez-vous vous fixer cette limite…. ?

  • Mise en ligne le 25 mars 2008
  • Dernière modification le 17 mars 2008