En quoi consiste le don d’organe ?
C’est décider de donner, après sa mort, un ou plusieurs de ses organes à une ou plusieurs personnes malades et en attente de greffe d’organe. La personne est décédée mais ses organes sont maintenus en vie afin d’effectuer un prélèvement d’organe : c’est un acte chirurgical, effectué au bloc opératoire, dans les mêmes conditions et avec le même soin que sur une personne en vie. Le corps du défunt est ensuite habillé et rendu à la famille.
C’est différent de léguer son corps à la science pour les besoins d’une faculté de médecine : ce don est payant, et le corps du défunt n’est pas rendu à la famille. On peut aussi décider de donner un de ses deux reins de son vivant, puisqu’un seul rein suffit pour vivre normalement. Le donneur doit alors avoir un lien familial avec le receveur.
Quels sont les organes les plus greffés ?
En 2007 il y a eu 62% de greffes du rein, 23% de greffes du foie, 8% de greffes du coeur, 4% de greffes du poumon.
Qui peut donner après sa mort ?
Il n’y a pas d’âge limite, adolescents comme retraités peuvent donner leur accord au prélèvement d’organes après la mort. Ce qui compte c’est que l’organe soit en bon état. Pour les mineurs, l’autorisation des parents ou des tuteurs légaux est indispensable au don. Néanmoins, si l’enfant avait fait part d’une volonté personnelle, elle est généralement prise en compte. Aucun problème de santé ne constitue à priori un obstacle au don.
Comment faire connaître ma position sur le don d’organes ?
Si je refuse tout prélèvement d’organe le jour de mon décès, je dois m’inscrire sur le registre national des refus auprès de l’agence de la biomédecine. Si je suis pour, je dois le signaler à mes proches et/ou porter une carte de donneur d’organes pour faciliter le don le jour de mon décès. Près d’un prélèvement possible sur trois est refusé, soit par le défunt qui était opposé au don d’organe, soit par sa famille qui, ne connaissant pas sa volonté, préfère refuser.
Si je dis que je veux donner mes organes après ma mort, serais-je forcément prélevé ?
Non. Le don d’organes n’est possible que dans les cas de décès bien particuliers, consécutifs à un traumatisme crânien ou à un accident cardio-vasculaire par exemple. Le prélèvement d’organes est donc rare, c’est pour cela que chaque possibilité est précieuse.
Que dit la loi ?
La loi reprend un certain nombre de grands principes quant à l’utilisation des organes : le consentement du donneur, la gratuité, l’anonymat, l’interdiction de publicité, la sécurité sanitaire, la biovigilance (qui veille à la qualité et à la sécurité des organes à greffer). Elle précise également les règles relatives aux prélèvements d’organes, et au don d’organes. En France, la loi considère que tout le monde est donneur d’organes s’il ne s’est pas inscrit sur le registre national des refus : c’est le consentement présumé. Mais dans tous les cas, la famille du défunt est consultée.
Pour en savoir plus sur le don d’organes : www.dondorganes.fr