Le papillomavirus. Un risque : le cancer

1. Qu’est-ce que le papillomavirus ?

On appelle HPV ou Papillomavirus Humain des groupes de petits virus à ADN qui touchent en général la peau ou les muqueuses.

Les infections muqueuses à papillomavirus font partie des infections sexuellement transmissibles. Elles sont extrêmement fréquentes, notamment chez les très jeunes filles. Huit femmes sur dix entrent en contact avec ce virus au cours de leur vie sexuelle. Pour la plupart d’entre elles (6/8), ces virus disparaissent peu à peu naturellement grâce à l’action de leur système immunitaire.

Cependant, dans certains cas, ils peuvent rester à l’intérieur des cellules pendant plusieurs mois et un jour créer des lésions qui risquent ensuite de se transformer en cancer du col de l’utérus. Le cancer du col de l’utérus est le 2ème cancer le plus fréquent chez la femme dans le monde.

Ces lésions sont détectées chez le gynécologue à l’occasion d’un frottis. Un traitement est alors possible.

2. Aujourd’hui, il existe un vaccin contre le papillomavirus

Ce vaccin ne s’attaque qu’à quelques-unes des formes du virus (2 ou 4 sur la 20ème de types existants) mais il s’agit des formes les plus dangereuses. Il est prescrit et effectué par un médecin. Il consiste en 3 injections, au Jour 0, à 1 mois puis à 6 mois. Chacune des doses coûte 145.95 euros.

Depuis le 5 juillet dernier (c’est tout récent !), ce vaccin est pris en charge par la Sécurité Sociale.

Il s’adresse à toutes les jeunes filles âgées de 14 ans (qui ont l’autorisation de leurs parents) ainsi qu’aux jeunes filles et jeunes femmes âgées de 15 à 23 ans qui n’ont pas eu de rapport sexuel. Le vaccin est encore réalisable au plus tard dans l’année suivant le début de leur vie sexuelle.

Partant du principe que la grande majorité des femmes rencontre le virus pendant leur vie sexuelle, le vaccin n’est plus préconisé ensuite.

Le vaccin effectué, il n’exclut pas par la suite le maintien d’une surveillance médicale régulière (frottis et test HPV) par le gynécologue. Mais il permettrait un allongement du délai entre les frottis de 2 à 5 ans.

D’après des études récentes, il semblerait que ce vaccin permette de réduire de 70% l’apparition des cancers du col de l’utérus.

  • Mise en ligne le 27 août 2007
  • Dernière modification le 3 septembre 2007