Ce sont des méthodes qui se basent sur la connaissance des mécanismes physiologiques de la reproduction et n’utilisent pas de produits chimiques ni hormonaux.
Ce type de contraception nécessite une grande motivation, le plus souvent d’ordre religieux ou philosophique, partagée par le couple. Dans tous les cas, pour que leur efficacité soit bonne, elles nécessitent un apprentissage auprès de conseiller(e)s formés pour le faire.
" L’abstinence périodique " c’est à dire l’absence de tout rapport sexuel pendant les périodes supposées fertiles de la femme :
Ce principe est respecté à travers 3 méthodes distinctes :
la méthode Ogino : elle consiste à prévoir "la période à risque" (14ème jour = ovulation) à partir de la durée moyenne des cycles (28 jours). C’est la moins fiable de toutes les méthodes prévisionnelles : il a maintenant été établi que l’ovulation peut avoir lieu à n’importe quel moment du cycle (à éviter absolument chez les jeunes et toute femme aux cycles irréguliers).
la méthode des températures : elle nécessite de prendre sa température tous les jours du cycle, à la même heure, avant de se lever ! La température habituelle augmente de 0.2 à 0.4 °C au moment de l’ovulation et pendant les 14 jours qui suivent. Elle donne donc une indication sur "la période à risque" (les 3 premiers jours de la hausse de température). En plus d’être contraignante, cette méthode n’a pas non plus prouvé son efficacité.
la méthode de Billings : elle consiste en une observation attentive des modifications de la glaire cervicale. A l’approche de l’ovulation, les sécrétions du col de l’utérus se transforment : les pertes sont plus présentes en milieu de cycle. Son efficacité est là encore très approximative.
Les deux dernières méthodes peuvent être associées.
" Le retrait " c’est-à-dire le retrait de l’homme du vagin de sa partenaire juste avant l’éjaculation. Les spermatozoïdes n’entrent alors pas en contact avec l’entrée du vagin et ne peuvent donc remonter jusqu’à l’utérus.
Cette méthode est peu efficace, surtout lorsqu’on est un jeune garçon et qu’on ne parvient pas encore à "maîtriser" ses éjaculations. De plus, avant l’éjaculation est sécrété un liquide dit "pré-séminal" qui peut contenir des spermatozoïdes.