Les poils au féminin !

Jusqu’où aller pour s’épiler ?

Quand on a entendu à tout bout de champs qu’il fallait souffrir pour être belle, on a tendance à foncer tête baissée et poils au vent pour s’attaquer à l’un des derniers vestiges de notre passé de descendants du singe : les poils.

L’humeur et les modes actuelles nous montrent que les rapports humains tendent à s’aseptiser. En effet, on masque nos odeurs corporelles, on se parle de plus en plus à travers une vitre ( essayez de trouver un guichet où perdure un contact simple et chaleureux entre deux personnes), on épure au maximum ce qui reste nos critères d’appartenance ethniques ! Savez-vous que la mode influe également sur les comportements. Ainsi, les poils n’ont pas toujours été les ennemis jurés de la féminité.

Il serait donc bien mal venu de se lancer dans un programme d’épilation définitive si la tendance s’inverse l’année prochaine avec un retour en force du poil ! On peut raisonnablement se dire que ce petit bout de rien de quelques millimètres ne présente qu’un risque de disgrace esthétique. En effet, leur rôle de régulateur de chaleur serait plutôt un atout. De plus, ils peuvent être le reflet de nos affects (avoir les poils qui se dressent, avoir la chair de poule). Alors, devons-nous céder à l’appel du rasoir ou de la cire et surtout pourquoi et pour qui ?!!

Il est important de distinguer ce qu’il en est de notre propre satisfaction et le regard d’autrui. Donc, si l’on veut s’épiler :

- parce que l’on se sent plus légère sans ( ah non, ça, ça ne marche pas),
- parce qu’on se sent plus douce (quoique, il suffit de tester les jambes poilues et vierges d’épilation de notre boyfriend pour se convaincre qu’un poil long est plutôt agréable au contact)
- alors uniquement parce que ça fait plus net au regard, pourquoi pas, tant qu’il s’agit essentiellement de nos propres yeux que l’on veut satisfaire. Car si l’on se lance dans ce cycle infernal juste pour plaire à quelqu’un ou encore pour rentrer dans une norme, il y a de gros risques que cela devienne un véritable supplice. Si on se penche sur les sondages, les 2/3 de nos amis de la gent masculine nous préfèrent au naturel plutôt que complètement transformées par les modes minimalistes actuelles ! N’oublions pas (et je suis sûre que vous trouverez cela absurde) que les demoiselles du début de siècle dernier étaient coincées toute la journée dans des corsets archi-serrés, affinant la taille certes mais en contrepartie d’atroces souffrances ... Alors attention, sachons ne pas verser dans la démesure et soyons suffisamment respectueuses de nous-mêmes pour ne pas nous faire subir n’importe quelle torture !

- donc pour être bien dans notre peau, nous avons besoin d’être satisfaites de l’image que nous renvoie notre miroir. Il ne faut pas à tout prix souffrir, il faut juste entretenir et mettre en valeur ses atouts et décider fermement que se faire une beauté doit rester une partie de plaisir.

Alors en cette période de beaux jours à venir, pensons à notre bien-être avec ou sans poils car quoi qu’il en soit, nous sommes belles aussi (et souvent surtout) au naturel.

  • Mise en ligne le 10 août 2006
  • Dernière modification le 10 août 2006