Les violences verbales

A l’adolescence, la violence en général mais aussi la violence verbale est souvent très présente. C’est la période où il y a beaucoup de remaniements internes, physiques et psychiques et l’on comprend que l’on soit parfois en pleine effervescence ! Cette violence fait souvent partie de la crise adolescente. Il faut juste apprendre à ne pas se laisser envahir trop souvent par ce genre de sentiment qui peut apporter énormément d’ennuis !

Il arrive que certains ados aient une forte agressivité contenue en eux et parfois celle-ci se décharge, explose dans tous les sens et pas toujours au moment approprié. Cela arrive souvent que des bagarres commencent par un regard mal interprété. L’ado dira : "il m’a regardé méchamment, alors je suis allé lui demander ce qu’il avait". Le dialogue dégénère en général assez rapidement, et donne lieu cette fois à de la violence physique. Dans ce cas, l’ado projette sa propre agressivité sur l’autre et attribue donc sa propre violence à celui qu’il a en face.

Cette violence verbale conduit bien souvent à se sentir mal. Au lieu d’avoir évacué le trop plein de tensions et de se sentir mieux, on est souvent peu fier de ce que l’on a pu dire. On se rend compte que l’on a été trop loin, que ce n’était pas forcément à cette personne là qu’on avait tout cela à dire. De plus, il est possible que l’on ait blessé quelqu’un que l’on aime en lui renvoyant notre propre malaise, tout cela en étant injurieux. Il faut alors faire cette démarche si difficile mais pourtant nécessaire de s’excuser, aussi bien pour se faire pardonner de l’autre que pour pouvoir continuer à avoir de l’estime pour soi. Il ne faut pas oublier que les mots peuvent faire très mal et être parfois aussi violents que des coups.

Il est difficile de faire face à ce type de violence, lorsqu’on la reçoit. On reste souvent muet, stupéfait, que ce soit de la part d’une personne que l’on connaît ou d’un étranger. On reçoit une parole méchante, gratuite et inattendue. Il n’est pas toujours évident de se dire que notre "agresseur" est celui qui ne va pas bien et de pouvoir prendre du recul. On se sent blessé, comme assommé et bien souvent il a touché un point particulièrement sensible, il a appuyé juste là où cela faisait mal. Le mieux est encore de l’ignorer, pour ne pas alimenter ses injures, et que ce soit l’escalade, même si l’on est tenté de répliquer.

Ce n’est pas être lâche que de tourner les talons, au contraire, c’est être capable de se protéger et d’éviter d’inutiles ennuis.

  • Mise en ligne le 25 mai 2005
  • Dernière modification le 4 mars 2008