Piercing, la précaution s’impose !

Le piercing constitue une porte d’entrée possible pour des agents infectieux, au moment de la réalisation du geste mais également durant la période de cicatrisation qui s’ensuit. L’AP-HP a édité un guide destiné aux professionnels du piercing qui apporte des informations et des recommandations sur les règles d’hygiène, la stérilisation du matériel, les risques infectieux, les soins ou encore l’information au patient nécessaire à une pratique sécurisée du piercing.

N’oubliez pas qu’il est de votre droit de poser des questions et de visiter les locaux avant de prendre votre décision. Un piercing ne doit pas être fait sur un coup de tête, il faut se laisser le temps et suivre quelques règles de sécurité :

· Renseignez-vous bien avant de sauter le pas en allant chez un spécialiste du piercing (évitez absolument les perceurs ambulants).

· Le studio doit être propre, strictement non-fumeur, interdit aux animaux et réservé au body-piercing (le tatouage doit être pratiqué dans une autre pièce).

· En prenant rendez-vous, n’hésitez pas à poser le maximum de questions concernant l’hygiène, le déroulement et le suivi de l’intervention, comme l’entretien ou les risques éventuels...

· Pour éviter la transmission des infections, une des mesures la plus importante est le lavage des mains avant et après l’acte (avec du savon liquide, conditionné en distributeur, et l’utilisation d’un essuie-mains jetable). Le port de gants stériles est obligatoire mais ne dispense pas du lavage des mains. N’hésitez pas à le vérifier.

· Le perceur doit avoir les ongles courts, n’avoir ni bracelet, ni bague, avoir les cheveux courts ou attachés.

· Les aiguilles doivent être stériles et à usage unique et la peau (ou la muqueuse) doit être désinféctée.

· Assurez-vous également que les bijoux de piercing soient bien en acier chirurgical ou en or afin d’éviter toute allergie ou infection. Et il ne faut jamais échanger ses bijoux avec quelqu’un d’autre !

· Pendant la durée de la cicatrisation, il vaut mieux éviter d’être au contact avec des liquides potentiellement contaminants (sang, sperme, sécrétions vaginales...). 

Enfin si vous avez le moindre doute concernant un de vos piercings, n’hésitez pas à consulter votre médecin !

Dernière minute : mercredi 20 février 2008, un décret a été publié. Il stipule, entre autre, que « les personnes pratiquant le tatouage par effraction cutanée et perçage devront déclarer cette activité au préfet du département et devront être formées par des organismes habilités. Dans ce cadre, perçage (piercing) et tatouage sont interdits aux mineurs sans le consentement écrit d’une personne titulaire de l’autorité parentale ou de son tuteur ». Pour d’autres détails concernant le décret, on peut se référer au Journal Officiel.

  • Mise en ligne le 25 mai 2005
  • Dernière modification le 3 mars 2008