Prendre un risque, qu’est-ce que ça veut dire ?
Quand on prend un risque, d’une manière générale dans la vie, on peut avoir des motivations variées, cela peut avoir plusieurs sens et diverses conséquences. Un risque, ça peut être calculé : bien ou mal ... Par exemple, on peut prendre le risque de faire une impasse quand on a un contrôle ou qu’on passe un examen : la conséquence, c’est d’avoir une mauvaise note ou d’échouer. En sport, on peut se lancer à grande vitesse sur un VTT sur des chemins abruptes. La cause, dans ces cas, ça peut être une fatigue passagère, la lassitude, le manque de motivation ou de travail. A travers ces exemples simples du quotidien, nous pouvons voir qu’une petite prise de risque a des sources très variables d’un individu à l’autre. Faire une « impasse » pour un examen, c’est prendre un risque mais celui-ci semble plutôt calculé et relativement anodin. En effet, il y a d’autres prises de risques qui sont plus problématiques, dans le sens où elles soulèvent d’autres questions et sont plus préoccupantes.
Besoin d’adrénaline ou expression d’un mal-être : une frontière parfois floue
Depuis quelques temps, certains jeux confrontent celui que les pratique aux limites de l’émotion forte. On peut avoir l’impression qu’ils sont nouveaux, mais, ce sont en fait des pratiques qui remontent au Moyen-Age. Elles s’appelaient l’ordalie et consistaient à remettre son destin dans les mains de la justice divine. Ces jeux du surhomme, que l’on croit renouveler chaque jour, sont donc en fait très anciens. Le risque y est poussé à l’extrême et donne l’illusion d’une invulnérabilité alors qu’en réalité ils ont, malheureusement, déjà fait de nombreuses victimes... Là, officiellement, il s’agit de jeux : pourtant, il y a bien un risque mortel. Ici, la prise de risque met la personne en danger. Même s’il n’y a pas volonté de mettre fin à ses jours, c’est pourtant ce qui peut arriver. Alors, dans ce cas, pourquoi la personne a t-elle besoin de prendre ce risque ? Que cherche t-elle ? Est-elle aussi bien dans sa peau qu’il y paraît ? Difficile à dire, difficile de répondre d’une manière générale. On peut par ailleurs aimer prendre des risques en faisant du parachutisme, de l’alpinisme... Mais là, on est encadré, on a l’adrénaline, le partage des émotions avec les amis et les risques sont calculés. Mais dans les cas de prises de risques où la limite n’est pas claire, on peut avoir des doutes sur les motivations, sur ce qui pousse à agir comme cela.
Prise de risques et mal-être évident
A l’adolescence, à une période de la vie où on change tellement que parfois, on a du mal à se reconnaître, où il faut du temps pour apprendre à se connaître, il n’est pas évident de savoir où sont ses propres limites. Alors, on tente ! Prenons l’exemple de l’alcool. Boire un verre, prendre une « cuite » , c’est souvent l’occasion de se tester, de découvrir où se situent ses limites, de perdre (un peu) le contrôle de soi ... En revanche, boire volontairement pour s’oublier, oublier la vie, son quotidien, ses problèmes, là, c’est prendre un risque important pouvant aller jusqu’au coma éthylique. Recommencer régulièrement, cela dénote un mal-être plus ou moins profond : on peut en sortir indemne ou avec des séquelles plus ou moins graves, provisoires ou définitives. Cela peut être plus dramatique aussi, même si, au départ, ce n’était pas volontaire ... Si prendre des risques est banal, naturel, cela peut aussi être le signe d’un profond mal être lié à des antécédants personnels douloureux.
Si vous même ou l’un de vos proches avez des conduites que vous avez du mal à expliquer, si vous ne savez qu’en penser - si, si, ça arrive - n’hésitez pas à nous appeler : 0800 235 236 (anonyme et gratuit d’un poste fixe) !