Que faire, où aller ?

La maltraitance intra-familiale est punie par la loi.

Que l’on en soit victime ou témoin, le plus important : en parler autour de soi. Avant de se tourner vers des professionnels, choisir une personne en qui on a entièrement confiance, c’est plus facile : un ami, un professeur, un parent... En parler pour se protéger soi-même, pour protéger celui qui est en danger, pour se sentir mieux.

Vous êtes victimes de maltraitance... des professionnels peuvent vous aider :

- des lignes téléphoniques : Quelle que soit leur spécificité, les écoutants vous offrent la possibilité de parler de votre souffrance, d’être écouté et de vous sentir guidé.

- le 119, Allo Enfance maltraitée : numéro vert, anonyme et gratuit, ouvert 24h/24h. Ils ont la spécificité de pouvoir intervenir en signalant un acte de maltraitance auprès de la justice.

- Jeunes Violences Ecoute : 0800 20 22 23. Numéro vert en Ile de France, anonyme et gratuit, ouvert tous les jours de 8h à 23h. Les écoutants sont psychologues et juristes. Il y a aussi aujourd’hui un site internet www.jeunesviolencesecoute.fr

- Fil Santé Jeunes : 0800 235 236. Numéro vert national, anonyme et gratuit, ouvert tous les jours de 8h à 24h. Psychologues et médecins y travaillent.

N’oubliez pas que même si ces lignes sont parfois difficilement joignables, l’écoutant est là pour vous écouter et vous aider à envisager une solution.

- l’école : un prof, un conseiller d’éducation, une assistance sociale, une infirmière ou un médecin ont la possibilité de vous aider à faire des démarches. Ne pas être seul avec son "secret", c’est important dans ces moments-là.

- le commissariat de police : En principe, c’est au détenteur de l’autorité parentale de porter plainte, sauf s’il est lui-même auteur d’agression envers vous. Dans ce cas, et si vous êtes mineur, vous pouvez vous présenter seul ou accompagné d’un autre adulte au commissariat pour y faire une "déposition". Les agents entament ensuite les procédures qui permettront la mise en place d’une mesure de protection.

- le juge des enfants : Vous pouvez aussi demander un rendez-vous directement avec lui. Son rôle est d’offrir aux jeunes une assistance (et non une mesure dirigée contre leur parent) pour faire cesser le danger et restaurer des conditions de vie et d’éducation acceptables pour chacun.

-  les médecins : en cas de viol ou de maltraitance physique, il est important de se rendre aux urgences. Le médecin fait alors un examen afin de traiter la douleur et de faire un constat des coups portés. Il est important de lui "dire" ce que vous vivez pour qu’il puisse faire un signalement pour que cela ne se reproduise plus. Là encore, être accompagné est d’une aide véritable.

Vous êtes maltraité, vous avez un ami qui vous a fait part de sa situation de maltraitance... Beaucoup de professionnels sont disponibles pour vous : vous n’êtes pas seuls. Quel qu’il soit, un adulte qui "sait" est en devoir d’intervenir pour vous aider.

  • Mise en ligne le 25 mai 2005
  • Dernière modification le 23 octobre 2006