Toc, toc toc !!

D’où vient ce trouble ?

Sigmund Freud a été le premier à parler de Névrose Obsessionnelle, maladie psychologique consistant à craindre sans arrêt d’avoir détruit ou de pouvoir détruire quelque chose. Cette crainte incessante entraîne de longues séries de vérifications afin de s’assurer que cet objet n’a pas été détruit et ne le sera pas. Plus récemment, cette maladie a été requalifée de Trouble Obsessionnel Compulsif. L’origine de cette pathologie est psychique.

Comment s’exprime-t-il ?

Les TOC se répartissent en deux catégories : les idées obsédantes et les compulsions. Les idées obsédantes sont les phobies (peur d’être contaminé) et les obsessions (être persuadé qu’une catastrophe va arriver). Les compulsions sont des actes, des rites qui permettent d’apaiser les idées obsédantes (se laver les mains afin de ne pas être contaminé, vérifier que le gaz est éteint afin de ne pas faire sauter la maison). Le sujet a conscience de l’absurdité de ses craintes et de l’inutilité de ces rites conjuratoires, mais s’il ne les fait pas il est envahi par une angoisse extrêmement invalidante. Une fois la compulsion accomplie, l’accalmie est de très courte durée. Le sujet doit exécuter de façon répétitive et exagérée ses rites car finalement ils ne l’apaisent jamais. Ne pas les exécuter est d’autant plus angoissant. C’est un trouble qui, pris dans un sens ou dans l’autre, est générateur d’une angoisse extrême.

Quand s’inquiéter ?

Ce trouble est rare chez les enfants. Il peut apparaître et s’installer au moment de la puberté. La difficulté majeure pour savoir à partir de quand il faut s’inquiéter, c’est que l’on a tous des petites phobies, des petites obsessions et des petits rites pour conjurer le mauvais sort. On peut être très ordonné, très méticuleux, superstitieux, propre, soigné sans pour autant être atteint de TOC. Ce ne sont que des traits de caractère. On doit commencer à se poser des questions si la personne effectue des rites qui lui prennent beaucoup de temps dans la journée, au détriment d’autres activités essentielles. Un élément important est l’anxiété que cela provoque de ne pas procéder à ces rites. Si une personne souffre de ses pensées ; de ses peurs au point de ne pouvoir mener une vie normale (sortir, aller à l’école, prendre les transports...), c’est que ce trouble devient de plus en plus envahissant. Il est alors temps de réfléchir à une prise en charge, car l’isolement, le repli social et la souffrance sont loin d’être une fatalité.

Quels traitements ?

Quand le diagnostic a été posé par un psychiatre (et personne d’autre !), vient alors le temps de la recherche du traitement le plus adapté. Les idées obsédantes et les compulsions emprisonnent le sujet, il ne peut plus disposer de sa pensée car elle est envahie par les TOC. Pour le libérer de ces TOC, la thérapie comportementale peut être une première solution. Un traitement médicamenteux peut également apaiser l’anxiété. Cependant cela ne suffit pas à guérir la nature du conflit psychique inconscient. C’est pour cela que rapidement une thérapie d’inspiration psychanalytique est nécessaire. Les deux types de thérapies combinées donnent de bons résultats. Pour en savoir plus, vous pouvez consulter la doc du site à l’adresse : http://www.filsantejeunes.com/-Quelle-therapie- ou nous appeler su 0800 235 236.

Trait de caractère ou réel trouble psychiatrique ? Cela ne doit pas vous empêcher de continuer à ranger votre chambre, vous laver et garder les objets et les rites qui vous rassurent. Surtout avant un contrôle ou un examen !

  • Mise en ligne le 21 janvier 2008
  • Dernière modification le 21 janvier 2008