Transmission du SIDA, vrais risques et idées fausses...

Le VIH est présent dans l’ensemble des sécrétions corporelles. Seuls les cinq liquides biologiques suivants sont susceptibles de contenir suffisamment de virus pour permettre une transmission :

- le sang,
- le sperme,
- le liquide pré-séminal chez l’homme,
- les sécrétions vaginales chez la femme,
- le lait maternel.

La transmission est le résultat du contact entre une sécrétion infectée et une muqueuse. Dans l’ordre décroissant, les muqueuses les plus perméables sont la muqueuse rectale, la muqueuse vaginale, et la muqueuse buccale. S’il y a des lésions (en particulier celles provoquées par les IST), la porte d’entrée est encore plus ouverte et le risque de transmission augmente.

Quatre pratiques sont reconnues comme étant à risque réel de transmission :

- La pénétration anale, vaginale, et, plus secondairement, buccale. Les cas de transmission par cunnilingus sont rarissimes alors que les contaminations au cours de la fellation existent réellement mais restent très rares. Le risque commence dés le début de la pénétration. Le liquide pré-séminal est contaminant et le risque est donc présent bien avant l’éjaculation.

- Une piqûre volontaire (consommateur de drogue) ou accidentelle (professionnels de santé) avec une seringue qui vient de servir à une injection ou à un prélèvement sanguin. Contrairement à une idée répandue, la piqûre accidentelle avec une seringue qui traîne dans un lieu public ne constitue pas un risque pour le VIH. Il y a par contre un risque de transmission de l’hépatite B et du tétanos (il existe des vaccins pour ces deux maladies). Il faut se souvenir que la durée de vie du virus à l’air libre est limitée. De plus, le sang coagule rapidement ce qui rend impossible la contamination.

- La transmission de la mère à l’enfant lors de l’accouchement et, beaucoup plus rarement, lors du 3ème trimestre de la grossesse.

- La transmission de la mère à l’enfant au cours de l’allaitement (la muqueuse buccale du nourrisson est autrement moins résistante que celle de l’adulte, et le temps passé à téter est important).

La transmission par des contacts sexuels sans pénétration (contact bouche-sexe féminin, bouche-anus, frottements des sexes sans pénétration) ou par de simples blessures (sans l’intermédiaire d’une seringue) est exceptionnelle. Il faudrait en effet un contact prolongé entre deux plaies fraîches ouvertes et sanglantes, avec un virus capable de progresser à contre-courant puisque le sang sort sous pression. Ce genre de situation n’existe pas et le risque est donc nul.

Il arrive de craindre d’être contaminé suite à une contact du sperme avec la peau. Ceci est impossible car la peau est une barrière infranchissable pour le virus.

En étant bien informé le risque est limité, en étant bien protégé, le risque est écarté ! Pour savoir où être renseigné et dépisté, vous pouvez lire l’article suivant : http://www.filsantejeunes.com/Le-depistage-du-Sida

A ce jour, le préservatif reste le seul moyen de se prémunir du virus du SIDA.

PROTEGEZ-VOUS !

  • Mise en ligne le 6 mai 2008
  • Dernière modification le 6 mai 2008