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Se déguiser

Lundi, 06 Février 2012 09:10

Après Noël et avant Pâques, pendant cette période sombre et froide de l’hiver, existent néanmoins de très bonnes occasions pour faire la fête. Si la Chandeleur et Mardi gras riment traditionnellement avec crêpes, alimentation riche, farine et œufs cassés, le mois de février revêt des couleurs de Carnaval … Place à l’imagination et à la liberté, et changeons de costumes !

 masque

Se déguiser : une tradition

Se déguiser est une activité que sans doute tous les humains pratiquent depuis la nuit des temps. Au Sénégal, lors du Simb (la « danse du faux lion » en wolof), qui se déroule lors de différentes fêtes partout à travers le pays, les hommes se déguisent en lions. En Chine, on se déguise lors du Nouvel An et dans diverses fêtes traditionnelles. Les Romains se déguisaient lors des lupercales (fêtes des dieux solaires Pan, Lupercus, Faunus et Inuus)  des bacchanales (fêtes de Bacchus) et des saturnales (fêtes de Saturne) ; les Grecs le faisaient lors des dionysies…

Carnaval et compagnie

Dans notre univers culturel, le déguisement est très associé à Carnaval. Cette fête chrétienne commence à la fin des fêtes de Noël, le jour de l’Epiphanie et se termine le jour de Mardi Gras. Le carnaval précède le Carême, période de prières et de privations rituelles (un peu comme le Ramadan) de 40 jours, entre le mercredi des Cendres et le jour de Pâques, où, selon la tradition, on ne mange ni viande, ni graisse, ni œuf, on n’a pas de relations sexuelles, on ne se marie pas, etc.

Carnaval, mi-carême, Halloween sont l'occasion de danser et de chanter, de se déguiser, porter des masques, changer de personnage pour quelques heures ou quelques jours. Toutes ces fêtes ont des points communs : ce sont des moments où on a le droit de faire ce qui est habituellement interdit : les femmes se déguisent en hommes et les hommes en femmes. C'est en quelque sorte le monde à l'envers !
Au Moyen Age, on dansait dans les églises, on chantait la messe à l'envers, les riches se déguisaient en pauvres, les adultes se déguisaient en enfants et les enfants en adultes…

Ces fêtes ont également pour caractéristique commune d’être des événements collectifs qui rassemblent toutes les générations.

Le déguisement dans l’enfance

Pour les enfants, se déguiser est beaucoup plus habituel.
Se déguiser, c’est un jeu et quand on est enfant, le jeu permet de penser, de vivre ses émotions et ses désirs.
Se déguiser, c’est la possibilité de vivre les choses sans pour autant devoir renoncer à rien : on peut devenir une princesse ou Zorro mais, quand on aura fini de jouer, on enlèvera le déguisement et on retrouvera les bras de Papa et de Maman… et on n’aura pas eu besoin d’épouser un prince moche ou de s’entraîner à l’escrime plusieurs heures par jours pendant des années !

Se déguiser permet de choisir son propre personnage, comme si on était tout-puissant, complètement libre, ce qui est une idée rassurante quand on est petit et dépendant.

En se déguisant, on expérimente aussi la métamorphose. Cela permet de « s’entraîner » pour la grande transformation en adulte que sera l’adolescence et de calmer les inquiétudes que cette perspective peut faire naître.

Un déguisement d’enfant, cela correspond toujours à un besoin, à une pulsion à une période donnée. Le déguisement permet de se libérer, pour un moment, de certains interdits. Dans le déguisement, le jeu, on a tous les droits ou presque : on peut grogner, menacer avec  sa grande épée, dire «je vais te tuer ! » : ce n’est pas grave, on a le droit puisque c’est pour jouer, c’est un déguisement.

Et à l’adolescence ?

A l’adolescence, moment de métamorphose bien réelle, d’expérimentation et de « test » des limites (limites de soi, limites posées par l’autorité, etc.), l’apparence, le look peut donner lieu à tout un tas de jeux avec la norme et de recherches esthétiques. Il ne s’agit plus vraiment de se déguiser – quoique certaines tentatives puissent prêter à confusion. On est à la charnière entre enfance et âge adulte.

On peut en revanche expérimenter ce jeu de déguisement un peu différemment, par le biais d’un avatar virtuel par exemple : une autre façon de se chercher, de construire son identité en se mettant « à distance » dans la peau de personnages divers.

Y a-t-il une si grande différence entre l’attrait pour le déguisement chez un adulte et chez un enfant ? Pas sûr pour quiconque a assisté à une soirée déguisée où des pères et mères de famille se prennent allègrement pour Cat Woman ou Casimir. Ce n’est pas très étonnant puisque chaque adulte garde en lui-même - parfois très bien caché et pas toujours pour ce que cela a de plus attendrissant – l’enfant qu’il a été – ou n’a pas pu être.

Mise à jour le Lundi, 06 Février 2012 09:37
 

Drogues : qui consomme et combien ?

Mardi, 31 Janvier 2012 13:45

ESCAPAD, ça vous dit quelque chose ? Peut-être que cela vous évoque les vacances, le dépaysement ou encore un forfait fidélité d’une compagnie de transport…. Pourquoi pas, mais c’est surtout les initiales d’une enquête menée par l’Observatoire Français des Drogues et Toxicomanies (OFDT). ESCAPAD veut dire Enquête sur le Santé et les Consommations lors de l’Appel de Préparation à la Défense.

ofdt

En quoi consiste cette enquête ?
L’OFDT a voulu évaluer quel type de produits psycho-actifs que vous consommiez (enfin pas vous, vous ! mais « les jeunes » en France) et à quelle fréquence. La journée défense et citoyenneté concerne les jeunes de 17 ans. A cette occasion, plus de 32000 jeunes ont répondu au questionnaire, de façon anonyme bien-sûr… L’OFDT mène cette enquête depuis l’année 2000, comme ça elle peut en voir les évolutions.

Les résultats
Deux grandes tendances apparaissent :

  • D’une façon générale, les consommations de produits psycho-actifs sont à la baisse. Cependant près de 94% des jeunes ont expérimenté au moins une fois l’un de ces 3 produits : alcool, tabac ou cannabis.
  • L’usage régulier (c’est-à-dire au moins 10 usages dans le mois) du cannabis est en baisse alors que les usages réguliers d’alcool et de tabac sont en hausse.

On apprend aussi (et ça vous ne serez pas surpris !) qu’il y a une différence entre les filles et les garçons sur leur façon de consommer des produits psycho-actifs.
Le cannabis par exemple, est en légère hausse chez les filles alors qu’il est en légère baisse chez les garçons.
Concernant les drogues dites dures, ce sont plutôt les garçons qui expérimentent.
Enfin, concernant le tabac, la baisse est plus importante chez les garçons mais les « consommateurs quotidiens» restent quand même masculins.
Et pour l’alcool, la hausse concerne aussi bien les filles que les garçons mais les « consommateurs réguliers » sont encore plutôt masculins.

Que faut-il en comprendre ?
Que d’une façon générale vous avez tendance à moins consommer de produits psycho-actifs et moins souvent, mais (et oui ! il y a un mais) le tabac et l’alcool restent encore très consommés en particulier l’alcool lors d’ivresses répétées et régulières (c’est-à-dire 3 à 10 ivresses dans l’année). C’est le phénomène du binge drinking qui prend de l’ampleur.

A quoi ça sert de savoir tout ça ?
Tout d’abord ça donne une idée des comportements des jeunes face aux drogues, et ça renseigne sur l’évolution de ces comportements au fil du temps (de 2000 à aujourd’hui on note des changements).
Et puis surtout, ça permet aussi aux pouvoirs publics d’adapter les campagnes et les dispositifs de prévention qui vous sont destinés.
Ainsi, on comprend par exemple, que lancer en 2012 une campagne de prévention sur les drogues dures destinée aux filles, serait peu pertinent car c’est plutôt l’alcool qui est consommé de façon croissante et dangereuse chez les deux sexes.
Si vous voulez lire dans le détail cette enquête, vous pouvez vous rendre sur le site de l’OFDT mais préparez-vous à devoir affronter des statistiques et des graphiques de tous les côtés !
http://www.ofdt.fr/BDD/publications/docs/eisxstra.pdf

Mise à jour le Mardi, 31 Janvier 2012 13:58
 

Participe à l'enquête : Le harcèlement à l'école

Mercredi, 25 Janvier 2012 09:33

Le harcèlement à l’école, tu en entends peut-être beaucoup parler en ce moment de la bouche de tes parents, de tes enseignants, des médias ou des pouvoirs publics. Tu le vis peut-être aussi d’une manière ou d’une autre dans ton collège ou ton lycée …

rires derrière un jeune homme

Le harcèlement à l'école est un sujet grave, il mérite qu’on s’y attarde. Avant d'approfondir un peu ce thème sous la forme d’un grand dossier sur le site (à venir très prochainement), on a décidé de te demander quel était ton ressenti. Ton avis nous intéresse.

Clique pour répondre à notre enquête « Le harcèlement à l’école » ! Merci :-) !

Mise à jour le Jeudi, 26 Janvier 2012 09:00
 
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