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Drogues : qui consomme et combien ?

Mardi, 31 Janvier 2012 13:45

ESCAPAD, ça vous dit quelque chose ? Peut-être que cela vous évoque les vacances, le dépaysement ou encore un forfait fidélité d’une compagnie de transport…. Pourquoi pas, mais c’est surtout les initiales d’une enquête menée par l’Observatoire Français des Drogues et Toxicomanies (OFDT). ESCAPAD veut dire Enquête sur le Santé et les Consommations lors de l’Appel de Préparation à la Défense.

ofdt

En quoi consiste cette enquête ?
L’OFDT a voulu évaluer quel type de produits psycho-actifs que vous consommiez (enfin pas vous, vous ! mais « les jeunes » en France) et à quelle fréquence. La journée défense et citoyenneté concerne les jeunes de 17 ans. A cette occasion, plus de 32000 jeunes ont répondu au questionnaire, de façon anonyme bien-sûr… L’OFDT mène cette enquête depuis l’année 2000, comme ça elle peut en voir les évolutions.

Les résultats
Deux grandes tendances apparaissent :

  • D’une façon générale, les consommations de produits psycho-actifs sont à la baisse. Cependant près de 94% des jeunes ont expérimenté au moins une fois l’un de ces 3 produits : alcool, tabac ou cannabis.
  • L’usage régulier (c’est-à-dire au moins 10 usages dans le mois) du cannabis est en baisse alors que les usages réguliers d’alcool et de tabac sont en hausse.

On apprend aussi (et ça vous ne serez pas surpris !) qu’il y a une différence entre les filles et les garçons sur leur façon de consommer des produits psycho-actifs.
Le cannabis par exemple, est en légère hausse chez les filles alors qu’il est en légère baisse chez les garçons.
Concernant les drogues dites dures, ce sont plutôt les garçons qui expérimentent.
Enfin, concernant le tabac, la baisse est plus importante chez les garçons mais les « consommateurs quotidiens» restent quand même masculins.
Et pour l’alcool, la hausse concerne aussi bien les filles que les garçons mais les « consommateurs réguliers » sont encore plutôt masculins.

Que faut-il en comprendre ?
Que d’une façon générale vous avez tendance à moins consommer de produits psycho-actifs et moins souvent, mais (et oui ! il y a un mais) le tabac et l’alcool restent encore très consommés en particulier l’alcool lors d’ivresses répétées et régulières (c’est-à-dire 3 à 10 ivresses dans l’année). C’est le phénomène du binge drinking qui prend de l’ampleur.

A quoi ça sert de savoir tout ça ?
Tout d’abord ça donne une idée des comportements des jeunes face aux drogues, et ça renseigne sur l’évolution de ces comportements au fil du temps (de 2000 à aujourd’hui on note des changements).
Et puis surtout, ça permet aussi aux pouvoirs publics d’adapter les campagnes et les dispositifs de prévention qui vous sont destinés.
Ainsi, on comprend par exemple, que lancer en 2012 une campagne de prévention sur les drogues dures destinée aux filles, serait peu pertinent car c’est plutôt l’alcool qui est consommé de façon croissante et dangereuse chez les deux sexes.
Si vous voulez lire dans le détail cette enquête, vous pouvez vous rendre sur le site de l’OFDT mais préparez-vous à devoir affronter des statistiques et des graphiques de tous les côtés !
http://www.ofdt.fr/BDD/publications/docs/eisxstra.pdf

Mise à jour le Mardi, 31 Janvier 2012 13:58
 

L'horloge biologique

Lundi, 23 Janvier 2012 08:56

Tic tac tic tac. Et si notre corps nous donnait l’heure ? C’est un peu vite dit, mais pourtant, c’est bien de cela dont il s’agit lorsqu’on parle d’horloge biologique. S’il nous donne l’heure, c’est surtout pour nous dire (et oui, notre corps parle également !) comment vivre …

Horloge

Tout a commencé …

En l’an 1729, un chercheur géophysicien français surnommé Jean-Jacques d’Ortous de Mairan observe que les feuilles de Mimosa s’ouvrent et se ferment à un rythme régulier, en fonction de l’obscurité ou de la lumière à laquelle elles sont exposées. Il est le premier à parler de rythme végétal circadien : une espèce d’horloge interne qui fonctionnerait avec l’alternance jour-nuit.

Cette découverte sert ensuite de socle à de nombreuses expérimentations sur les plantes, les animaux et les hommes… Dans les années 1950 (enfin !), la communauté scientifique reconnaît l’existence d’une horloge biologique interne propre aux êtres vivants, à l’origine des rythmes circadiens (qui reviennent de manière régulière presque toutes les 24h).

L’horloge biologique : une définition

L’horloge biologique dite « circadienne » serait définie comme étant une structure interne capable d’indiquer à notre organisme ce qu’il doit faire, comment il doit réagir. Les rythmes qu’elle lui impose seraient comme les « aiguilles » de cette horloge invisible. Ces rythmes, forgés au cours de l’évolution par la rotation de la Terre sur son axe, permettraient à chacun de synchroniser ses activités en lien avec l’alternance du jour et de la nuit.

Plus concrètement, si nous nous réveillons le matin, si nous nous couchons le soir venu, si nous petit-déjeunons après nous être levés et déjeunons à midi,  … ce n’est pas le fruit du hasard ou d’une décision arbitraire érigée par un conseil de sages ! C’est notre corps qui nous dicte la manière dont nous avons à vivre, pour être bien. Notre organisme est « programmé » pour se mettre en état d’éveil lorsque le jour paraît, avoir sommeil lorsque la nuit tombe (nos yeux nous piquent et nos paupières s’alourdissent), nous faire savoir qu’il a faim (nos ventres gargouillent et nous manquons d’énergie), etc …

Cette horloge biologique nous permet de nous adapter au mieux à l’environnement dans lequel nous vivons.

Les cycles de la vie

Dans le langage courant, la notion d’horloge biologique a dépassé cette idée d’alternance des rythmes jour-nuit. Fonction première de cette « horloge », elle est là pour nous rappeler le temps qui passe. Notre corps, en fonction de là où il en est de son développement, nous dit aussi ce qu’il peut ou ne peut pas faire.

L’exemple le plus fréquemment utilisé concerne la période pendant laquelle une femme est en « capacité » d’avoir un enfant. Si une femme a aujourd’hui la possibilité de choisir le moment où elle souhaite avoir un enfant (merci la contraception), elle n’en est pas tout à fait maîtresse pour autant. Sans parler des difficultés physiologiques éventuelles que certaines peuvent rencontrer, c’est aussi le corps qui décide du « bon ou du mauvais moment ». Ainsi, sous l’action des hormones, une femme peut physiologiquement devenir mère au moment où elle commence à avoir ses règles et jusqu’au moment où elle ne les a plus…

En ce qui vous concerne messieurs, si les choses ne sont pas autant marquées, peut-être ressentez-vous votre « horloge biologique » d’une manière différente ?

Un impact sur notre santé

Ecouter notre horloge biologique et les « signaux » qu’elle nous envoie par l’intermédiaire de notre ressenti corporel, c’est important ! C’est se donner les moyens d’être en bonne santé, pour mieux avancer dans la vie.
Cela peut paraître évident, mais se coucher lorsqu’on sent qu’on a sommeil, manger lorsqu’on a faim, manger léger lorsqu’on a mal au ventre…  est essentiel à notre bon fonctionnement.

Même si, à première vue, on est capable de faire la fête jusqu’à 4h du matin, de dormir jusqu’à midi, de ne rien manger un jour et de manger comme 4 le lendemain … On ne pourrait pas bien  vivre si cela devait être tout le temps ! Autre exemple parlant pour les voyageurs : faire l’expérience du décalage horaire, c’est se confronter directement au bouleversement de nos rythmes biologiques… On peut résister, et même finir par s’y adapter ! Mais si cette expérience devait se renouveler en permanence, notre corps finirait par crier « à l’aide » !...
En tombant malade par exemple. Les douleurs et la fatigue sont autant de signes qu’il nous envoie pour faire en sorte que nous réévaluons notre comportement et trouvons un nouvel équilibre. 

Mise à jour le Lundi, 23 Janvier 2012 11:37
 

Saigner en dehors des règles

Lundi, 16 Janvier 2012 10:45

En principe, les femmes ne devraient pas avoir de saignements vaginaux en dehors de la période des règles. Cependant, et vous êtes peut-être dans ce cas, il peut arriver que cela se produise. Bien souvent, vous vous inquiétez, mais les saignements en dehors des règles, appelés « spottings », sont en général sans gravité. Cela n’empêche : on a besoin de savoir pourquoi cela arrive et quoi faire pour que cela cesse.

Serviette hygiènique

Un saignement inter menstruel peut être sans conséquence, mais il peut aussi révéler des problèmes sous-jacents et justifier des investigations approfondies.

Les causes des saignements en dehors des règles

 

L’action hormonale (prise d’une contraception hormonale)

- Quand on commence à prendre la pilule contraceptive, il arrive qu’on constate la présence de pertes de sang pendant les 3 premiers mois. Chez certaines femmes, la faible teneur en œstrogènes  amincit et fragilise la muqueuse interne de l'utérus (endomètre), ce qui peut entraîner des petits saignements.

- Un oubli d'un ou de plusieurs comprimés de pilule contraceptive peut causer de légers saignements et annule l'effet contraceptif.

- Une insuffisance d'imprégnation en hormones à un moment précis du cycle menstruel. Par exemple, une femme saigne alors qu'elle n'a pas oublié sa pilule contraceptive : dans ce cas, ces saignements indiquent que la pilule n'est pas suffisamment dosée en œstrogènes. Elle reste cependant efficace s’il n’y a pas eu d’oublis ! Si ces saignements durent plus de 3 mois, le médecin doit réévaluer le dosage et peut-être proposer une autre pilule.

- les autres contraceptions hormonales (patch, DIU, anneau, implant) peuvent aussi entraîner des spottings.

- La pilule du lendemain (la contraception d'urgence) peut également entraîner des saignements. C’est un des effets secondaires le plus fréquemment rapporté.

- Autres causes

- Les rapports sexuels peuvent être à l'origine de microtraumatismes. Le problème sera amplifié notamment si la lubrification est insuffisante, ce qui fragilise la muqueuse du vagin.

- La rupture de l'hymen au moment du premier rapport sexuel peut provoquer des saignements mais ce n’est pas systématique. Ce saignement-là ne doit cependant pas excéder quelques heures.

- Dans le cadre d’une grossesse, la survenue de saignements peuvent être inquiétants (fausse-couche, grossesse extra-utérine) ou au contraire sans gravité (saignements anniversaire des règles par exemple).

- Une infection sexuellement transmissible (IST)

- Une pathologie gynécologique (polypes, fibromes)

- Un choc physique : une chute, un coup reçu dans la zone génitale

 

Quelques conseils :

Bien qu’il soit en général sans gravité, il ne faut pas ignorer le saignement, surtout s’il a tendance à durer dans le temps ou à se répéter.

- Faire un test de grossesse en cas de saignement anormal suite à un oubli ou un échec de contraception.

- Utiliser un lubrifiant lors des relations sexuelles si vos sécrétions vaginales sont insuffisantes (sans oublier le préservatif).

- Bien lire la notice de votre moyen de contraception.

- Eviter les automédications, certains médicaments peuvent favoriser les saignements. Mieux vaut toujours demander l'avis de votre médecin.

- Pour toute question, ne pas hésiter à appeler un médecin de Fil Santé Jeunes.

 

Quand consulter ?

- Si un saignement a lieu en dehors des règles de façon répétée.

- Si un saignement a lieu au cours d'une grossesse.

- Si un saignement est anormalement abondant.

- Si le saignement est accompagné de pertes malodorantes, démangeaisons, brûlures en  urinant.

 
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