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L’Inspection Générale des Affaires Sociales (IGAS) a récemment remis un rapport à Mme la Ministre de la Santé à propos de la prévention des grossesses non désirées et de la prise en charge des Interruptions Volontaires de Grossesse. En 2008, l’IGAS est chargé d’effectuer un état des lieux de ces questions et d’évaluer ainsi l’impact des différentes politiques mises en œuvre ces dernières années en France, comme l’allongement du délai légal d’intervention à 14 semaines d’aménorrhée par exemple.
Les points essentiels :
- La diffusion importante de la contraception depuis quelques années n’a pas fait diminuer le nombre des IVG, estimés à 200 000 par an. - L’utilisation des IVG médicamenteuses est de plus en plus importante (50% des IVG en 2007). - Les délais d’attente dans les établissements pratiquant les IVG sont encore importants, le choix d’une intervention médicamenteuse ou chirurgicale n’est pas toujours possible dans certaines zones géographiques. - Les échecs contraceptifs (oubli de pilule par exemple) restent la première cause d’IVG : 72% des IVG sont réalisées chez des femmes qui sont sous contraception ! Les médecins qui prescrivent la contraception ne semblent pas suffisamment prendre en compte les attentes et le mode de vie de leurs patientes. - Les jeunes ont encore difficilement recours à une contraception régulière. - L’école ne remplit pas toujours son rôle en ce qui concerne l’éducation sexuelle. - Depuis plusieurs années, le nombre d’établissements pratiquants l’IVG est en baisse.
Les actions à mener :
- Pour réduire le nombre d’IVG, il est absolument nécessaire de renforcer mais aussi de transformer la prévention des grossesses non-désirées. - Développer les actions en dehors de l’école, en direction notamment des populations en situation difficile. - Adapter plus précisément la contraception aux besoins de chaque patiente. Proposer des modes de contraception plus « faciles » à observer, pour éviter les échecs. - Promouvoir la contraception d’urgence.
- Considérer la prévention des grossesses non-désirées et la prise en charge des IVG comme une activité à part entière dans l’offre de soins et de prévention.
Vers des propositions concrètes :
- L’information et l’éducation sexuelle seront accessibles au sein des écoles dès le plus jeune âge. - La mise en place d’un accès gratuit et anonyme à la contraception pour les mineurs auprès de professionnels de santé volontaires dans les zones dépourvues de centres de planification ou centres d’IVG.
- Un stage dans un centre d’IVG pourrait être suggéré au cours du cursus universitaire des futurs médecins généralistes, internes, sages-femmes et infirmières.
Affaire à suivre …
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