Le déni de grossesse
Lundi, 19 Avril 2010 08:31

On recenserait chaque année, en France, entre 1600 et 2000 cas de déni de grossesse. Pas toujours faciles à « comptabiliser », les dénis de grossesse sont aujourd’hui des faits avérés. Longtemps « bannis » des maternités, leur reconnaissance permet aujourd’hui une meilleure prise en charge de la mère et de son enfant. Pour en savoir plus sur ce phénomène qui continue d’intriguer…

Enceinte sans le savoir …

C’est l’inventeur de la psychanalyse, S.Freud, qui a défini le « déni ».  Il s’agit d’un mécanisme psychique consistant à nier une partie de la réalité. Ce mécanisme se met en place comme une stratégie de défense lorsque cette réalité est jugée trop insupportable pour notre inconscient. Dans le cas d’une grossesse, on ne fait pas « comme si » on ne savait pas, on n’a réellement pas conscience qu’on est enceinte ! Finalement, on ne se pose même pas la question, on ne sait pas qu’il en train de se passer quelque chose.
La prise de conscience de l’existence d’une grossesse peut avoir lieu à quelques mois ou semaines de la naissance de l’enfant, vers la fin de la grossesse, ou dans les situations extrêmes, au moment de l’accouchement.

Incroyable !

De l’extérieur, on se demande comment tout cela est possible…
Le déni de grossesse est finalement sidérant pour tous. Pour beaucoup d’ailleurs encore, il reste très difficile à croire : s’il est maintenant reconnu comme étant une réalité médicale,  il n’est pas reconnu comme étant une réalité juridique.
S’il est si difficile d’accepter que ce mécanisme puisse bel et bien exister, c’est aussi parce qu’on en cherche encore aujourd’hui les raisons profondes.

Pas de « symptômes »

Les témoignages des jeunes femmes qui en ont été « victimes » s’accordent à dire que dans les cas de déni de grossesse, on ne ressent pas les signes « normaux » ni les  maux  spécifiques de la grossesse : pas de nausées, pas de vertiges, règles présentes (en fait, des saignements plus ou moins réguliers)… C’est vrai qu’en plus, certaines d’entre elles n’ont jamais cessé de prendre une contraception. Lorsque la grossesse est plus avancée, la jeune femme ne perçoit pas les mouvements du bébé dans son ventre.

Pas de transformations corporelles

Le corps reste le même, « comme si » la femme n’était pas enceinte : pas de prise de poids, pas de ventre qui s’arrondit, pas de seins qui grossissent… Il n’y a aucun signe extérieur visible de la grossesse existante.
En fait, le fœtus dans le corps se développe dans le sens longitudinal (vers le haut et vers le bas) et pas en avant dans l’abdomen comme c’est le cas d’habitude.

Le déni de l’entourage

C’est peut-être en partie pour cela que l’entourage ne se rend compte de rien !
Cet aspect-là reste quand même le plus étonnant : mais comment une mère, un père, un petit copain, un mari … et même le médecin traitant ne peuvent-ils pas VOIR ?!
En fait, c’est justement une caractéristique du déni : il est souvent « contagieux ». Celle qui est dans le déni arrive (toujours inconsciemment) à « emmener » ses proches dans sa propre réalité … - celle d’une absence de grossesse en l’occurrence.

La souffrance d’une mère

Du choc … S’apercevoir qu’on est « passée à côté » d’une grossesse et se retrouver face à un bébé qu’on n’attendait pas peut être un véritable traumatisme. Qui est ce bébé, comment peut-il être le mien ? Se retrouver mère en quelques minutes ne s’invente pas. Au-delà de l’incompréhension, c’est un moment de sidération. Par la suite, cela peut aider d’être accompagnée par un psychologue ou un psychothérapeute, pour parler de ce traumatisme et tenter de répondre avec lui à toutes ces questions qui se posent.

Au drame … Par manque de prise en charge pendant la grossesse, de soins néonataux et maternels au moment de l’accouchement (quand par exemple on n’a pas eu le temps d’aller à l’hôpital), il arrive que le bébé ne survive pas. La douleur peut être profonde. Dans certains cas très rares et très extrêmes, le déni de grossesse a pu être identifié comme ayant été un élément déclencheur d’un geste infanticide.

 
Les cyber habitudes des Habbos
Lundi, 12 Avril 2010 15:07

Habbo, ça vous dit quelque chose ? Une des plus grandes communautés virtuelles pour ados présente sur le Web. Ce « réseau social » compte aujourd’hui 114 millions d’inscrits à travers le monde, dont 7 millions en France. C’est énorme ! D’ailleurs, si vous êtes déjà inscrit, vous savez probablement que Fil Santé Jeunes y participe depuis quelques années maintenant. Peut-être avez-vous déjà assisté à une des séances de chat dans notre bus, situé dans les Jardins de l’Hotel ?

Le créateur de ce réseau social, Sulake Corporation, a récemment réalisé une enquête sur Habbo afin de mieux connaître vos pratiques et vos opinions, à vous les habbos, à travers le monde. Vous êtes près de 58 000 habbos âgés de 10 à 20 ans, provenant de 31 pays, dont 5000 environ en France, à avoir participé à cette enquête. Cette enquête portait, entre autres, sur votre manière d’utiliser les médias ainsi que sur vos sites et vos jeux en ligne préférés. Ci-dessous, on vous propose un petit compte-rendu.

Les résultats en bref

Comme l’on pouvait s’y attendre, les habbos ont tous élu Internet comme le média le plus important. Pour 9 habbos sur 10, Internet occupe une place très importante dans la vie de tous les jours. Cette enquête montre également que 4 habbos sur 10 à travers le monde participent régulièrement à la création de contenus sur Internet (blogs, forums, téléchargement de photos et vidéos). Vous êtes la moitié à mettre régulièrement à jour votre profil sur un site de réseau social et à transférer des liens ou des clips vidéo trouvés sur Internet. Par ailleurs, saviez-vous que parmi tous les participants, les bloggeurs les plus actifs se trouvent en France ainsi qu’en Italie et à Singapour ?

Parmi ce qu’Internet propose, les habbos, tous pays confondus, ont classé par ordre de préférence (du plus ou moins) : les messageries instantanées, les emails, les sites de chat et de partage de vidéos, les sites d’information et de jeux en ligne, les réseaux sociaux, les forums blogs divers, la télé et la radio sur Internet. En revanche, considérés comme moins importants : les podcasts, les sites des rencontres, les sites de shopping.

En France, ce sont les blogs, les sites de partage de vidéos, la radio sur Internet ainsi que les sites dédiés à la vente aux enchères qui remportent la victoire. Vous, petits habbos français, préférez Skyrock, Youtube. Quant aux jeux en ligne, ce sont Dofus, et Counter-Strike qui prédominent.

En ce qui concerne les sites et les jeux en ligne, les préférences des participants, tous pays confondus, varient en fonction de l’âge et du sexe. Si garçons et filles apprécient le site Youtube, les réseaux sociaux comme Facebook ainsi que les sites de partage de photos comme Fotolog sont généralement plus appréciées par vous, mesdemoiselles ! Vous, messieurs ce sont plutôt les sites de mini-jeux comme Minijuegos ou encore les sites d’information comme Wikipédia qui vous plaisent. Quant aux jeux en ligne, là aussi filles et garçons vous n’aimez pas les mêmes choses : World of Warcraft et Counter-Strike c’est garçon, Neopets ou encore Stardoll c’est fille. Cependant des jeux comme The Sims ou encore Maplestory, vous attirent filles et garçons de la même façon.

Au rayon consoles de jeu : 7 habbos sur 10 en possèdent une et chez les habbos français, c’est la Wii qui arrive en tête, suivie par la PlayStation 3 et la Playstation Portable.

Internet au téléphone

82 % des habbos interrogés pour l’enquête, tous pays confondus, possèdent un téléphone portable. Que faites-vous avec vos téléphones?

Comme l’on pouvait s’y attendre, plus de la moitié d’entre vous envoie des textos, écoute de la musique, prend des photos et joue. Environ 30 % des habbos écoutent la radio sur le téléphone alors que 16 % seulement l’utilisent pour regarder la télé. 1 sur 4 surfe régulièrement sur Internet et achète des sonneries et de nouveaux jeux. En fait, même si les jeux en ligne via le téléphone portable ne sont pas encore très fréquentés, l’utilisation du portable pour accéder aux services d’Internet augmente rapidement. Des solutions pour se connecter aux communautés virtuelles sur Internet se créent de plus en plus, ce qui laisse croire que les mondes virtuels et les jeux en ligne vont gagner du terrain avec l’augmentation des possibilités d’accéder à Internet via le téléphone portable !

*Source: « Global Habbo Youth Survey 2008 », Sulake Corporation Oy, Lahti: Finlande.

Mise à jour le Jeudi, 15 Avril 2010 15:46
 
Les premières éjaculations
Mardi, 06 Avril 2010 09:10

Au début de la puberté, les testicules grossissent et des érections spontanées peuvent se produire. Ces érections spontanées vont devenir de plus en plus fréquentes et elles pourront parfois être suivies d'éjaculation.

Ces premières éjaculations se produisent la plupart du temps lors du sommeil, au cours de rêves auxquels on donne parfois le nom de « rêves mouillés » ou « pollution nocturne ». Avec le temps, ces éjaculations nocturnes seront moins fréquentes. La masturbation et les premières relations sexuelles permettront également de les faire disparaître petit à petit. Elles sont un signe de bonne santé donc pas de raison de s’inquiéter.

En règle générale, les premières éjaculations apparaissent un an après le début de la croissance du pénis soit en moyenne entre 12 et 15 ans. Cependant, il est possible qu'elles surviennent plus tôt ou plus tard, chaque individu est différent. Tous le monde n’a pas la même taille, tout le monde ne se développe pas à la même vitesse. Il y a un temps pour tout, celui pour grandir et celui pour avoir sa première éjaculation. On ne peut rien faire pour accélérer les choses. Des fois on aimerait pouvoir aller plus vite que la musique, on aimerait que ça arrive parce que les autres en parlent dans la cour de récréation et qu'on voudrait pouvoir annoncer aussi fièrement qu'on a eu sa première éjaculation. Le seul allié qu'on a c'est le temps, il faut attendre.

« Mes amis ont du sperme mais pas moi »

Si on est inquiet, on peut discuter avec ses amis. On se rend compte alors que si on n’a pas encore de sperme, on a par contre déjà des poils et la voix qui a mué. Le reste viendra plus tard. La croissance c’est un peu comme les arbres ; chacun grandit à sa vitesse mais, au final, avec leurs particularités et leurs différences, tous deviennent adultes et appartiennent à la même forêt…

« Mon sperme est bizarre, on dirait qu’il est transparent »

C’est possible au début. Pas d’inquiétude. Les organes qui fabriquent le sperme ne sont peut être pas encore complètement matures. La couleur du sperme va changer. Elle est variable d’un individu à l’autre. Plutôt blanc, le sperme peut avoir une coloration légèrement jaune ce qui est tout à fait habituel. Seule la couleur marron doit provoquer une visite chez un médecin car cela suppose qu’il y a du sang dans le sperme et ce n’est pas normal.

« J’ai du sperme… mais pas beaucoup »

La encore, pas d’inquiétude. La quantité de sperme est variable d’un individu à l’autre (et loin de ce qu’on voit dans les films porno) et chez un même individu au cours de sa vie. Rappelons que ce qui est important est plus la qualité du sperme que sa quantité. Par qualité il faut entendre la mobilité et la morphologie des spermatozoïdes (visibles avec un spermogramme, examen médical pratiqué en cas de stérilité notamment).

Tout comme les premières règles chez la fille, les premières éjaculations sont une étape importante de la vie car elles sont le signe de la maturation sexuelle des organes génitaux. Le garçon est devenu un jeune homme capable de procréer c’est à dire d’avoir des enfants. Dans la plupart des cas les premières émissions de sperme sont dépourvues de spermatozoïdes et donc non fécondantes. Cependant des spermatozoïdes peuvent être déjà présents. Il est donc possible, dès le premier rapport sexuel, de provoquer une grossesse chez une fille. Il ne faut donc pas oublier alors de se protéger afin d'éviter une grossesse non désirée.

Si vraiment on est inquiet, on peut toujours en parler à son médecin généraliste ou au planning familial. En appelant Fil Santé Jeunes on pourra aussi avoir des informations sur le développement et ainsi se rassurer.

Mise à jour le Mardi, 06 Avril 2010 09:23
 
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