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Porter des talons aiguilles

Lundi, 13 Mai 2013 07:21

Les talons hauts comptent toujours beaucoup dans la mode d’aujourd’hui. On appelle « talons hauts » les talons qui dépassent 5 cm de hauteur.
Un grand nombre de femmes aiment leur côté « haute couture », la longueur de jambe qu’ils promettent et la jolie silhouette qu’ils offrent. Elles sont souvent prêtes à y sacrifier un peu de confort et de stabilité. Seulement, ils peuvent faire quelques victimes …

chaussures talons aiguille

Un pe
u d’histoire …

Dans l’histoire, le talon haut avait un rôle purement utilitaire, il permettait à la cavalière de prendre un meilleur appui sur les étriers. A la cour de Louis XV, le galbe était à la mode, même si c’était une torture de porter des chaussures obligeant le pied à prendre une position contre nature et dont la pointe comprimait douloureusement les orteils. Les chaussures étaient si hautes, que les élégantes qui les portaient ne pouvaient marcher sans une canne.

Porter des talons : les avantages et les inconvénients

Les avantages : Ils sont purement esthétiques mais peuvent avoir un impact sur l’image de soi et la façon de se présenter au monde. On prête aux talons hauts toutes sortes de vertus : ils allongeraient la silhouette en l’affinant, augmenteraient par là-même la confiance en soi et rendraient fous la plupart des hommes !

Les inconvénients : Ils sont physiques. Porter régulièrement des talons hauts aurait un effet néfaste sur les pieds, les mollets mais aussi les jambes et le dos (colonne vertébrale)

La cambrure que les chaussures à talons imposent aux pieds n’est pas naturelle. Le poids doit normalement être distribué sur toute la plante du pied. Ces chaussures déplacent une grande partie du poids sur l’avant-pied, empêchant les talons et les tendons d’Achille de fonctionner normalement.

Les pieds se retrouvent « en boule », recroquevillés au niveau des orteils. Ils sont contraints de rester en flexion plantaire (comme sur la pointe des pieds). Dans cette position, les muscles et tendons du mollet ne sont presque jamais étirés complètement. Ils s’adaptent et raccourcissent.

Les orteils poussés jour après jour dans une chaussure étroite et à angle aigu peuvent commencer à se déformer. On les appelle alors « orteils à marteau ». C’est la pression exercée vers le bas par glissement qui entraîne une courbure.

Les mollets sont également fragilisés par une assise au sol qui n’est pas suffisamment stable : ils peuvent se tordre ou se tendre à cause de l’effort demandé.

Un talon trop haut peut également provoquer des douleurs jusque dans la colonne vertébrale lombaire. Il diminue la distance entre l’os du talon et le genou. Le tonus musculaire normal du mollet est diminué et sa fonction entravée, ce qui entraîne une fatigue musculaire.

De manière plus générale, porter des talons hauts modifie la silhouette et influe sur la démarche. Celle-ci devient moins efficace parce que les muscles et les tendons de leurs mollets sont plus courts. Les pas sont légèrement plus petits et les muscles des jambes, plus sollicités. C’est le corps entier qui ne se meut plus naturellement, ce qui peut l’abîmer à terme.
Enfin, il faut admettre que, perchées en hauteur, un accident peut vite arriver et un pied ou une cheville peut vite être fracturé-e !

Quelques conseils pour se sentir belle tout en restant vigilante Smile

Porter des talons hauts est une pratique à risque ! Et ceci, même lorsqu’on a l’impression d’en avoir l’habitude.
C’est pourquoi il est conseillé :

-    de le faire avec modération (plutôt à l’occasion de soirées ou d’événements particuliers)
-    d’alterner des chaussures à talons hauts avec des chaussures à talons plats
-    de privilégier les talons de moins de 4 cm
-    de choisir de bonnes chaussures, adaptées aux pieds de chacune
-    de demander conseil à un podologue si besoin

 

Le détournement de mineur

Lundi, 06 Mai 2013 09:20

Vous êtes nombreux à nous écrire ou à nous téléphoner pour nous demander ce qu’est un détournement de mineur et que risque celui qui en serait accusé. Souvent, cela concerne vos histoires d’amour et le désaccord de vos parents. La situation la plus typique est celle d’une jeune fille (ou jeune garçon) mineure de moins de 18 ans, voire de moins de 15 ans, qui sort avec un garçon (ou une fille) majeur(e) de plus de 18 ans. En réalité, vous confondez « détournement de mineur » et majorité sexuelle, et plus précisément « délit d’atteinte sexuelle sur mineurs ». Ce sont deux notions juridiques différentes, qui peuvent (ou pas) être liées. On vous explique.

Balance

Majorité sexuelle et détournement de mineur

Le détournement de mineur est souvent confondu avec les questions de majorité/minorité sexuelle. Le détournement de mineur concerne le fait de soustraire un mineur aux adultes ayant autorité sur lui, sans forcément que des relations sexuelles aient lieu entre le mineur et celui qui le soustrait aux adultes ayant l’autorité.

L’article 227-8 du code pénal prévoit que :  « le fait de soustraire, sans fraude ni violence, un enfant mineur des mains de ceux qui exercent l’autorité parentale ou auxquels il a été confié ou chez qui il a sa résidence habituelle, est puni de cinq ans d’emprisonnement et de 75 000 euros d’amende ».

Le détournement de mineur se réfère à la majorité civile (18 ans) et non sexuelle (15 ans). Il ne concerne pas que les relations sexuelles entre majeur et mineur. Lorsqu’il y a relations sexuelles entre un mineur et un majeur, elles doivent être associées à un « enlèvement » ou à la « soustraction à l’autorité parentale » pour que cette qualification soit donnée.

Par exemple, un adulte qui hébergerait un mineur en fugue pourrait être accusé de détournement de mineur s’il ne prévient pas les parents du mineur. En effet, lorsqu’un adulte accueille un mineur en fugue, il doit avertir ses parents (sauf s’il est en danger – si l’enfant ou l’adolescent est par exemple victime de violences de la part de ses parents) car une personne ne peut légalement pas héberger un mineur sans l’accord de ses derniers.

Cela signifie que même en dehors d’une situation de fugue, lorsqu’un mineur décide de dormir chez un copain sans l'autorisation de ses parents, et que les parents du copain acceptent de l’héberger, ils peuvent être poursuivis pour détournement de mineur.

Par ailleurs, de manière plus générale, un adulte majeur sera mis en cause s’il agit pour faire faire à un jeune mineur quelque chose pour laquelle ses parents ne seraient pas en accord, sans les en avertir. Par exemple :

• Le fait de provoquer directement un mineur à faire un usage illicite de stupéfiants est puni de cinq ans d’emprisonnement et de 100 000 euros d’amende. Art. 227-18 du code pénal

• Le fait de provoquer directement un mineur à transporter, détenir, offrir ou céder des stupéfiants  est puni de sept ans d’emprisonnement et de 150 000 euros d’amende. Art. 227-18-1 du code pénal

• Le fait de provoquer directement un mineur à la consommation habituelle et excessive de boissons alcooliques est puni deux ans d’emprisonnement et de 45 000 euros d’amende.  Art. 227-19 du code pénal

• Le fait de provoquer un mineur à commettre un crime ou un délit est puni de cinq ans d’emprisonnement et de 150 000 euros d’amende. Art. 227-21 du code pénal

• Le fait, pour un majeur d’exercer sans violence, contrainte, menace ni surprise une atteinte sexuelle sur la personne d’un mineur de moins de quinze ans est puni de cinq ans d’emprisonnement et de 75 000 euros d’amende. Art. 227-25 du code pénal

Deux éléments nécessaires pour qualifier un détournement de mineur

Avant d’inculper une personne de détournement de mineur, la justice devra déterminer si deux éléments essentiels sont avérés :

1- Un élément matériel (concret) : on doit prouver par un élément matériel qu’il y a bien eu soustraction du mineur des mains de ceux qui en ont l'autorité parentale.

2- Un élément moral : l'auteur du détournement de mineur devra avoir eu l'intention (préméditée ou pas) de soustraire l'enfant à sa famille. Sa motivation sera étudiée.

Vous voyez combien cette notion est précise et complexe. On n’accuse pas quelqu’un de détournement de mineur à la légère. En revanche, tant que vous êtes mineurs, vos parents ont leur mot à dire sur vos fréquentations, tant amoureuses qu’amicales. Le mieux est peut-être d’essayer de favoriser le dialogue avec vos parents, et de leur présenter vos amis et amoureux-ses afin de pouvoir échanger avec eux et les rassurer s’ils sont inquiets.

 

Mon père/ma mère est en prison

Lundi, 29 Avril 2013 09:39

Quand on est ado, ce n’est généralement pas le genre de phrase que l’on va claironner dans la cour de récré. On aurait plutôt tendance à cacher cette situation pour éviter les questions, le regard ou le jugement des autres. Mais parfois on ressent quelque chose de différent, on est un peu partagé : avoir un de ses parents en prison, c’est pas très glorieux et en même temps, c’est comme si ça lui donnait de l’importance…

 Des mains derrière les barreaux

Un départ en prison peut être brutal, soudain. Du jour au lendemain, IL n’est plus là, c’est le choc ! Parfois le choc laisse place à la colère et la rancœur. Comment a t-il/elle osé se mettre dans une telle situation au point de risquer de ne plus voir ses enfants ? C’est comme si on était abandonné ; on peut même ressentir à certains moments de la honte : on se sent humilié parce que la prison ça représente le monde de la délinquance ou de la criminalité et que c’est un univers plutôt déshonorant. Parfois aussi on culpabilise : on se demande ce qu’on a bien pu faire pour qu’il en arrive là. Est-ce à cause de moi s’il se retrouve en prison ? Qu’est-ce qui a bien pu le pousser à la faute ?
Mais il arrive aussi que ce soit à la justice qu’on en veuille ; quand on vit dans une famille où le rapport à la Loi est un peu flou, compliqué, où les règles ne sont pas bien intégrées, on distingue pas vraiment le bien du mal, on est un peu perdu par rapport à ça, et du coup on se dit que la justice fait mal son travail, que son père ou sa mère ne devrait pas être là bas, on se sent comme trahi par la Société.

Au quotidien, l’absence est difficile à vivre : on n’a pas choisi ce départ précipité, il nous a été imposé. A la maison, les places ne sont plus vraiment les mêmes : « Qui va maintenant s’occuper de moi ? Qui va m’emmener au sport ? ». C’est chacun dans la famille qui se sent déstabilisé. Les dimanches, les sorties, les vacances, rien n’est plus pareil, il manque quelqu’un et ça rend triste. Et puis quand on est ado, avoir un parent en prison, ça n’a pas de sens. Certains parents se battent toute la journée pour nous dire de ne pas faire de bêtises, de ne pas voler, de se montrer respectueux… Alors comment concevoir que son propre père ou sa propre mère a fait une faute répréhensible aux yeux de la Société ?
On peut avoir peur aussi parfois … Parce qu’on sait que le milieu carcéral peut être dangereux, violent. Et s’il lui arrivait quelque chose ?

Souvent selon le motif de l’incarcération, les liens ne sont pas rompus entre le parent emprisonné et les enfants. On garde le contact par téléphone, en se rendant sur place. Mais quoi se raconter ? Que dire à son père ou sa mère qui ne vit plus "dans le même monde" que le nôtre ? Souvent lui/elle même se sent honteux, triste voire en colère de ne pas pouvoir être avec sa famille.

Quand on sait que son père ou sa mère rentre à la maison après un séjour en prison, on se sent tout excité, on est content de le retrouver. Enfin ! Mais parfois cette joie peut laisser la place à de l’inquiétude. Comment va-t-on le/la retrouver ? Est-ce qu’il/elle va bien ? Est-ce qu’il/elle a changé ? Est-ce que les choses vont redevenir comme avant ? Est-ce qu’il faut parler de son vécu là-bas ? Ou bien par respect et pudeur, ne pas lui poser de question ?

Quand l’absence a été très longue (parfois plusieurs années), même si le lien a toujours été maintenu, c’est difficile de voir cette personne revenir à la maison comme si c’était « chez elle » depuis toujours, et reprendre  « sa place d’avant » alors que durant toutes ces années, la famille s’est réadaptée et a dû trouver un équilibre différent. C’est difficile parce que finalement cette mère/ce père peut nous apparaître comme un étranger : on ne la/le connaît plus vraiment ; Cela peut être angoissant aussi de se dire « c’est mon père/c’est ma mère » alors en réalité « il/elle ne me connaît pas non plus puisque j’étais petit lorsqu’il est parti ».

Que ce soit permanent ou temporaire, comment vivre avec l’idée que son père ou sa mère est en prison ? Faut-il le dire aux copains ? Vers qui se tourner ? C’est important de rester proche des autres membres de sa famille. Parce que même si eux aussi sont déstabilisés par la situation, leur soutien est indispensable. Le dire « à tout le monde », peut-être pas ; mais en parler à un ami en qui on a confiance et qui saura nous réconforter, pourquoi pas…

Mise à jour le Lundi, 29 Avril 2013 09:59
 
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