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L'homéopathe

Lundi, 10 Août 2009 12:59

Sa fonction
En France, un homéopathe est un médecin généraliste ou spécialiste qui, après ses études, s’est formé à l’homéopathie et s’en sert dans sa pratique médicale quotidienne.
L’homéopathie fait partie des rares médecines dites « douces » ou « alternatives » reconnues par l’Ordre National des Médecins. Les consultations sont prises en charge par la sécurité sociale selon les mêmes règles que toutes les consultations médicales. Les médicaments homéopathiques sont remboursés à 35 % par la sécurité sociale.
« Homéopathie » vient du grec « homoïos » (« semblable ») et « pathos » (« maladie). C’est une méthode qui soigne par le « semblable » c’est-à-dire par des substances qui, chez un sujet sain et sensible, provoquent les mêmes symptômes que ceux que l’on cherche à guérir.
Une consultation chez un homéopathe se différencie d’une consultation « classique » comme l’homéopathie se distingue de la médecine conventionnelle.
L’homéopathie accorde une grande importance à la globalité de la personne, à la prise en compte de son « fonctionnement » général et de ses particularités. C’est pour cela qu’un homéopathe ne prescrira souvent pas le même médicament à deux personnes présentant le même problème. Il ne s’occupera pas de la même manière de l’acné de Kevin et celle de Laetitia.
C’est pour cela aussi qu’une consultation chez un homéopathe est souvent longue, surtout la première. L’homéopathe interroge le malade sur ce qui ne va pas (ses symptômes) mais aussi sur ses façons habituelles de fonctionner, dans son corps et dans sa tête. Il peut poser des questions apparemment un peu bizarres comme : « Etes-vous frileux ? » ou « Aimez-vous particulièrement vous étirer? » … alors que l’on vient pour un problème de digestion !

Où le trouver ?
Aujourd’hui en France, on compte environ 3500 homéopathes inscrits à l’Ordre National des Médecins mais l’homéopathie est encore très controversée, en particulier dans le milieu médical.
Les hôpitaux français qui donnent une place à l’homéopathie et aux homéopathes restent rares.
On trouve donc plus facilement les homéopathes dans leur propre cabinet ou dans des centres de santé privés, associatifs. On peut également demander conseil à un pharmacien ou consulter l’annuaire des médecins homéopathes sur le site du Syndicat National des Médecins Homéopathes Français (http://www.snmhf.net/ ).

Formation
Les formations sont dispensées par certaines universités et par des écoles privées. A Lille 2, Marseille, Bobigny, Besançon, Aix-Marseille 2, Poitiers, Lyon, Limoges, Bordeaux 2, Lyon 1, on peut préparer un DIU (diplôme interuniversitaire) ou un DU (diplôme d’université) d’homéopathie. Des organismes privés proposent également des formations.
 
En moyenne, la plupart de ces formations se composent de 150 à 300 heures d’enseignement et s’étalent sur deux ou trois ans.
Parmi ces formations, certaines sont accessibles uniquement aux médecins et aux étudiants en médecine en fin d’études. D’autres peuvent accueillir également des pharmaciens, des sages-femmes, des vétérinaires. Le titre d’homéopathe utilisé seul est réservé aux médecins.
 
 
 

 

Mise à jour le Lundi, 10 Août 2009 13:20
 

L'éducateur

Lundi, 29 Juin 2009 12:03

Le métier d’éducateur fait partie des métiers du secteur social et éducatif. Il se décline différemment suivant les milieux dans lesquels il intervient et les populations qu’il accompagne.


Educateur de jeunes enfants

Sa mission est d’accompagner les jeunes enfants (de la naissance à 6 ans)  dans leurs apprentissages et le développement de leurs compétences. Il cherche ainsi à favoriser l’éveil des enfants, leur intégration dans la vie sociale, l’acquisition des premières compétences et de l’accès à l’autonomie. Par l’intermédiaire d’actions pédagogiques, éducatives ou de prévention, il veille à la santé, à la sécurité, au bien-être et à l’évolution des enfants dont il s’occupe et peut détecter certaines anomalies. Il travaille en étroite collaboration avec d’autres professionnels de la petite enfance (puéricultrice, assistante sociale…) ainsi qu’avec les familles. Il peut travailler au sein de structures d’accueil de la petite enfance (crèches, garderies…), de structures accueillant des enfants malades, porteurs d’un handicap ou ayant des difficultés sociales, de structures de jeux ou de loisirs (ludothèques).

La formation au métier d’EJE dure 3 ans (dont 15 mois de stage). Elle est dispensée, après le bac, dans des écoles agrées par le ministère de l’emploi et de la solidarité. Elle aboutit à l’obtention du diplôme d’Etat d’éducateur de jeunes enfants.


Educateur spécialisé

Son titre d’éducateur « spécialisé » signifie qu’il est le spécialiste de l’inadaptation. Sa mission est de s’occuper d’enfants, d’adolescents, d’adultes ou de personnes âgées ayant des difficultés d’insertion, sociales, familiales ou psychologiques, ayant un handicap ou des troubles du comportement. Son rôle est de développer des activités socio-éducatives, dans le cadre d’un projet pédagogique précis et établi par ses soins au départ,  adaptées aux besoins des personnes qu’il accompagne. Chacun des « programmes » qu’il propose est alors personnalisé. Il joue également le rôle de médiateur entre les parents et les différents professionnels intervenants. L’éducateur spécialisé peut travailler dans des milieux très différents : fermés (foyers d’accueil, structures médico-éducatives, hôpitaux..  ) ou ouverts (club de prévention, associations d’insertion …), dans les secteurs de la santé, de la scolarité, de la prévention. Il peut alors s’appeler « Educateur de rue » s’il va à la rencontre des jeunes dans les quartiers, « Educateur de la Protection judiciaire de la jeunesse » lorsqu’il intervient auprès de la PJJ, ou encore « Educateur technique spécialisé » lorsqu’il possède une compétence particulière qu’il transmet aux personnes dont il a la charge (cuisine, menuiserie…).

La formation au métier d’éducateur spécialisé dure 3 ans (dont 15 mois de stage). Elle est dispensée, après le bac, par des écoles préparant au diplôme d’Etat d’éducateur spécialisé (entrée sur concours), ou par des DUT Carrières sociales – option éducation spécialisée (+ un an de formation complémentaire).


Educateur sportif

Sa mission la plus fréquente est d’enseigner le sport à des jeunes dans un objectif de compétitions ou championnats. Aujourd’hui, il est également souvent sollicité pour l’animation d’activités sportives auprès d’un public d’adultes ou de personnes plus âgées, pratiquant à titre de loisirs. Au-delà de ses fonctions d’enseignant, il assure l’encadrement et la sécurité des personnes dont il a la charge. Il peut travailler pour un service de la ville, mais également pour un club, une association ou une salle de sport privée.

Deux diplômes permettent d’accéder au métier d’éducateur sportif : le BPJEPS (Brevet Professionnel Jeunesse d’Education Populaire et de Sport) ou le BEES (Brevet d’Etat d’Educateur Sportif), préparés au sein des CREPS (Centre Régional d’éducation et de Sport) après le bac.

Mise à jour le Lundi, 06 Juillet 2009 10:34
 

Le médecin traitant

Lundi, 25 Mai 2009 14:19
Le Parcours de Soins Coordonné

Vous êtes en parcours de soins coordonné si vous consultez en premier lieu votre médecin traitant, déclaré comme tel à votre caisse d'Assurance Maladie (en d'autres termes, à la Sécu). Si besoin est, ce médecin vous orientera ensuite vers un médecin correspondant. Ce parcours de soins vous permet d'être remboursé normalement.

Le médecin traitant

Il s'agit donc du médecin que vous avez choisi de déclarer à votre caisse et qui est responsable de la coordination de vos soins. Il peut s'agir d'un médecin généraliste ou alors d'un médecin spécialiste conventionné. Dans le cas où vous avez un médecin traitant déclaré mais que celui-ci est absent, il vous est possible d'aller consulter un autre médecin. Vous ne rencontrerez pas de conséquences financières sur le montant de vos remboursements. Il est également possible de le faire lorsque vous êtes loin de chez vous (si vous êtes sur votre lieu de vacances par exemple) ou bien en cas d'urgence.

Le médecin correspondant

Il s'agit donc du médecin vers lequel votre médecin traitant trouve justifié de vous orienter, pour un diagnostic approfondi ou des soins plus poussés. Ce médecin est dans la plupart des cas un spécialiste (un cardiologue, un neurologue par exemple). Celui-ci, après votre consultation et en accord avec vous, pourra transmettre à votre médecin traitant ses conclusions quant à son diagnostic ainsi que les informations utiles quant au traitement qu'il vous aura proposé. Ceci dans l'objectif d'assurer la bonne coordination de vos soins.

Les exceptions ou accès directs autorisés

Certains médecins spécialistes échappent pourtant à cette règle... Il vous est alors possible de consulter sans passer préalablement par votre médecin traitant : le gynécologue, l'ophtalmologiste et le psychiatre. Ces consultations seront remboursées normalement. Ces médecins se doivent également, toujours avec votre accord, de transmettre à votre médecin traitant les renseignements utiles au bon suivi de votre dossier médical.
A noter que les dentistes ne font pas partie du parcours de soins coordonné, ils peuvent être consultés directement, qu'on ait ou pas un médecin traitant.


Pourquoi ce parcours de soins coordonné ?

L'objectif premier de cette réforme est bien sûr économique. Le parcours de soins coordonné a ainsi pour but d'éviter les recours abusifs aux médecins spécialistes qui côutent très cher à la Sécurité Sociale (les remboursements sont plus importants). Au delà de l'enjeu économique, il permet aussi d'établir une vraie relation de confiance entre le médecin et son patient, au delà de la maladie. Il s'agit enfin d'aller vers une meilleure responsabilisation du patient : il peut lui-même décider d'aller consulter directement un spécialiste et choisir ainsi d'être moins bien remboursé.
Mise à jour le Lundi, 30 Novembre 2009 13:50
 
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