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Les affections bucco-dentaires

Jeudi, 28 Mai 2009 15:08
Caries, gingivites …quelles sont aujourd’hui les affections bucco-dentaires les plus courantes ? Comment les éviter ? Comment les soigner ?

Cet article a été écrit avec le concours du Dr Alain Hirsch, chirurgien dentiste.

La carie

La carie dentaire est une maladie infectieuse, certainement la plus répandue chez l’homme ! Elle touche la dent en endommageant sa structure de façon souvent irréversible.

La formation et l’évolution d’une carie dépend de plusieurs facteurs :

- les bactéries qui forment dans la bouche la flore bactérienne. Celle-ci est variable chez chacun.

- L’alimentation et notamment les glucides (sucres rapides ou lents) qui constituent les substances nutritives qui alimentent les bactéries.

- Nous, c’est-à-dire le terrain de chaque individu dans lequel peuvent se développer les bactéries. Il est très variable selon les individus puisqu’en lien avec les facteurs génétiques et les modes de vie de chacun. Ce terrain est majoritairement déterminé par la salive (son ph, sa quantité…).

- Le temps pendant lequel agissent ces 3 facteurs.

Le phénomène carieux est simple : les bactéries s’alimentent de sucres et sécrètent des acides qui déminéralisent l’émail. La salive joue le rôle de tampon et relâche des minéraux qui reminéralisent. Il y a carie lorsque les bactéries sont en quantité trop importantes, l’ingestion de sucres est trop importante et fréquente ou quand l’individu possède un terrain favorable à la carie dentaire.

La carie, au départ, attaque l’émail. Elle est encore indolore à ce stade. Elle progresse ensuite en agressant la dentine, qui est moins dure que l’émail (substance sous l’émail, qui constitue majoritairement la dent). Cette agression crée une sensation de douleur au contact du froid, du chaud, de l’acide, du sucré. La carie ensuite progresse vers la pulpe (ensemble des vaisseaux sanguins et des nerfs qui font vivre la dent) et provoque alors de vives douleurs spontanées : la rage de dent. La carie peut ensuite atteindre les tissus environnants : les os, les gencives, et ainsi former des abcès dentaires. Bien que ce soit assez rare, la carie peut provoquer des infections plus généralisées dans tout l’organisme, car la dent n’est pas un organe isolé du reste du corps.

Les maladies du parodonte : gingivites et parodontites

Le parodonte est le tissu (gencive et os) qui entoure et soutient les dents.

D’origine également bactérienne (bactéries de la plaque dentaire), les maladies du parodonte peuvent, si elles ne sont pas soignées, entraîner le déchaussement voire la chute des dents.

L’individu, et ses habitudes (brossage et alimentation), joue un rôle déterminant dans l’apparition et la progression des maladies du parodonte.

La gingivite est une inflammation de la gencive causée par l’accumulation de plaque bactérienne. La gencive gonfle, saigne, devient rouge et douloureuse. A ce stade, cette affection est réversible et peut tout à fait être enraillée grâce aux conseils éclairés du dentiste qui vous guidera afin d’améliorer durablement l’élimination de la plaque dentaire.

Si elle n’est pas traitée en revanche, l’inflammation progresse et peut évoluer en parodontite. Dans ce cas, en plus de la gencive, c’est l’os qui soutient la dent qui va progressivement être détruit provoquant la mobilité des dents. La gencive se rétracte et la racine est mise à nu.

Lorsque cette maladie est très avancée, les dents, par manque de soutien, peuvent tomber.

La prévention de ces affections, consiste en une élimination biquotidienne de la plaque dentaire (donc des bactéries) grâce à un brossage des dents après chaque repas (ou le plus souvent possible) et à un détartrage régulier (au moins une fois par an) chez le dentiste.

Les dents cassées

Une chute, une bousculade, un sandwich … une dent « avulsée », c’est-à-dire sortie de son logement osseux, ça peut vite arriver ! Aujourd’hui, les chirurgiens-dentistes ont la possibilité d’éviter la disgrâce physique et la gêne que cette dent cassée peut engendrer. Mais avant que le dentiste intervienne, il est important de connaître les bons gestes, pour sauver la dent : mettre le bout de dent cassée dans un liquide (le lait est excellent, la salive peut être bien aussi – attention alors de ne pas l’avaler) qui lui évitera de se dessécher, aller le plus vite possible consulter un dentiste (c’est une question d’heures !). Dans ce cas, les résultats de reconstruction de la dent peuvent être très étonnants. Dans le cas où une dent, entièrement expulsée, n’est pas retrouvée, le dentiste proposera une solution provisoire, avant une solution définitive (de type implant) à la fin de la croissance.

L’effet piercing

Un piercing dans la bouche (lèvres, gencive, langue, dent) peut avoir des conséquences s’il n’est pas effectué sous certaines conditions. Il est extrêmement important de bien se renseigner sur les risques et les complications possibles lorsqu’on choisit de subir ce type d’intervention (infection, saignements, cicatrices permanentes, hépatite B et C, tétanos, allergies, abcès, dents fêlées, déchaussement, œdèmes, etc.….) mais également sur les précautions à prendre avant et après l’opération. Pour commencer, bien choisir le perceur et veiller aux conditions d’hygiène dans lesquelles le piercing sera effectué. Il est obligatoire d’être majeur.

 

 

 

Mise à jour le Jeudi, 14 Avril 2011 14:08
 

Dentiste ? Orthodontiste ?

Lundi, 02 Mars 2009 16:31
Le dentiste

Sa fonction

Celui que l’on appelle communément le dentiste est en réalité titulaire d’un diplôme de docteur en chirurgie dentaire. Il est donc chirurgien dentiste.

Il diagnostique et soigne les pathologies de la bouche, des dents, des gencives et des maxillaires (mâchoires). Au-delà du soin des caries, des abcès dentaires ou des parodontoses, il intervient également dans le détartrage ou le blanchiment des dents pour la garantie d’un sourire agréable. En fonction de son intervention, il utilise du matériel radiographique et chirurgical.

Cette profession relève, comme les autres professions médicales, d’un code de déontologie. Les chirurgiens-dentistes doivent justifier de leur inscription au Conseil National de l’Ordre des Chirurgiens-dentistes.

Où le trouver ?

La grande majorité des chirurgiens-dentistes (93%) exerce une activité libérale : ils travaillent ainsi dans leur cabinet, en ville. Ils peuvent également choisir de travailler à l’hôpital, dans des centres de soins ou dispensaires, ou alors à la Sécurité Sociale en tant que médecin-conseil.

Sa formation

La première année d’études post-bac est commune à tous les étudiants en médecine. Ensuite, les études comprennent 3 cycles, peuvent durer entre 5 et 8 ans selon qu’on choisit d’effectuer un 3ème cycle court (1 année) ou long (3 années, pour les étudiants ayant présentés avec succès le concours de l’internat en odontologie). Les enseignements, dispensés dans les unités de formation et de recherche d’odontologie (chirurgie dentaire), sont théoriques mais pratiques également puisqu’elles comprennent de nombreux stages.

L’orthodontiste

Sa fonction

Lorsque nos dents sont mal alignées, se chevauchent, il est important d’aller consulter rapidement un orthodontiste. C’est un dentiste qui corrige les mauvaises positions des dents et des mâchoires. Le traitement orthodontique a pour objet d’aligner les dents pour en améliorer l’apparence et le fonctionnement. Son rôle est triple : esthétique, fonctionnel et préventif.

Des dents mal placées peuvent rendre difficile la mastication de certains aliments, la phonation ou la respiration et provoquer une usure prématurée des dents. Des dents qui se chevauchent sont difficiles à nettoyer, ce qui peut favoriser la carie et une inflammation chronique des gencives. Après avoir effectué des radios des mâchoires et des dents, l’orthodontiste peut proposer la pose d’un appareil et/ou le retrait d’une ou plusieurs dents.

Où le trouver ?

La grande majorité des orthodontistes exerce une activité libérale et sont donc installés en cabinet. On les trouve parfois également en centre des soins, dispensaires ou centres médicaux-sociaux.

Sa formation

L’orthodontiste a d’abord suivi des études d’odontologie - c’est-à-dire de chirurgien-dentiste (concours de première année de médecine puis médecine dentaire) puis a obtenu le certificat d’études cliniques spéciales, mention orthodontie (CECSMO) qui exige 4 années de formation supplémentaire.
Mise à jour le Jeudi, 14 Avril 2011 14:10
 

Sourire et dentition

Lundi, 02 Mars 2009 12:14
Voilà, la sentence est tombée : un traitement orthodontique s’impose pour redresser vos jolies petites quenottes…. Pour vous c’est le pire (ou presque) qui pouvait arriver. Des barbelés dans les dents, une centrale électrique en guise de sourire, des règles d’hygiène buccale contraignantes, des surnoms des plus sexy…. Sans parler des craintes que ce type de traitement peut susciter comme la douleur, la fragilité de l’appareil ou l’éternelle peur de rester accroché(e) lors d’un fougueux baiser avec son amoureux. A quoi ça sert de se faire redresser les dents ? Est-ce si indispensable ? Qu’est-ce qui est si important dans le fait d’avoir des dents alignées ? Essayons de décrypter les secrets du sourire.

A quoi sert le sourire ?

Une définition large serait de dire que le sourire est l’expression faciale d’une émotion. Elle peut être positive comme la joie, l’amusement, la tendresse, ou négative comme l’ironie ou la moquerie. Tout le monde sourit, de façon plus ou moins intentionnelle. Rabelais avait d’ailleurs l’habitude de dire que le « rire est le propre de l’homme ». C’est vrai qu’à part la hyène « rieuse », on a rarement vu un chien s’esclaffer, une vache ricaner, ou encore une chèvre se plier en deux de rire. C’est peut-être pour cela que les traitements orthodontiques ne leur sont pas réservés (sauf exception saugrenue!). Le sourire est un outil de communication sociale, une porte à l’échange entre individus. Il fait partie des éléments de base sur lesquels les êtres humains se construisent psychologiquement.

Sourire et dentition, quel lien ?

S’il est vrai que de mauvaises dents n’empêchent pas de sourire, heureusement d’ailleurs car certains n’en sont pas dérangés, il est important de comprendre qu’un « beau » sourire est bien souvent un atout. Un atout social mais également personnel. Un atout social car c’est ce qu’on laisse voir en premier dans l’expression d’un visage et c’est ce que les autres retiennent facilement de vous. Un sourire c’est un peu comme une carte de visite visuelle : vous faites bonne ou mauvaise impression, ce qui fait qu’on se rappelle de vous ou pas et qu’on vous recontacte ou pas, tant au niveau professionnel, amoureux, amical etc.…. Et avec un beau sourire on vous pardonnera peut-être vos petites erreurs !

C’est aussi un atout personnel dans la mesure où il permet de renforcer son estime de soi. Le reflet que le miroir renvoie participe à la construction de l’image que l’on a de soi. Des dents tordues, qui se chevauchent, peuvent constituer un obstacle à s’aimer soi-même, surtout quand on est ado et que le corps en général est difficile à accepter. C’est pourquoi, si au jour le jour porter un appareil dentaire est pénible, il est important d’avoir à l’esprit, qu’à terme, cela va contribuer à avoir davantage confiance en vous-même et être plus sûr dans vos rapports aux autres. En effet, des dents chaotiques sont souvent à l’origine d’une gêne, d’une tentative de dissimulation à chaque envie de rire. Alors au moment de séduire, n’en parlons même pas ! C’est là qu’on regrette de ne pas avoir été plus rigoureux dans son traitement ou de l’avoir catégoriquement refusé. Le sourire est une réelle arme de séduction.

Comment gérer son envie de sourire et son appareil dentaire ?

Comme toute nouveauté, il faut un certain temps pour s’adapter et intégrer cet « inconnu » plutôt indésirable. Surtout qu’on vous le pose, en général, justement quand vous venez de craquer pour le plus beau garçon ou la plus belle fille du collège. Alors, à peine posé, on se jure qu’on ne va plus jamais sourire, qu’on va se cacher avec sa longue mèche de cheveu, dans son écharpe, avec sa main. "Juré : personne ne verra que j’ai un appareil". Or, l'appareil est visible, c’est un fait. Donc, autant se laisser aller à un sourire franc, qui fait plaisir, qui entretient les liens d’amitié et d’amour plutôt qu’à un demi-sourire complexé, pincé et tout aussi disgracieux.

Il n’y a pas de secret : armez-vous de patience ! C’est un placement pour l’avenir que de se faire redresser les dents. Alors prenez-le comme un mauvais moment à passer qui vous en garantira d’autres bien plus agréables
Mise à jour le Jeudi, 14 Avril 2011 14:25
 
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