Les réseaux sociaux à risque ? |
| Vendredi, 12 Août 2011 08:37 |
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Les réseaux sociaux comme Facebook sont accusés de bien des maux, parfois à juste titre. Mais les diaboliser irait contre toute forme de bon sens, si on en croit les résultats de l’étude du Dr. Rosen. Comme la télévision quand elle s’est installée dans nos foyers, internet, et plus particulièrement les réseaux sociaux, a du bon en soi, et des aspects moins glorieux. Tour d’horizon des dernières avancées en matière de recherche…
Des psychologues américains de l’American Psychological Association ont mis en ligne les résultats d’une étude sur les réseaux sociaux : « Les bons et mauvais effets des réseaux sociaux sur les jeunes » peut-on en traduire le titre. Cette étude très objective montre les risques et les bénéfices de sites comme facebook. D’après le Dr. Rosen qui a conduit cette étude, les parents ne devraient même pas chercher à contrôler les activités de leurs enfants sur les réseaux sociaux, car ceux-ci trouveront toujours un moyen d’y aller et d’y faire ce qu’ils veulent. Mieux vaut en parler. Ce professeur en psychologie expose quelques points importants, à une époque où personne ne peut dire que les réseaux sociaux sont sans impact sur la jeunesse, comme sur les adultes d’ailleurs. - Les adolescents qui utilisent facebook le plus souvent montreraient davantage de troubles narcissiques que les autres. En langage commun, cela veut dire qu’ils développent des troubles de l’image d’eux-mêmes, une trop grande estime de soi par exemple. - L’usage quotidien intense voire abusif des nouvelles technologies a des effets négatifs sur la santé des préadolescents et des adolescents. Il les rend plus souvent sujets à des troubles anxieux, à la dépression même… ainsi qu’à d’autres troubles qui pourraient avoir des conséquences à long terme. (…) - Par ailleurs, facebook aurait un impact important sur le temps que l’on passe à faire ses devoirs et à apprendre ses leçons, constituant un facteur évident de baisse du niveau scolaire. Oui, à choisir entre la connexion avec ses amis et ses problèmes de maths, quand on est jeune, le choix est vite fait... Les questions de cyber-harcèlement (entre autres) ne sont pas évoquées dans cette étude, mais nous savons qu’elles pourraient aussi y avoir une place, car beaucoup de jeunes sont victimes des autres sur internet et en souffrent particulièrement. Mais cette étude montre également des influences positives des réseaux sociaux sur les individus : - Les jeunes adultes assidus de facebook montrent plus d’empathie que les autres, cela veut dire qu’ils sont plus sensibles aux joies et aux peines de leurs camarades, et qu’ils développent une plus grande capacité d’écoute que les autres. On parle « d’empathie virtuelle ». - La socialisation en ligne grâce aux réseaux peut aussi aider les plus introvertis (timides) à se faire des amis en ligne, en sécurité derrière leur écran. Cela représente un très bon apprentissage des relations entre pairs, et ce, via un ordinateur comme un smartphone. - La promotion d’outils d’apprentissage par les réseaux sociaux (on se donne des trucs, des sites, des logiciels) favorise la circulation d’outils d’informations qui sont utiles au savoir. D’ailleurs, on a plus envie de chercher quelque chose qu’à l’époque des encyclopédies… Enfin, le Dr. Rosen encourage les parents à parler avec leurs enfants. Nous vous encourageons aussi les jeunes, à parler de vos difficultés à vos parents, à leur apprendre ce qu’ils ne connaissent pas, à partager, sans forcément être amis sur facebook… Si on échange à grande vitesse et en masse sur internet, qu’on parle, qu’on se montre des choses, qu’on s’en fait passer etc., qu’en est-il dans les foyers ? Source : « Social Networking’s Good and Bad Impacts on Kids » 08/2011 Larry D. Rosen, Phd, California State University, Dominguez Hills |
| Mise à jour le Vendredi, 12 Août 2011 08:59 |














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