L'allergie au pollen |
| Lundi, 06 Avril 2009 12:38 |
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De quoi s’agit-il ?
On appelle allergie au pollen ou pollinose, une affection allergique provoquée par le pollen contenu dans les étamines (les éléments de la partie mâle de la fleur) et disséminés soit par le vent, soit par les insectes. Cette maladie saisonnière est couramment appelée le rhume des foins bien qu’il n’y ait pas de rapport avec le foin, c’est le pollen qui produit les différents symptômes. Les différentes manifestations allergiques varient selon les personnes et sont plus ou moins graves. Le contact avec le pollen se fait par voies respiratoires et les principaux signes de l'allergie au pollen sont : - La rhinite saisonnière : Elle se caractérise par des éternuements, le nez bouché ou qui coule et des démangeaisons. - La conjonctivite : Les yeux sont rouges et piquants. On la reconnaît grâce à une sensation de sable dans les yeux. - L’asthme ou irritation des bronches : Elle se caractérise par une diminution du souffle, une respiration sifflante et une toux persistante. - Il existe aussi des allergies provoquées par le contact avec certaines plantes allergisantes. Ceci peut provoquer des réactions cutanées comme l’eczéma, l’urticaire, ou des dermatites de contact (inflammation de la peau au point de contact). La pollinisation et les différents types de pollens : La pollinisation est le transport du grain de pollen sur le stigmate de la fleur femelle, entraînant ainsi la fécondation. Le vent permet à certains pollens d'atteindre une altitude élevée et de se déplacer sur de longues distances. Certains pollens peuvent ainsi faire plus de 100 kilomètres. Tous les pollens ne déclenchent pourtant pas une réaction allergique. Cela dépend de plusieurs facteurs : Plus il y a de pollen dans l’air, plus une personne allergique risque de manifester une réaction. Une personne très allergique manifestera une réaction avec peu de pollen. En revanche, pour une personne peu allergique, une grande quantité de pollens dans l’air est nécessaire pour manifester une réaction allergique. La réaction allergique dépend également du pouvoir allergisant de chaque plante : Plus il est élevé, plus la quantité de pollen nécessaire à provoquer une réaction allergique est faible. En principe, ceux qui occasionnent des problèmes respiratoires sont plutôt anémophiles, c'est à dire transportés par le vent. Le pollen des plantes entomophiles, transportés par des insectes, est généralement peu allergisant. Le calendrier pollinique : les périodes à risque pour l'allergie au pollen Les périodes de pollinisation et la quantité de pollens varient en fonction des régions et des conditions climatiques. On dit souvent que l’allergie au pollen est une maladie saisonnière. Si l’on parle alors surtout de la saison du printemps au début de l’été, période de pollinisation des graminées, elle n’est pourtant pas la seule. En réalité, il existe plutôt deux, voire trois grandes saisons polliniques. En principe, l’année commence en janvier-février avec la saison des arbres. Puis, vient la grande saison pollinique en mai-juin avec les pollens de graminées. Des herbacés comme l'ambroisie, l'armoise ou les chénopodes prennent ensuite le relais pour clore la saison pollinique vers octobre. Il existe partout en France, des capteurs de pollen qui recueillent les pollens anémophiles, les identifient et en réalisent un comptage. C’est le réseau national de surveillance aérobiologique (RNSA), qui est chargé de la surveillance des pollens et qui effectue des mesures régulières de pollens dans l’atmosphère. Ces données permettent aux médecins et aux patients de connaître l'importance et la nature de la pollinisation pour chaque région. Pour connaître le calendrier et la cartographie des pollens, le plus facile est de se connecter sur Internet : http://www.pollens.fr Quels sont les traitements ? Dans les allergies légères aux pollens, qui sont les plus fréquentes, il suffit de prendre un traitement dès l'apparition des premiers signes de gêne. Dans les cas d'une allergie plus sévère, il est souvent judicieux de débuter un traitement préventif avant l'apparition des signes d'allergie. De toute manière, la prise en charge dépendra de l’allergène identifié. Selon les signes de l’allergie et les circonstances d’apparition, le médecin pourra ensuite vous prescrire des antihistaminiques qui inhibent l'action de l'histamine, la substance que libère l'organisme au contact du pollen et qui provoque les réactions allergiques ou des corticoïdes locaux qui ont un rôle anti-inflammatoire et diminuent les éternuements et l'obstruction nasale. Pour plus d’information : http://www.asthme-allergies.org/ |
| Mise à jour le Mercredi, 17 Juin 2009 10:22 |












