Des zizis et des hommes |
| Lundi, 01 Mars 2010 10:11 |
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Ah le pénis ! Il fait fantasmer les garçons, intrigue les filles, préoccupe les uns, fascine les autres... On lui attribue mille vertus, on l’associe à des représentations de puissance. On peut se demander alors si cela a toujours été comme ça, si à travers l’Histoire il y a eu des évolutions et comment aujourd’hui le pénis est perçu.
Les civilisations de l’Antiquité vont lancer le culte du pénis en représentant sur leurs peintures, leurs poteries et leurs sculptures des sexes masculins en érection. Ce sont les débuts de l’érotisme… D’autres civilisations à travers le monde vont également représenter ce culte dans leur art: au Japon dans les estampes, en Inde sur les statues des temples, en Chine dans les illustrations de traités, au Pérou dans les poteries… Du « pénis illustré » dans l’art, on passe à la vraie vie : les hommes vont chercher à mettre en valeur leur propre sexe. Chez les peuples vivant nus, le sexe au repos est inséré dans un étui pénien ce qui le rend plus « volumineux ». En Europe, le Moyen Âge invente la braguette. Il s’agit d’abord d’une pièce de tissu très coloré qui signale où se trouve le bijou, et qui est souvent rembourré afin de laisse supposer la taille et le volume qu’il a !
Et oui, on a tendance à confondre virilité et masculinité. Dans les esprits, plus le kiki est gros, plus celui qui en est le propriétaire est fort, puissant, viril. Rappelez-vous la célébrissime réplique de Zézette dans le « Père Noël est une ordure », qui disait que « Félix, il a un gros kiki », ce qui ne rentre pas dans les cases du formulaire de la Sécu. Elle en est fière, Zézette, de son Félix !! Mais en vérité, ne vaut-il pas mieux « une petite qui frétille qu’une grosse qui roupille » ? Finalement ce n’est pas la taille qui compte, mais ce qu’on en fait. Mesurer qui pisse le plus loin, c’est bien quand on est enfant et qu’on se demande à quoi et comment pourra servir son zizi. Mais une fois ado, c’est finalement l’usage qu’on est fait qui est important. Si Rocco Siffredi fait naître des complexes chez plus d’un garçon, c’est qu’il va justement titiller cette représentation vieille comme le monde qui glorifie un pénis énorme et infatigable. Or dans la vraie vie ce n’est pas comme ça que ça se passe.
Finalement ce sont les garçons qui se mettent la pression tout seuls. Peut-être qu’il faudrait que les garçons aient davantage confiance en eux et soient persuadés qu’avec un petit, un gros, un moyen, un « comme ci ou un comme ça », ils restent des garçons et ça personne ne pourra les en priver ! |










