Demi-frères et quart de soeurs... |
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Mercredi, 25 Mai 2005 01:00 |
Jamais simple, d'avoir des parents divorcés, même quand ça se passe relativement bien. Pas si simples, les relations entre frères et soeurs. Alors, quand en plus on n'est pas issus des mêmes parents...
Bien sûr, tout dépend de la situation familiale, du parent avec lequel on vit, de l'âge que l'on a au moment des nouvelles naissances ou de l'arrivée au foyer des enfants du beau-père ou de la belle-mère, et aussi, pour beaucoup, du fait d'y être confrontés 24 heures sur 24, ou uniquement lors des week-ends et des vacances. Mais quel que soit le cas de figure, il y a des points communs.
Il faut du temps, et beaucoup de bonne volonté partagée, pour que chacun puisse y trouver sa place, sans se sentir lésé ou mal aimé - parce qu'on a l'impression que le bébé tout juste né accapare toute l'attention du nouveau couple, ou parce qu'il est difficile de voir des enfants étrangers rester chez le parent qu'on quitte le dimanche soir. Beaucoup d'adolescents disent leur difficulté à partager leurs parents déjà avec le beau-père ou la belle-mère installés au foyer ; si ceux-ci ont déjà des enfants, c'est autant de disponibilité en moins pour eux, ce qui ne facilite pas leurs rapports ! Et puis, il n'y a alors aucun lien familial réel ; il n'y a d'ailleurs même pas de terme pour les désigner (quart de frère et quart de soeur ?). Ce qui n'empêche que se nouent parfois des liens très forts, parce que lorsqu'on a une famille un peu en pièces détachées , on a d'autant plus besoin de chaleur et de proximité...
Galère supplémentaire ou recomposition heureuse, qu'est-ce qui fait la différence ? - La qualité du dialogue avec le parent concerné, et le fait d'être rassuré sur la place que l'on garde dans son coeur ; ne pas hésiter à aborder la question... et à réclamer des câlins supplémentaires ! - Les relations avec l'autre du couple ; si on est allergique à sa belle-mère, il y a des chances pour qu'on ne déborde pas d'envie de faire une place à ses rejetons présents ou futurs. Normal... mais là aussi, la solution passe par le dialogue. - La façon dont s'est passé la séparation des parents : plus le divorce est récent, ou douloureux, et plus il est difficile d'imaginer accueillir un petit nouveau ou une petite nouvelle, bien sûr. Pour certains, il est plus facile d'intégrer dans leur vie un bébé qu'ils voient naître et grandir qu'un autre de leur âge... - Le fait de voir les choses du bon côté. Quand on est enfant unique, avoir d'un seul coup des frères et soeurs du même âge, c'est parfois tout bénéfice : autant de liberté de gagnée ! Ca marche aussi quand on a des vrais frères et soeurs : avoir enfin une soeur quand on est la seule fille d'une famille de garçons, ou hériter d'un petit frère à cocooner alors que jusque là on était cantonné au rôle du p'tit dernier , c'est plutôt bien, non ?
Les familles recomposées heureuses existent (j'en ai rencontré !) : deux fois plus d'occasions de partager complicité et confidences, de découvrir des choses nouvelles, de faire des fêtes, de se construire des souvenirs, parfois pour la vie. A défaut d'être frères et soeurs de sang, on se découvre parfois frères et soeurs de coeur...
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Mise à jour le Jeudi, 14 Avril 2011 13:35 |