Personne ne m'aime ! |
| Mercredi, 25 Mai 2005 01:00 |
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Ou : de la difficulté à s'intégrer dans un groupe Mais pourquoi moi ? Peut-être, pour aucune raison identifiable au départ, mais simplement parce que l'on est différent(e) : un accent étranger, un détail physique remarquable, un nom de famille qui prête à la moquerie, un léger surpoids, tous les prétextes sont bons. Quand on est nouveau / nouvelle, fragilisé(e) par une situation familiale, ou simplement peut-être un petit peu plus sensible que la moyenne, les risques sont encore plus importants. Ca commence par une vanne bien envoyée à la récréation ou pire, en classe, une rumeur lancée plus ou moins au hasard. Et pour peu que cela soit repris par les fortes personnalités de la classe, voire de l'établissement, c'est parti pour plusieurs semaines, ou davantage, de stress quotidien. C'est un cercle vicieux : les réflexions désagréables, l'exclusion systématique des activités à plusieurs ( Ah non, on la prend pas dans notre équipe ! ) vont donner encore plus envie de raser les murs et de disparaître, ou de répondre sur un mode agressif qui ne va rien arranger - bien au contraire. C'est une souffrance réelle, souvent peu reconnue ; pourtant, elle entraîne déprime et découragement, maux de tête et de ventre avant de partir en classe, stress, et parfois difficultés de concentration. Si on commence à avoir l'impression qu'on ne s'en sortira jamais, ou que cela dure depuis trop longtemps, c'est qu'il est temps d'en parler à un adulte de confiance, d'abord pour se sentir moins seul(e), puis pour réfléchir ensemble à la façon d'améliorer la situation. Mais qu'est-ce qui leur prend ? Je ne leur ai rien fait moi ! D'un groupe à l'autre, il peut s'agir de la façon de s'habiller, de la musique qu'on écoute, des résultats scolaires (gare aux trop bons élèves !), du comportement qu'on adopte vis-à-vis des adultes... Est-ce que ça veut dire qu'il faut renier tout ce que l'on est ou tout ce que l'on aime pour s'y intégrer ? Non, et heureusement ! Mais il y a parfois un juste milieu à trouver. Et puis, si l'on peut ressentir, quand on est dans cette situation, le groupe comme une masse uniformément hostile, ce n'est jamais le cas. Le plus souvent, il y a deux ou trois grandes gueules , et une majorité silencieuse, qui ne réagit pas parce qu'elle a peur des conséquences mais peut-être aussi simplement par indifférence. C'est parmi ces élèves-là que l'on peut alors trouver des alliés ; il suffit parfois d'en apprivoiser un (c'est toujours moins difficile d'aller à la rencontre d'un seul), puis deux, puis trois... pour se sentir enfin à nouveau en sécurité, et qui sait, inverser la tendance ? |
| Mise à jour le Jeudi, 14 Avril 2011 14:17 |












