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Quand je vais mal

Mercredi, 01 Avril 2009 17:33
Un corps qui change et qui peut faire mal, de nouvelles sensations qui peuvent faire peur, une nouvelle façon de voir le monde, une place à trouver dans sa famille et parmi ses copains, de nouvelles relations (amoureuses, sexuelles) à découvrir…
Tant de nouveautés, à la fois excitantes mais parfois aussi angoissantes !

Il n’est pas toujours évident, quand on est un adolescent, de se sentir bien dans sa peau et dans sa tête. Si être en colère, avoir envie de tout remettre en question, ne pas se sentir en confiance ou à l’aise dans son corps… est normal à certains moments, cela devient plus problématique lorsque ces sentiments durent et s’intensifient. Il existe des solutions pour que « aller mal » ne devienne pas chronique. Mais on ne sait pas toujours comment les trouver …

C’est dur d’en parler

En général, on dit que les filles parlent ! Cela veut dire que lorsqu’une jeune fille ne va pas bien, c’est naturellement grâce à la parole qu’elle essayera de trouver une aide : se confier à sa meilleure amie, à son groupe de copines, à sa mère ou à sa sœur, à son journal intime ou à son blog… pourquoi pas.

Quand on est un garçon, en général, c’est un peu plus dur de « parler » : on se dit que cela ne sert à rien, ou bien qu’on paraît plus fort quand on fait comme si tout allait bien… Dans la bande de copains, on partage plein de choses, mais ce n’est pas facile de se « confier ».
Pourtant, dire quand cela ne va pas bien, cela fait du bien !

- Parce qu’on peut se sentir soulagé de ne pas garder au fond de soi un poids trop lourd à porter.

- Parce qu’on donne à l’autre aussi la possibilité de nous venir en aide, de nous soutenir, de nous accompagner. Et quand on est ami, on est là aussi pour ça.

- Parce qu’on n’est plus tout seul finalement.

C’est plus facile d’agir

En général, on dit que les garçons agissent ! Cela veut dire que lorsqu’un jeune homme ne va pas bien, il a plutôt tendance à chercher dans les actes une manière de « défouler », de « combler », « d’oublier » son mal être. En consommant de l’alcool ou des substances illicites par exemple, en jouant aux jeux vidéo, en agressant les autres, en se mettant en danger…

Alors en groupe, on va se lancer des nouveaux défis, tenter de nouvelles expériences et tester ses propres limites.

Parfois, agir quand ça va mal peut faire du bien, mais jusqu’à un certain point. Parce qu’il arrive que le danger, pour soi comme pour les autres, prenne le pas sur le ludique. Alors, plutôt que d’aller mieux, cela s’empire.

Je ne sais pas vers qui aller

Le problème quand on est un garçon, c’est qu’on ne sait pas toujours où et vers qui aller demander de l’aide. Alors, on tente de trouver les réponses par soi-même, auprès de la télé, d’internet… pas toujours très fiables ni très sécurisants.

Les filles, elles ont l’infirmière scolaire (on n’a pas toujours envie d’aller parler de soi à une femme !), le gynécologue, les copines.
Pour les garçons aussi il existe un tas de professionnels qui peuvent écouter, conseiller, aider quand ça va mal : un prof, un grand frère, un copain (à deux, c’est plus facile), un éducateur, le médecin généraliste, un médecin spécialiste dans les cas de problèmes plus spécifiques (par exemple, l’andrologue ou l’urologue), le psychologue… Et bien sûr, le numéro de Fil Santé Jeunes : le 3224 !
Mise à jour le Mardi, 19 Avril 2011 09:55
 


Pour vos questions, le FORUM ou la BAQ, c’est mieux…



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