Les assistants sexuels |
| Vendredi, 30 Octobre 2009 15:11 |
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La formation en « assistance sexuelle » a été mise en place par une association suisse « Sexualité et Handicap Pluriels » (S.E.H.P.) afin de répondre aux besoins sensuels et sexuels des personnes porteuses de handicap. Aujourd’hui dans ce pays ainsi qu’en Allemagne, au Danemark, et aux Pays-Bas, des personnes handicapées désirant avoir des expériences intimes, peuvent faire appel à des assistants sexuels.
Cette pratique est très délicate parce qu’elle soulève deux tabous : le handicap et la sexualité. Aussi, la sélection des candidats souhaitant devenir assistants sexuels est extrêmement rigoureuse : elle se fait sous forme d’entretiens, et, sont retenues principalement des personnes ordinaires (hommes ou femmes), d’apparence soignée, en bonne santé, âgées d’au moins 30 ans et exerçant une activité professionnelle. Il n’existe pas de métier pré requis pour effectuer la formation mais bon nombre viennent du secteur médico-social (infirmier, ambulancier…). Il leur est demandé de parler de leur projet avec leur famille, et d’obtenir leur consentement. Les futurs assistants sexuels sont également sélectionnés selon leur sensibilité, leur capacité d’écoute ; leur personnalité doit être équilibrée et revêtir une certaine sensibilité. Les assistants sexuels doivent, pour exercer cette activité, suivre une formation spécifique indispensable. Cette formation, payante, est assurée par une équipe pluridisciplinaire composée de sexo-pédagogues, psychiatres, psychologues, juristes, personnes concernées par un handicap physique. La formation s’articule autour de 6 domaines d’acquisition : connaissance de la sexualité et de la sexologie en lien avec les divers handicaps, initiation aux approches corporelles, connaissances juridiques, éthiques et enfin, contextes institutionnels et rôle des tiers accompagnants. Que proposent les assistants sexuels ? Etre touchés, caressés, massés, permet aux personnes en situation de handicap de se sentir mieux dans leur corps. En effet il existe une légitimité à exprimer sa sexualité et celle-ci contribue à l’épanouissement de toute personne.
L’assistance sexuelle ne peut être considérée comme la seule réponse aux besoins psychoaffectifs des personnes handicapées : il s’agit là d’un accompagnement pour découvrir et/ou vivre sa sexualité. Le but n‘est pas de déclencher un orgasme mais de donner et recevoir de la sensualité. |
| Mise à jour le Vendredi, 30 Octobre 2009 15:31 |













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