| Existe-t-il une dépendance au chocolat ? |
| Lundi, 31 Décembre 2007 09:22 |
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Qu'entend-t-on par dépendance au chocolat ?
Peut-on être réellement dépendant au chocolat ? Une dépendance est une pathologie aliénante qui nous prive de notre propre liberté. Nous ne sommes plus libres d'agir selon notre volonté, nous sommes dépassés par quelque chose qui nous pousse à agir. On ne peut plus s'empêcher de consommer telle substance ou d'avoir tel comportement. Certaines personnes disent être dépendantes du chocolat. Tous les jours, malgré leur désir de ne plus en consommer, elles enchaînent tablettes, barres ou ballotins. C'est irrépressible. Le chocolat : une drogue douce ? Les drogues sont des substances psychoactives, c'est-à-dire qu'elles agissent sur le système nerveux et notamment le cerveau. Le système nerveux est essentiellement composé de neurones, sortes de grands « câblages électriques », « fils », communiquant entre eux à l'aide de substances chimiques les neurotransmetteurs. Les substances psychoactives agissent au niveau de ces neurotransmetteurs. Le chocolat contient des molécules susceptibles de développer une dépendance. Parmi elles des cannabinoïdes identiques à certaines substances trouvées dans le cannabis! On a vanté les mérites du chocolat en disant qu'il avait des effets anxiolytiques (diminue l'angoisse) et antidépresseurs (améliore l'humeur) grâce aux diverses substances qu'il contenait. Ceci étant, malgré le léger sentiment d'euphorie et de bien-être qu'il procure, il ne peut pas être totalement assimilé à une drogue, même douce. Pour que ses composants deviennent psychoactifs, il faudrait en manger des quantités gargantuesques. Ce qui est sûr cependant c'est que le chocolat procure du plaisir : plaisir du goût et de la texture, unique et irremplaçable. Chocolat, plaisir et dépendance Le chocolat est un aliment-plaisir. Tout comme les bonbons ou autres gâteries, on le consomme généralement avec l'envie de se faire plaisir. Ses qualités nutritionnelles n'en font pas un aliment de base, nécessaire au bon fonctionnement de notre organisme. C'est un plus, une gourmandise, un petit péché mignon... C'est bien à ce plaisir là que l'on peut devenir accro. S'offrir une petite douceur, une petite récompense, un réconfort... Ces petits plaisirs quotidiens, semblant si anodins, peuvent venir compenser des manques et combler les vides propres à notre existence. Il arrive souvent que le rapport à la nourriture ait un lien avec la vie affective. On peut chercher à compenser un manque affectif en consommant diverses gâteries. Il se peut alors que ces petits plaisirs, venant faire taire une certaine souffrance, deviennent alors le seul remède, un échappatoire. Cela ne résout aucun problème de fond. On devient alors dépendant à ce remède qui peu à peu devient lui-même nocif, mauvais pour notre santé et notre bien-être. Par exemple : « je traverse une période difficile, j'ai tendance à compenser un mangeant du chocolat. Je prends du poids. Mon estime de moi devient plus négative, je doute de mes capacités à plaire, je rentre peu à peu dans un cercle vicieux où mon réconfort c'est manger du chocolat ». Voilà ici brossé un schéma que l'on pourrait appliquer aux divers types de dépendance existantes. Et même si l'idée de dépendance au chocolat peut faire sourire certains, il ne faut cependant pas prendre ce type de comportement à la légère. Il peut être en effet difficile de trancher entre une réelle dépendance forte et incontrôlable et une mauvaise habitude « indécrottable ». Les petites « crises de boulimie » de chocolat sont bien souvent accompagnées d'un sentiment de culpabilité et de dévalorisation de soi très prononcé. La souffrance cachée derrière ces comportements doit être prise en compte, et si possible traitée. |
| Mise à jour le Jeudi, 04 Mars 2010 10:28 |






