Boire ou parler |
| Jeudi, 30 Novembre 2006 19:08 |
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Que choisissez-vous ?
D'accord, la plupart du temps, on boit pour faire la fête, pour se sentir bien avec ses copains, pour vivre de nouvelles sensations, parce que l'alcool, c'est marrant ... Mais parfois, il arrive qu'on boive aussi parce qu'on se sent mal. L'alcool ou la difficulté de reconnaître qu'on va mal Au départ, que l'on ait ou pas conscience de son mal-être, l'alcool vient là comme un pansement, camoufler les plaies de l'âme... Quand on boit, on a la sensation de se sentir mieux, on oublie ce qui fait mal, on est dans un état second qui permet de ne plus penser. L'alcool aurait-il ainsi des pouvoirs magiques ? Lorsque quelque chose dans notre vie nous rend malheureux ou nous angoisse, lorsqu'on va mal à l'intérieur, il est déjà très difficile d'en prendre conscience. Il est si compliqué « d'accepter » ce fait-là que notre psychisme a déjà tendance à tout faire pour éviter qu'on s'en rende compte. On cherche à tout prix à ne pas s'y confronter, cela fait peur, et c'est normal ! Alors lorsque l'alcool s'en mêle et nous fait croire que tout va bien, il devient de plus en plus ardu de faire face à nos difficultés. On finit finalement par en faire abstraction. Et cela représente un vrai risque : une personne qui boit de plus en plus ne pourra plus, à un moment donné, se rendre compte qu'il a un problème avec sa consommation, que cette consommation le met en danger, mais aussi et surtout que si l'alcool est devenu pour lui un refuge, c'est bien qu'il a des raisons... L'alcool ou la difficulté de se faire aider Lorsqu'on se sent en souffrance, s'il est difficile de le savoir, il est peut-être encore plus difficile de l'exprimer. Dire qu'on va mal est une entreprise qui souvent fait peur, pour diverses raisons. C'est d'ailleurs peut-être un peu pour cela qu'on trouve alors en l'alcool un moyen de colmater sa douleur : boire permet d'oublier et quand on oublie, on n'a pas besoin de parler ... Et puis plus on boit, moins on sait pourquoi on boit, c'est un peu le flou dans la tête. Peu à peu, l'alcool remplace les mots. Quand on boit, on n'arrive plus à parler. C'est un peu comme un enfermement dont on ne pourrait plus sortir. Le problème est que sous ce pansement-là, les blessures ne guérissent pas. Si l'alcool camoufle, il ne guérit pas. Ce qui faisait mal au départ a même continué à faire son chemin ... La « solution » qu'on croyait avoir trouvée n'est donc pas la bonne. Finalement, on ne se sent pas mieux. Si vous vous inquiètez parce que vous trouvez que vous buvez un peu trop, un peu trop souvent. Si vous ne supportez plus de sortir sans boire un verre. Si vous sentez parfois que vous buvez pour calmer la douleur, si vous vous sentez dépassé, si vous ne cherchez plus dans un verre une sensation de plaisir mais simplement le fait de « ne plus être vous -même »... PARLEZ ! Saisissez-vous de cette chance que vous avez d'être entourés d'amis, de famille, de profs aussi (pourquoi pas) en qui vous avez confiance. Ils sont là pour vous aider, vous écouter. N'hésitez pas à leur confier vos souffrances, vos questionnements, vos angoisses, vos doutes. Parler, ça fait du bien, on ne se sent plus tout seul. Cela permet d'éclaicir les idées et de trouver la force de réagir. Vous vous sentirez mieux et pourrez ainsi vivre votre vie, vous-même, sans pansement ! Si autour de vous, un ami vous inquiète... Passez-lui le message... |
| Mise à jour le Jeudi, 14 Janvier 2010 10:23 |










