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Cigarette, si-j-arrête?

Jeudi, 05 Juin 2008 11:39
Un jour, à la sortie du collège, on a envie de faire comme les autres, souvent comme les plus âgés qui « ont l’air si grands avec leur cigarette ». Enfin, façon de parler… « eux, au moins, ils arrivent à affronter leurs parents », en se cachant oui... mais en réalité c’est : « je fais ce que je veux, ça me regarde… ». Au fond, c’est vrai, mais le hic, c’est qu’ensuite, on le dit et on devient dépendant à s’en rendre malade… Et ce n’est rien de le dire! Rappelons que le cancer existe, celui du poumon est terrible, il se généralise très souvent et tue dans la douleur. Si tout va bien, on s’en protège avant qu’il ne soit trop tard. Vient donc le jour où l'on veut arrêter…

On voudrait bien oui. La cigarette indispensable, celle qui rend esclave… si je l’arrêtais? On ne s’était rendu compte de rien, puis de manière tout à fait insidieuse, elle s’est installée dans le quotidien, ça y est : je suis accro ! Alors, là, c’est plus une rigolade, on entend parfois les plus jeunes qui veulent avoir l’air important dire: « je suis accro, je sais pas comment arrêter... ». Mais ce n’est pas une qualité d’être accro, ça ne rend pas plus adulte, plus intéressant, c’est plutôt un ennui qu’autre chose…
Bref, donc, là, ça y est : « JE VEUX ARRÊTER DE FUMER»

Il faut s’y préparer, on peut échouer. En moyenne, il y a trois échecs avant de réussir. Pas grave. Il vaut mieux être dans cette démarche, « je veux arrêter » que se dire : « de toute façon, j’y arriverai pas ». Vient un jour, à l’occasion du nouvel an, d’une rencontre amoureuse, du décès d’un proche… où on se dit : « là, il faut que j’arrête ». On peut se faire aider, en fonction de son état de dépendance, c’est souvent plus efficace qu’un arrêt « sauvage » sans appui extérieur. Il faut DEDRAMATISER l’arrêt du tabac. Quand on est jeune, il est plus facile d’arrêter que quand on fume depuis 20 ans, et dans tous les cas, c’est faisable… Ca vaut le coup d'en profiter, parce que ce n’est pas si difficile que ça, et ça peut rendre fier de soi… C’est vrai qu’au fond tout le monde le sait : ça fait du mal.

Alors pourquoi au fond les fumeurs fument-ils ? Parce qu’ils sont accros, sans même parfois s’en rendre compte, jusqu’au jour où ils arrêtent. Mais avant d’être dépendant, il faut quand même du temps, ce n’est pas au bout d’une semaine ou de quelques mois que cela arrive. Deux ingrédients principaux sont nécessaires : la motivation pour arrêter et la volonté pour tenir dans la durée. Reste un problème, ça ne se trouve pas en patch, ce n’est pas un produit. Cela dit, ça n’empêche pas de prendre des substituts nicotiniques. D'ailleurs, si la motivation et la volonté sont un peu fragiles, il est possible de se faire aider par son médecin ou par un tabacologue.

Alors… au travail?


Si vous souhaitez vous renseigner, être écouté, conseillé :

- Le site tabac-info-service.fr  et le numéro : 0825 309 310 (0.15€/min) de 8h à 20h du lundi au samedi.

- Le site Drogues Info Service et le numéro : 0 800 23 13 13 . Appel gratuit depuis un poste fixe tous les jours de 8h à 2h.

- Fil Santé Jeunes, 32 24, appel gratuit depuis un poste fixe, tous les jours de 8h à minuit.
Mise à jour le Lundi, 18 Janvier 2010 11:22
 


Pour vos questions, le FORUM ou la BAQ, c’est mieux…



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