Il va mal, j'en peux plus ! |
| Vendredi, 29 Février 2008 15:57 |
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Vous êtes confrontés depuis quelque temps au mal-être d'une personne que vous aimez, un copain, un parent... Ses mots/maux peuvent à certains moments devenir trop durs à entendre et à vivre. Dans ce type de situation, on peut avoir l'impression d'être entraîné(e) par l'autre. Alors qu'on veut l'aider à sortir la tête de l'eau, on peut parfois être aussi tiré(e) vers le fond. Tristesse, colère parce qu'on lui en veut de ne pas s'en sortir, culpabilité parce que l'on se sent impuissant, fatigue parce que l'on s'occupe de lui : attention, danger !
Il va mal et vous vous épuisez au point que vous commencez à ne plus le supporter ni à vous supporter ! Cela fait des mois que vous essayez de l'aider mais rien ne marche. Ce n'est en aucun cas la faute de quelqu'un, ni la sienne, ni la vôtre. Il faut que vous trouviez un lieu où parler, pour envisager comment vous pouvez l'aider en passant le relai à des adultes et/ou des professionnels mais aussi pour y trouver refuge et vous ressourcer. La dépression est une maladie, l'envie de mourir peut en faire partie et l'amour ne suffit pas à en guérir quelqu'un ! Vous ne pouvez pas porter ses problèmes Pour reprendre la métaphore de Xavier Pommereau, c'est comme si chacun de nous avait un sac à dos où se trouvaient les joies et les peines. Si celles-ci sont mal équilibrées, le sac devient trop lourd et fait mal. On peut vouloir porter le sac d'un copain qui va mal, mais, en le prenant en plus du nôtre, on est vite écrasé sous le poids... Le rôle d'un ami n'est donc pas de prendre ce sac en plus du sien mais d'alerter un adulte dont c'est le métier et qui pourra non pas porter le sac de celui qui va mal, mais le rééquilibrer, retirer des peines, remettre des joies... Remettre chaque chose à sa place, et retrouver la vôtre ! Quand on est confronté au mal-être de quelqu'un à qui l'on tient, on cherche par tous les moyens à l'aider, c'est humain. Mais peu à peu, on risque de se retrouver à toutes les places : on devient à la fois l'ami(e), le psy, la maman, le papa, le doudou, le gentil, le méchant... Attention de ne pas finir par se perdre, personne ne peut être tout ça à la fois et à force d'être partout, on est nulle part et on ne peut plus aider l'autre. Remettez-vous à votre place et lui/elle à la sienne : juste celle d'ami, ou de cousin, ou de petit copain... Dire votre colère, votre impuissance, votre ras le bol... peut vous permettre de vous en dégager et de mettre un peu d'air dans une relation qui commence à être étouffante. Là encore, en parler sur Fil Santé Jeunes, à ses parents, ou encore à un prof, un CPE, une infirmière scolaire est très important. De la même manière, si vous sentez qu'un copain ou une copine vous entraîne dans des discussions ou un univers morbide, vous n'êtes pas obligez de l'y suivre pour l'aider à s'en sortir. C'est une fausse solution ! Il faut au contraire en parler pour pouvoir garder votre libre arbitre et lui permettre de se souvenir que penser autrement est possible |
| Mise à jour le Vendredi, 05 Février 2010 11:36 |










