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Mercredi, 25 Mai 2005 01:00 |
Dans toute initiative, il y a une part de risque: vous ne pouvez pas savoir quand vous montez sur votre vélo si un chauffard ayant trop bu va vous renverser. Quelqu'un qui ne voudrait prendre aucun risque ne pourrait plus sortir de chez lui ! Oser prendre un minimum de risque est donc très utile pour se débrouiller dans la vie. Cependant de nombreux jeunes décident de se mettre volontairement dans des situations qui mettent en danger leur santé ou même leur vie (descendre tout schuss une piste noire). Des études récentes ont montré que le risque est un besoin comme manger ou boire et qu'il faut y répondre de temps en temps afin de réduire la sensation du besoin de risque. C'est donc une manière de préserver son équilibre physiologique et psychologique.
Ce qui se passe dans notre cerveau Chez les hommes, en quête de sensations fortes (prises de drogues, expériences sexuelles...) les neurones qui fonctionnent à la dopamine sont stimulés. La dopamine est une substance présente dans le système de récompense (ou de plaisir) du cerveau. Lorsque vous mangez votre plat préféré ou que vous avez un rapport sexuel, cette zone du cerveau s'active. Il semble que la prise de risque fasse intervenir les mêmes circuits. On comprend le fonctionnement : la dopamine réveille l'envie de chocolat, de sexe, de risque qui s'apaise une fois que le désir est satisfait. Les personnes qui pratiquent des sports à risque et qui voient que les conditions climatiques rendent l'activité trop dangereuse, peuvent choisir de remettre le projet à plus tard. Elles gardent donc le contrôle de leurs besoins et de leurs envies. Mais attention, les comportements d'individus qui doivent satisfaire leurs envies de manière impulsive (sans pouvoir attendre) ne sont plus considérés comme normaux. Chez les femmes, la présence d'une hormone appelée progestérone stimule une enzyme de dégradation de la dopamine. La recherche de sensations fortes est ainsi moins importante pour les filles. Ce qui explique la différence de pourcentage donnés par le Baromètre Santé 2000 : 18% des hommes de 15-25 ans ont pratiqué au moins une activité à risque dans les 30 derniers jours et 8 % des jeunes filles.
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Mise à jour le Lundi, 08 Février 2010 15:55 |