La violence de la télé |
| Lundi, 01 Janvier 2007 13:32 |
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La violence dans la télévision est très présente.
A 13 ans, vous avez déjà vu des milliers de meurtres et d'agressions à la télé. Le fait que le créneau horaire où les scènes de violence sont les plus fréquentes soit de 16h30 à 20h en dit long. L'objet télé est parfois intéressant mais il est trop souvent le reflet des relations violentes dans la société, et à son tour peut susciter des comportements violents. De plus, le contenu des programmes diffusés favorise la passivité et encourage très rarement une réflexion. Au-delà de la répétition des scènes violentes qui sont à présent banalisées dans nos esprits, cette dépendance à la télévision n'est-elle pas aussi violente ? Le rythme même de nos vies est géré par la machine : Il faut absolument regarder telle émission à telle heure, puis après il y a une autre série qu’on peut absolument pas louper, et ainsi de suite… La télévision occupe un rôle central dans nos vies. Pourquoi? Quelles conséquences ça a sur nous ? La télévision : une drogue ! La télé nous dicte comment et quoi penser, dès la plus tendre enfance, avant même que notre esprit critique soit vraiment constitué. On est de moins en moins indépendant, et on se croit super cool de voir les séries branchées, alors qu’on est affalé dans un fauteuil, le cerveau un peu endormi. Enfant comme adulte, plus on est fatigué, plus on a le réflexe d’allumer la télé, et moins on a de recul par rapport à ce qu’on voit : on est imprégné par ce qui défile sous nos yeux, et au moment des pubs, les marques vont pouvoir se servir de notre « temps de cerveau disponible » pour nous vendre tout ce qu’elles veulent. Mais bon, la désintoxication est dure car la télé fascine, certains programmes sont vraiment marrants ou intéressants, et si on ne regarde pas les émissions que tout le monde regarde, on ne pourra pas en parler entre deux cours ! Le problème, c’est la zapmania, quand on se fait avaler par la télé, qu’on ne regarde plus seulement ses séries préférés, mais n’importe quoi. On est scotché devant, complètement passif. Comme dirait MAP (Ministère des affaires populaires) dans leur chanson Donnez nous du vrai et pas de l’artificiel…: « Voilà qu’on se met à aimer la nouvelle popstars académique, Qu’on se met à regarder son dernier clip en boucle, en scred, Pour pas se faire chambrer, parce que c’est la honte quand même, Et même si c’est indigeste, même si c’est dégueulasse, Avec un bon Mac do et un verre de coca, ça passe… » Aujourd’hui, quand on n'a pas de télé, on passe pour un marginal… mais imaginez tout le temps libre dont profitent ces personnes pour découvrir le monde par elles-mêmes plutôt qu’à travers le petit écran. Puis la télé ne montre pas vraiment le monde, elle montre une vision du monde, une image parfois déformée… Mmmmh ça fait réfléchir tout ça… Comme dirait le proverbe : Parcours le monde et tu verras ton âme, parcours ton âme et tu verras le monde. Que serait un monde sans télé ? Vous êtes vous déjà posés la question ? Sans en arriver là : Quelle serait une télé sans violence ? On pourrait imaginer une télé qui serait un moyen de culture et d’éveil à la réflexion, ou bien un instrument d’information au service des citoyens, ou encore un outil d’éducation pour tous, ou enfin un moyen de débat démocratique et politique. Et si on pouvait créer sa propre télévision ? Quelques-uns ont tenté le coup comme par exemple la télévision libre Zalea TV, qui propose un média alternatif pour qu'il existe un jour en France une chaîne nationale alternative non-marchande. Nous sommes alors passés de la violence dans la télé à la violence de la télé, instrument qui nous permet de fuir nos problèmes, de ne pas réfléchir à soi, à la société. La télé est un élément fondamental dans le fonctionnement de la société actuelle, et on sous-estime les conséquences de son contenu… |
| Mise à jour le Mardi, 09 Février 2010 10:46 |












