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Le zapping

Mardi, 09 Janvier 2007 11:01
Zap !!!

Le mot « zapping » est désormais intégré à la langue française. Il est couramment utilisé et vient d’une onomatopée anglaise : « zap ! ». On la trouve notamment dans les bandes dessinées puisqu’elle suggère le bruit de certaines armes. Ainsi, il n’est pas difficile de deviner son sens : zapper, c’est éliminer une image, la tuer. Incroyable, non ?


Zapping

Quel confort effectivement de ne plus avoir à se lever pour changer de chaîne ! En tous cas, c’était l’argument commercial majeur quand les télécommandes ont fait leur apparition. Peu à peu, on s’est aperçu que d’une simple pression de n’importe quel doigt (de la main ou du pied d’ailleurs !) on pouvait en quelques secondes être téléporté d’un endroit à un autre, d’une époque à une autre : de la Star Ac’ à la savane africaine en passant par un reportage sur la fabrication artisanale du nougat à Montélimar … tout en restant scotché devant sa télévision. Magique, non ?

Zapper ou ne pas zapper …

A première vue, le zapping peut être considéré comme un passe-temps, une activité que l’on a quand on ne sait pas quoi faire d’autre, en attendant ou en espérant tomber sur une bonne émission. Malheureusement, ce n’est pas toujours le cas et souvent, après une heure de zapping intense, il n’est pas rare d’être déçu, frustré voire désemparé. Passer d’un programme à un autre peut même donner l’impression de ne pas avoir pu construire quelque chose, de finalement n’avoir pas pu se construire. Bref, après le zapping, après cette succession d’images insatisfaisantes, il peut arriver qu’on se sente un peu dégoûté de n’avoir pu résister. Muni de cette télécommande-arme sensée pouvoir faire disparaître les images insatisfaisantes pour les remplacer par d’autres, idéales, le tyran-zappeur a perdu son pouvoir : il se retrouve devant son écran inanimé. Il n’a rien trouvé et il a perdu son temps. Il est seul … C’est vrai, pour zapper, il faut être seul : personne n’est jamais d’accord sur le choix du programme ou sur le rythme du zapping. Il semble donc bien que ce phénomène ne favorise en tous cas ni la communication ni la socialisation : on commence seul et on termine seul. Dommage, non ?


Etre ou ne pas être … zappé !

Avec ce terme de zapping, nous sommes partis de la bande dessinée pour arriver à la télévision. Mais, on retrouve le mot zapper dans d’autres contextes. Ne dit-on pas « j’ai zappé » pour dire qu’on a oublié de faire quelque chose ? Ou encore, « je l’ai zappé » pour expliquer qu’on n’a pas vu quelqu’un ou qu’on a cessé de lui accorder de l’attention ? Si on reprend l’origine du mot, c’est un peu radical, surtout si l’on est soi-même victime du zappeur tyrannique évoqué tout à l’heure. Alors, finalement, zapper c’est peut-être tout autant changer sans arrêt de programmes, de centre d’intérêt, d’amis et d’amies … Peut-être qu’au fond ça peut vouloir dire aussi qu’on ne se connaît pas si bien que cela si on est incapable de choisir un programme, une activité, un ami. Alors, en zappant, en cherchant, est-ce qu’on ne se cherche pas un peu ? Questionnant, non ?
Mise à jour le Mardi, 09 Février 2010 10:57
 


Pour vos questions, le FORUM ou la BAQ, c’est mieux…



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