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La discrimination fait partie des violences (comme le racket, la maltraitance etc.…). Seulement elle est beaucoup plus insidieuse, c’est-à-dire qu’elle se repère moins qu’une injure ou un coup porté à quelqu’un. C’est bien souvent dans les actes ou les paroles de tous les jours qu’elle se manifeste. Parfois « à l’insu de notre plein gré » ! Sans s’en rendre compte, on grandit avec des préjugés, transmis par nos parents, notre culture, la société dans laquelle on vit. Il n’y a pas de responsable à la situation, mais il est important, petit à petit, grâce à l’information et à notre dossier du mois par exemple, d’en prendre conscience pour tenter de changer nos comportements. Car finalement, c’est plutôt une richesse de vivre dans la diversité, non ?
Pourquoi discrimine-t-on ? La discrimination est en général causée par le manque d’ouverture, les préjugés et les fausses croyances qu’on peut avoir. Bien souvent, on pêche par ignorance. Ce qui est inconnu, nouveau, inhabituel fait peur. Cela provoque en nous une attitude de rejet, d’exclusion voire de violence agie. C’est comme un instinct de protection : on attaque en premier car on a peur d’être attaqué. C’est très animal tout ça finalement… Une autre explication peut se trouver dans la difficulté qu’on peut avoir à s’adapter, à faire des efforts, à renoncer à ses petites habitudes. En effet, une personne « différente » peut impliquer d’adapter l’environnement, de faire des concessions, de modifier ses habitudes et bien souvent on aime son petit confort. Il est parfois plus facile de faire abstraction de la différence que de l’intégrer.
Un fait individuel ou de groupe ? Dans le phénomène de la discrimination, il peut y avoir une attitude individuelle mais aussi une forte influence du groupe. Par exemple, un garçon (ou une fille) peut dire ou faire des choses qui excluent une partie de ses camarades sur un détail qui lui semble important : avoir des cheveux roux ou porter un nom de famille disgracieux. A un niveau plus important, un établissement scolaire peut exclure une partie de ses potentiels élèves (ceux en fauteuil roulant), s’il n’a pas d’ascenseur pour accéder aux salles de classe du 1er et 2ème étage, par exemple. Vous voyez bien que ces deux situations sont très différentes l’une de l’autre et pourtant les deux présentent des cas de discrimination. Dans le premier cas, il s’agit d’individus qui n’acceptent pas d’autres individus pour telle et telle raison, importante à leurs yeux. Dans le deuxième cas, c’est la société qui est responsable d’un acte discriminant. On voit bien que ce n’est pas seulement une personne seule qui peut faire acte de discrimination mais que le groupe peut également en être à l’origine.
Comme vous l’aurez sûrement compris, personne n’est à l’abri de la discrimination. On peut tous, tour à tour, être auteur ou victime un jour. Pourquoi ? Tout simplement parce que nous avons tous des particularités : homme, femme, blond, roux, noir, blanc, petit, grand, riche, pauvre, mince, gros etc.… Or, imaginons juste un instant une société où tous les individus seraient semblables, uniformes. Il n’y aurait pas de discrimination, certes, mais quel ennui ! La diversité est une richesse pour chacun mais l’accepter n’est pas encore gagné…
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