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Pour la vie !

Jeudi, 01 Juillet 2010 12:53

Dans la vie, on peut s’engager à mettre la table, à rentrer à l’heure, à ne pas jouer trop à la console …

En matière d’engagement, il y a de quoi faire ! Qu’ils soient pris envers soi-même ou auprès d’un  « autre », ils relèvent tous d’une décision personnelle. S’ils ne doivent pas être pris à la légère, tous n’engendrent pas les mêmes conséquences … Il y a des engagements que l’on prend « pour la vie » : l’engagement militaire, religieux, ou le mariage par exemple !

Une histoire de vocation

« En fait, cela m’est apparu comme une évidence … ! ».
L’engagement dans une vie religieuse a longtemps été associé à l’idée de vocation. Ce terme, au sens étymologique, signifie « appel » (du latin vocare : appeler). S’engager serait donc répondre à un appel intérieur, intime, à un besoin profond, seule issue possible à un épanouissement personnel.

Aujourd’hui, on parle de vocation au sens plus large pour désigner l’appel que peuvent ressentir des personnes vers des missions particulières : professionnelles (infirmières, professeurs), humanitaires ou artistiques.

Un impact sur la vie entière

La décision de s’engager a cette fois un impact sur l’ensemble de la vie que nous sommes en train de construire.

Faire ce choix, c’est aussi accepter de « renoncer ». Lorsqu‘on dit « OUI » à celui ou celle qu’on aime au moment du mariage, on s’engage par exemple à la fidélité. On renonce à l’idée (et au geste aussi ;-) de connaître intimement d’autres femmes ou d’autres hommes dans sa vie. Lorsqu’on choisit de rentrer dans les ordres, on choisit de se consacrer à Dieu et à la prière au détriment d’une vie sexuelle, amoureuse ou parentale, par exemple.

Il s’agit d’une décision qui ne peut être prise par impulsion, parce qu’ « on a envie de tout plaquer », qu’on a besoin de changement ! Bien sûr, un retour en arrière est toujours possible… dans la vie, rien n’est figé (et heureusement !) : on peut quitter l’Eglise ou la carrière militaire, on peut divorcer… mais tout stopper n’est pas non plus sans conséquences. Cela peut être accompagné d’un ressenti douloureux d’échec,  être vécu comme un traumatisme. On peut aussi être confronté à des difficultés matérielles, difficultés à retrouver ses marques : chaque histoire est différente,  chaque situation aussi.

L’engagement à durée indéterminée !

Lorsqu’on se marie religieusement, on promet beaucoup de choses … « jusqu’à ce que la mort vous sépare ».

La mort fait même pleinement partie de l’engagement militaire : Etre au service de son pays … au péril de sa vie.

Dans ces engagements-là, il y a l’idée d’un engagement que rien dans la vie ne pourrait interrompre, excepté la mort.

Un engagement multi-directionnel !

Il s’agit avant tout d’un engagement profondément personnel puisqu’il répond à des forces tout à fait intimes. Il a nécessairement un « objet » puisqu’on s’engage toujours pour quelque chose ou pour  quelqu’un  - la personne qu’on aime, notre pays, Dieu !

Cet engagement est cependant spécifique puisqu’il a lieu aussi devant tous. Civil ou religieux, le mariage se célèbre devant parents et amis, il y a même des personnes officiellement désignées pour « témoigner » socialement de cet engagement. Lorsqu’on entre dans les ordres, on « prononce des vœux » entourés également de ses proches et de personnalités de l’Eglise au cours d’un rituel social bien rôdé.

Une nouvelle identité

Forcément donc, cet engagement nous définit au regard de la société une nouvelle identité.
On est militaire, religieux ou marié : tout le monde le sait parce que ça se voit ! De la carte d’identité à l’uniforme, de l’alliance à la tenue immaculée de l’homme d’Eglise … Cette identité nous colle à la peau ! Elle dit qui nous sommes (pas complètement quand même) et quel choix nous avons fait dans la vie.

 


Pour vos questions, le FORUM ou la BAQ, c’est mieux…



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