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Publié le , Modifié le 11 décembre 2015

Amour virtuel, séquelles réelles

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Je vais vous raconter, ce qui arrive sur internet. Ce qui arrive lorsque l’on a douze ans et que l’on est trop jeune.
Vous savez, les relations à distance, c’est pas marrant : on se voit pas souvent et ça coût cher de se voir. Je ne parle pas de la petite distance hein, non de la graaaannnde, celle qui est bien chiante.
Je n’ai que dix-sept ans et je n’ai vécue que deux relations, toutes les deux à distance, mais je vais vous parler, de la plus importante à mes yeux, la première et la dernière dans mon cœur.

La rencontre

Lorsque j’avais douze ans, cette époque où l’on ne s’aime pas : notre corps change et puis le collège, la cinquième, ce n’est pas très épanouissant. De plus je venais de déménager et on me rejetait. J’ai donc commencé à aller sur des jeux en lignes, des forums. Et là, j’ai rencontré un jeune homme, de quatre ans mon aîné. On a parlé. Il me draguais, mais avec classe. Ni de *****, ni de photos, juste l’écriture et mon imagination. Mon amour grandissait chaque jour. Et puis il me l’a avoué : il m’aimait. Moi ? Petite gamine de douze ans ? Physique ingrat, pensées négatives et qui passait son temps à écrire ou à être sur l’ordinateur ? J’avais quoi de plus ? « Tu es différente » disait-il. Effectivement, j’avais douze ans et j’étais naïve contrairement aux autres filles de ce site.

L’amour

L’amour est aveugle. C’est vrai. C’est pour ça que je croyais à tout ce qu’il me disait. Il m’aimait, il ne voulait pas coucher avec moi, enfin tant que je ne serais pas prête il ne me forcerait à rien. Il me faisait écouter des chansons. Et il m’envoyait des enregistrements audio qu’il me dédiait. Car oui, c’était un chanteur, guitariste, rockeur. Bref, le genre à me faire craquer. Mais j’avais beau le supplier qu’on se voit, par *****, par photo ou en vrai : rien. Toujours quelque chose qui n’allait pas. Mais je tenais. Parce qu’on s’aimait. Parce que c’était la seule personne à m’aimer. « Tu es ma vie, mon univers, et ça le restera pour l’éternité. Tu es l’amour de ma vie et tu le resteras pour l’éternité quoi qu’il arrive. Tu sais que je t’aimerais toujours car tu étais et tu restes toujours LA personne qui compte le plus pour moi. Tu vaux bien plus que tout l’or du monde. »
Alors, au bout d’un an et demi, je cachais à ma mère notre relation. A mes amis. La distance me rendait folle.
A chaque fois qu’il devait venir me voir, il avait un accident, un train qui ne venait pas, des morts dans sa famille, ses amis ou bien lui qui allait mal. Il me tirait au fond du gouffre. Je pleurais, je ne supportais plus la distance. Il m’envoyait des photos de lui. Sa tête changeait un peu car il m’envoyait une photo tout les 8 mois après les crises de colère que je lui faisais. Je ne me reconnaissais pas. J’étais une fille timide, calme, avec une basse estime de moi. Et là, depuis que j’étais avec lui, j’étais colérique, grande gueule et je voulais le rabaisser. Je pleurais et je voulais changer mon comportement. Mais… Je ne me comportais plus de la même façon avec lui. Plus du tout. Je devenais folle

La disparition

Après cinq ans, j’ai appris à me servir d’internet. J’ai découvert que les photos qu’il m’avait envoyées étaient prises d’internet. Du fin fond d’internet. Je m’en doutais, mais ça faisait du bien d’avoir une preuve à lui envoyer. Il m’a sortit des excuses bidons. Au bout de quatre années de relation, je l’ignorais, pour moi, nous n’étions plus ensemble. Avions-nous été ensemble ? Peut-être. Peut-être pas. Pendant cinq ans, j’ai voulu repousser les limites du virtuel, j’ai voulu croire en quelqu’un qui n’existe pas. Mais je l’ai aimé. Oui. Vous ne pouvez pas savoir à quel point je l’ai aimé cet inconnu. A quel point je l’aimais et j’aurais pu mourir pour lui. A présent, je l’ai effacé de ma vie virtuelle. Mais j’ai des séquelles, car oui, il y en a, elles, elles sont bien réelles.

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