Chat x

Notre service est ouvert du lundi au dimanche, de 9h à 22h. Clique sur le bouton ci-dessous pour chatter avec nous.
Pour plus d'informations : www.filsantejeunes.com/tchat-individuel
Chat' avec nous ...
Publié le , Modifié le 15 mars 2013

Et si l’amour au cinéma avait le corps de…

Vous avez aimé cet article ? partagez le sur votre réseau !

image_pdfimage_print

Sur l’écran, on se voit dans la peau de Marylin (Happy birthday to you mr President!), de Kim (Il fait bon devant le congélateur ! Pas vrai Mickey?). de Leonardo (Oops ! coulé…), ou encore de Georges (Faites-moi une NFS chimie iono, Dr Ross). On vibre derrière l’aquarium, en lieu et place de Roméo ou de Juliette, on se noie avec Jack Dawson et Rose sur un paquebot de rêve (choisissez, que du bon !)…L’inquiétant dans tout cela, c’est que l’on se trouve embringué dans des histoires qui se finissent rarement avec la rose entre les dents et le vent dans les cheveux. L’amour est grave, dramatique, douloureux…

Tout est mouvement avant contact, les corps se cherchent et les yeux guettent le lever de rideau. C’est un jeu où chacun joue le chat et la souris à la fois, au rythme d’une mélodie qui se joue dans la tête des personnages.
C’est le résultat d’un accident de parcours pour Hugh Grant et Julia Roberts dans Coup de foudre à Nothing Hill, ou pour Maggie Cheung et Leslie Cheung dans In the mood for love.
Parfois aussi le regard porte très loin et mène à de belles découvertes, à des chavirements, et l’horizon se fait femme pour Mel Gibson admirant Julia Roberts à la manière d’un voyeur dans Complots (you’re just too good to be true, can’t take my eyes off of you…), ou encore pour Leonardo Di Caprio découvrant juchée très haut Kate Winslet dans Titanic.
La grande Histoire, celle qui mène les nations et fait de nous de simples citoyens, crée elle aussi de belles histoires au rythme d’une mélodie complexe : Mayerling avec Omar Sharif et Catherine Deneuve, et le Dr Jivago avec Omar Sharif et Julie Christie, des histoires individuelles noyées dans une Histoire collective.
Et il y a les artifices, où la vie paraît plus riche et irréelle, tellement désirable :
– pour George Clooney le détrousseur et Jennifer Lopez l’US marshall dans Hors d’atteinte tout est désir et séduction, entre sourires et regards en coin, jusqu’à la découverte du corps de son ennemi… ;
– dans In the Mood for Love, Wong Kar Waï fait de Hong Kong la scène d’un ballet lent et passionné noyée de pluie et d’illusions, au rythme d’une mélodie qui suit les pas des héros tout le long du film;
– dans Quand Harry rencontre Sally, ce sont les années qui rythment les rencontres et les séparations de Billy Crystal et de Meg Ryan, jusqu’au bal d’un nouvel an illuminé…
Mais ensuite, après avoir dansé longuement que peut-il y avoir, lorsque  chacun a pris connaissance de l’autre, lorsqu’il est impossible de se défaire de cette envie d’aller plus loin ? Il faut goûter au plaisir d’une autre découverte…

Il faut attendre longtemps avant de voir Robert Forster embrasser Pam Grier dans Jackie Brown, avec une prudence extrême. Pour Burt Lancaster et Deborah Kerr, dans Tant qu’il y aura des hommes, le baiser est la traduction physique de l’envie qui submerge les deux héros sur une plage (et oui, une plage, ses vagues, son sable chaud…) et le début d’un embrasement passionné. C’est aux portes de la mort que Julia Roberts embrasse Mel Gibson dans Complots. Entre Catherine Deneuve et Susan Sarandon, c’est avec une avidité vampiresque qu’elles s’embrassent dans les Prédateurs. Mais le baiser le plus célèbre reste celui de Scarlett Ohara et Rhett Butler  dans Autant en emporte le vent.
Après avoir goûté aux lèvres, le carnassier s’éveille, l’envie de goûter à l’autre se manifeste, la chair appelle la chair, et il est d’autres territoires vierges de soi à défricher, n’est-ce pas ?

La censure a très longtemps oeuvré au cinéma, niant d’une certaine manière l’existence du désir, en ne montrant aucun contact physique entre deux personnages attirés sexuellement, instaurant une aura de mystère. On a longtemps voulu croire qu’un baiser se faisait sur la bouche, et qu’ensuite il ne se passait rien, ou alors seulement derrière une porte que l’on refermait au nez du spectateur.
Jusqu’à Marlon Brando et Maria Schneider dans le Dernier Tango à Paris par exemple, seuls dans une immense pièce, dans un corps à corps frénétique, avides l’un de l’autre, se complétant à la manière de deux éléments d’une même pièce. D’autres ont suivis, plus provocateurs peut-être, la libération sexuelle ayant aidé.
Et puis vinrent les films où il était évident qu’un baiser pouvait être suivi de bien d’autres choses, où la sensualité des personnages devait s’exprimer sans contraintes autres que celle que le scénario aurait créé : la sensualité féroce de Zorg et Betty, dans 37°2 le Matin ; Kim Basinger et Mickey Rourke dans 9 semaines et demi nous montrant que l’on peut se faire du bien avec le contenu d’un réfrigérateur (ne pas oublier d’avoir fait ses courses !) ; deux personnages dans les toilettes d’un train, avec toute la tendresse possible, et malgré le bruit autour, dans Ceux qui m’aiment prendront le train ; Jack et Rose dans l’habitacle d’une vieille automobile, à bord du Titanic ; Jack Nicholson et Jessica Lange, dans Le facteur sonne toujours deux fois,  s’offrant mutuellement et violemment au milieu de la farine, sur une table de cuisine; William Hurt et Kathleen Turner dont la sensualité s’exacerbe au contact de l’autre, dans la Fièvre au corps.
Malheureusement, pour certains les histoires d’amour finissent mal en général , et pour d’autres elles ont une odeur de souffre, ou quelque chose qui les empêche d’être pleinement consommées.

Il y a les fins heureuses, les ils vécurent heureux et eurent beaucoup d’enfants , et il y a les autres, les complexes, les tourmentées, les passionnées, les plus belles histoires peut-être :
– Les Capulet et les Montaigu ne peuvent permettre à Roméo et Juliette de s’aimer, sans les conduire à la mort.
– Pour Bobby Deerfield, le coureur automobile interprété par Al Pacino, c’est trop tardivement qu’il tombe amoureux de Marthe Keller, avant d’apprendre qu’elle se meurt. Tout comme Ryan Oneal, le riche étudiant en droit de Love Story, découvrant l’amour, puis la maladie d’Ali Mc Graw, fille d’un pauvre boulanger italien.
– Humbert Humbert (Jeremy Irons dans la version d’Adrian Lyne, James Mason dans celle de Stanley Kubrick) épousant sa logeuse alors qu’il aime Lolita, la fille de celle-ci âgée d’une douzaine d’année, situation conduisant au suicide de la logeuse…
– Bruno Cremer, professeur tombant passionnément amoureux de son élève (Vanessa Paradis), dans Noce Blanche, d’un amour qui la conduira à la folie.
Bonnie and Clyde (Warren Beatty et Faye Dunaway), dont la passion amoureuse exacerbée par la frustration (Clyde Barrow est impuissant ; pourtant son interprète, Warren Beatty, compte un nombre impressionnant de conquêtes à Hollywood!) finiront criblés de balle par la police sur une route desertée.

L’amour mène à tout, du très beau au tabou, la passion se muant parfois en folie. Mais l’étincelle est toujours présente aux tous débuts, la mélodie est d’une beauté confondante, (my first, my last, my everything, chante Barry White), le reste n’est que conséquence emporté dans des Torrents d’amour (de Vincente Minnelli avec Franck Sinatra, juste en passant).

Vous avez aimé cet article ? partagez le sur votre réseau !

Laisser un commentaire

Attention, le champ « commentaires » est un espace d’expression dédié aux jeunes.

Pour discuter et échanger avec d’autres jeunes, tu peux te rendre sur le forum.

Pour toute réponse personnalisée d’un professionnel de l’équipe, tu peux envoyer ta question dans l’espace Pose tes Questions ou nous appeler au 0 800 235 236.

Cette partie est modérée. Ton commentaire ne sera publié qu’après sa validation par un modérateur.

You may use these HTML tags and attributes: <a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <s> <strike> <strong>

 caractères restants
:bye: 
:good: 
:negative: 
:scratch: 
:wacko: 
:yahoo: 
B-) 
:heart: 
:rose: 
:-) 
:whistle: 
:yes: 
:cry: 
:mail: 
:-( 
:unsure: 
;-)